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Les polars de J-Luc Loiret

LE JOURNAL D'UNE SAGE-FEMME

Louise Gaultier

couverture du livre LE JOURNAL D'UNE SAGE-FEMME



À pieds, en carriole à ânes, en carriole à chevaux, en vélo, en moto, en auto ouverte, en voiture fermée, Louise Gaultier, dite 'Guette au trou' a sillonné sa région de France pour accoucher plus de 8 000 femmes en 50 ans de service.
Les Américains lui ont consacré un article !
À ses débuts, en 1912, il faut s’imaginer cette gamine à l’œuvre dans une France d’un autre siècle, empreinte de rudesse et de difficultés en tous genres.
Louise devient vite connue comme le loup blanc et ce sont ses 'aventures' et celles de toutes ses femmes qu’elle a accouchées, de leurs maris, de leurs enfants, de leurs familles, des voisins, des gens de la ville et des villages... qu’elle raconte dans un livre qu’elle a elle-même fait paraître et diffusé en 1971.
Les écrits de son livre de l'époque sont intégralement repris dans ce présent ouvrage, augmentés d’un commentaire, d’articles de presse, de témoignages et de photos.

2.99 €

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s/liseuses (estimation) : 110 pages

Mai 2016

ISBN : 979-10-94391-08-2

L'AUTEUR /E

Photo de l'auteur


Louise jourdain-Gaultier voit le jour en 1891, dans une ville de province attenante au lieu de résidence de George Sand (18041876). Louise est une femme moderne. Elle est envoyée faire ses études à Paris. Elle revient au pays et s’affirme rapidement comme une femme de caractère qui ne s’en laisse pas conter. « T’as vu qui conduisait ? » lance un autochtone à son copain au passage d’une automobile, au début du siècle dernier. « Une fumelle ! ». La jeune Louise est la première femme de sa ville a conduire une voiture ! Obligée de se déplacer aussi parfois en moto ! Louise, femme complète : elle conduit, elle donne la vie, elle soigne, elle vit, elle écrit. Pour preuve, ce livre qui raconte tout.

CE QU'ON DIT DE CE LIVRE


« Cette femme m'a mise au monde ! Extraordinaire récit fait par cette sage-femme qui a exercé son métier durant toute la première moitié du XXe siècle. Nous pouvons voir en elle une pionnière qui a contribué, à sa manière, à faire progresser la condition des femmes. » Geneviève Ballereau.

« Voilà un témoignage bien précieux parce qu'il nous vient d'un temps révolu et qui ne reviendra pas. Ce journal d'une femme de chambre de Louise Gaultier dite, avec un humour évident 'Guette au trou' nous livre le quotidien de ces femmes à une époque où l'accouchement ne se faisait pas souvent dans les conditions idéales, un temps où la mortalité enfantine faisait froid dans le dos. Mais un temps où le mot d'accouchement provoquait une sorte de mystère et de malaise aussi. Pensez donc, elle a débuté sa carrière de sage-femme en 1912 ! Toutes les péripéties inhérentes à son métier, Louise Gaultier les a connues, et on apprend en lisant ce journal que bien d'autres situations auxquelles on ne penserait même pas, se sont présentées à elle. Mais bien sûr, comment pourrions nous vraiment imaginer un accouchement au début du vingtième siècle. Nous avons trop l'habitude des hôpitaux et des cliniques ultra sécurisées (même avec les inévitables accidents qui s'y déroulent) pour pouvoir vraiment avoir une idée réelle de ce qu'a pu voir et vivre madame Gaultier. Se rendre chez une femme où la casserole qui vient de servir à faire bouillir de l'eau pour le nettoyage est sur le point de servir à faire du café, l'excuse qu'elle donne pour ne pas vexer un mari qui ne trouve plus de serviette propre pour qu'elle puisse s'essuyer les mains, les situations rocambolesques qu'on imagine mal aller de paire avec un accouchement, les grossesses multiples avec tous les risques majeurs que cela impliquait, ces prématurés qu'on ne sauvait vraiment pas souvent. Il y avait une sorte de résignation parfois qui fait peine à lire. Et puis il y a aussi ces jolies histoires presque comiques et heureusement sans conséquences que madame Gaultier nous livre. Que ce soit un chat à qui on essaye de faire avaler un nourrisson ou ce champ de choux découpés en morceaux parce que le petit frère n'est toujours pas arrivé. Il y a aussi cette petite fille qui sans le savoir connaît le titre presque exact du tableau de Courbet qui fit un tel scandale. Les anecdotes fourmillent littéralement dans ce roman poignant, drôle ou effrayant tout à la fois. Il se dévore comme on dévore un temps que les moins de cent ans n'ont pas connu. Oui, c'est un témoignage bien précieux ! » Robert Dorazi.

LA SAGE-FEMME AUX 8 103 NAISSANCES !
ARTICLE LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE – 26 juillet 2016.
Louise Gaultier est décédée à l'âge de 94 ans. Native de Châteauroux, Louise Gaultier a exercé ses talents de sage-femme à Issoudun où elle est enterrée. Elle a aidé plus de 8 000 enfants à voir le jour. Pour des milliers d'Issoldunois, elle fut le premier contact avec la vie. Entre 1912 et 1968, Louise Gaultier exerça avec passion et dévouement son métier de sage-femme à Issoudun. Durant sa carrière, elle a ainsi aidé 8 103 bébés à voir le jour. Décédée et enterrée dans la deuxième ville de l'Indre, en 1985, la présidente-fondatrice du Syndicat des sages-femmes de l'Indre avait raconté ses souvenirs dans un livre, 'J'ai présidé à la vie', publié en 1971. L'ouvrage a été réédité en version numérique, sous le titre : 'Journal d'une sage-femme : Louise Gaultier, dite Guette au trou'. Née en 1891, à Châteauroux, Louise Gaultier rêvait du métier d'institutrice. C'est sur les conseils de sa mère qu'elle devient sage-femme. À sa sortie de la maternité de Port-Royal, à Paris, diplôme de la faculté de médecine en poche, la jeune femme s'installe à Issoudun, le 1er octobre 1912, rue Saragosse. Le 2 octobre, en pleine nuit, elle est appelée pour son premier accouchement au domicile des époux Dagault. « À ma grande satisfaction, ce fut un garçon. Dans la profession, c'est de bon augure quand on débute avec un garçon… Mais je fus un peu déçue que les parents le prénomment Jules. J'aurais préféré un prénom moins ancien », a confié la sage-femme des années plus tard. À partir de 1913, Louise Gaultier se voit aussi confier le service de la maternité à l'hôpital. Pour cette première année, elle y assure 14 accouchements 'payés 10 francs l'un'. Mais à cette époque, les parturientes mettent au monde leur bébé le plus souvent chez elle. La sage-femme s'y rend donc à bicyclette, dans Issoudun, ou en voiture à cheval quand les appels viennent de la campagne. Dans son livre, Louise Gaultier raconte les conditions sommaires dans lesquelles elle exerçait sa profession à ses débuts : les mouches, les puces et les punaises qui lui compliquaient la tâche ; les accouchements à la 'lampe Pigeon' parfois dépourvue de verre pour protéger la flamme ; l'eau qu'il fallait aller chercher à la borne-fontaine ; les lits garnis avec du papier pour ne pas salir les draps… « La clientèle est venue très vite, mais il a fallu des années pour arriver à faire comprendre qu'un accouchement devait être fait dans des conditions de propreté », souligne ainsi la professionnelle dans son livre. 325 actes en un an. Au fil des décennies, le nombre d'accouchements à l'hôpital progresse. En 1942, Louise Gaultier en accompagne 150. L'année suivante, elle décide néanmoins d'abandonner son poste à l'hôpital pour se consacrer uniquement à sa clientèle. Sur un plan professionnel, Louise Gaultier est à l'origine de la création du syndicat des sages-femmes de l'Indre en 1929. Elle fut aussi présidente du conseil de l'Ordre départemental des sages-femmes et présidente de la nouvelle organisation nationale du Syndicat des sages-femmes (1961). Elle s'est aussi engagée politiquement, en étant élue au conseil municipal d'Issoudun aux côtés du maire René Caillaud. En 1962, alors qu'elle exerçait encore, Louise Gaultier avait réuni la famille de son premier accouché pour célébrer son jubilé de carrière. Jules Dagault, désormais père de famille, était venu avec sa descendance : quatre fils que la sage-femme a fait naître. Au cours de cette réunion, elle avait confié les secrets de sa longévité. « C'est dans le travail que je trouve une grande distraction et je demande que cela dure le plus longtemps possible. Ma profession est un véritable sacerdoce ! » Martine Roy.

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