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« MAGNIFIQUE IMPOSSIBLE AMOUR » « Une histoire d'amour interdit, superbement écrite. L'auteur joue avec les mots et les sentiments, avec une extrême émotion pudique, donnant toute la force à ce récit. » | Pascal Bezard.

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Les polars et thrillers

LE DEGRÉ DE C.

JeF Pissard, Geneviève Ballereau

couverture du livre LE DEGRÉ DE C.












LE DEGRÉ DE C.
JeF Pissard & Geneviève Ballereau
En lecture libre | TESTEZ-VOUS | Texte intégral

Éditions Jerkbook, 2016

– Au professeur Paul Houdebine qui m’a insufflé le goût de construire et d’écrire.
– Au docteur Jean-Jacques Bobin, psychanalyste psychiatre, qui a contribué à mieux me faire réfléchir.
– Mes remerciements. JeF Pissard


ÉVALUATION DE LA CONNERIE

Comment le savoir exactement ?

Voici la première méthode existante pour évaluer le degré de connerie. C’est un livre-méthode sérieux et argumenté. Il permet d’évaluer le degré de connerie de qui vous voulez. Ce livre-méthode est simple d’utilisation. Il suffit de répondre à 50 questionnements. Ces questionnements sont regroupées en fin d’ouvrage. À chacun des 50 questionnements, vous aurez à évaluer de 0 à 10. Vous obtiendrez un nombre de points total de 0 à 500. En divisant ce chiffre par 5, vous obtiendrez une note sur 100. Ce qui vous donnera le pourcentage de connerie. Pour aider à répondre à chaque questionnement, un texte de réflexion est présenté dans l’ouvrage.
Par qui a été élaborée cette méthode ?
Par l’auteur analysé Jean-François Pissard (plusieurs années de psychothérapie) et Geneviève Ballereau, professionnelle dans le milieu du handicap, rompue aux bilans d’analyses comportementales.
Ce livre peut s’appréhender de plusieurs manières.
Il peut être utilisé :
– Pour déterminer le degré de connerie par le biais rapide des questionnements.
– Pour déterminer le degré de connerie de façon plus réfléchie par le biais des questionnements et de la lecture des textes d’aide à la réflexion.
– Pour déterminer le degré de connerie, à divers âges de la vie : quand on avait tel ou tel âge, via un effort de mémoire.
Enfin, ce livre de bon sens peut être et doit être utilisé pour réfléchir. Mieux réfléchir…

INFOS SUR LES MÉTHODOLOGIES

MÉTHODOLOGIE POUR L’ÉVALUATION

Face à un patient qui se plaint de douleur, le praticien lui demande de chiffrer son degré de souffrance sur une échelle de 0 à 10.
De même, il vous faudra, en réponse à chacun des 50 questionnements posés ci-dessous, déterminer quelle est la note qui vous semble la plus appropriée sur une échelle de 0 (la meilleure) à 10 (la plus bête).
Reportez ces notes dans le tableau situé en fin d’ouvrage, puis calculez le degré de connerie selon la méthode de calcul indiquée.

MÉTHODOLOGIE POUR LES QUESTIONNEMENTS
Lors de la construction du livre, nous avons listé toutes les principales situations de vie ordinaire auxquelles, nous, Français moyens, sommes confrontés. Nous en avons répertorié des centaines. L’objectif étant de proposer un livre-méthode court et efficace, permettant de dégager nettement une tendance, nous avons trié et classé nos innombrables questionnements en principales catégories. Au final, 50 questionnements sont posés au lecteur candidat à la vérité et pas plus. En fait, l’ouvrage en contient plus que cela du fait qu’à certains moments certains questionnements s’adressent aux Hommes, aux Femmes, aux Très Jeune, aux Moyennement Jeune, etc. Ceci étant chaque lecteur, quel qu’il soit, n’aura qu’à s’interroger cinquante fois. Vous verrez cela dans le cours du livre, vous serez guidé/e. Autre précision aux lecteurs de cet ouvrage, soyez attentifs, des sujets peuvent paraitre similaires, alors qu’ils ne le sont pas exactement. Enfin, nous avons traité les écrits de ce livre avec le plus grand sérieux et dans l’exigence de laisser une certaine latitude aux lecteurs pour faire leurs évaluations. Bonne lecture, bonne réflexion, et n’ayez crainte, tout le monde en a un pourcentage, le tout étant d’y travailler régulièrement pour le contenir et le faire diminuer.

| QUESTIONNEMENTS ET TEXTES DE RÉFLEXION |

THÈME DIAGNOSTIC ①
CIBLAGE DE TRAITS PSYCHOLOGIQUES GÉNÉRIQUES


Quand le squelette n’est pas droit, la marche se fait avec difficulté. Voici les cinq premiers questionnements de positionnements psychologiques ouvrant sur un bon comportement de base en société, à de bons rapports avec autrui, à un bon rapport à soi-même. En la circonstance, il est inutile de se poser présentement d’autres questionnements ; ceux-ci, des plus simples, ont de quoi faire cogiter les esprits en attente de premières réponses.

Êtes-vous quelque peu ?
– 01 | PAS TRÈS OBJECTIF
Votre note de 0 à 10 (0 la meilleure, 10 la moins bonne) : __
La capacité à être objectif
Qu’est-ce que l’objectivité ? Le dictionnaire dit : 'être objectif, c’est ne pas faire intervenir d’éléments affectifs, personnels dans ses jugements'. Le problème c’est que tout le monde fait intervenir des éléments affectifs et personnels dans ses jugements. Alors, l’objectivité existe-t-elle vraiment ? Trop vaste et profond questionnement pour s’aventurer à tenter d’y apporter une réponse pointue. D’aucuns disent que la capacité à la neutralité, autrement dit l’objectivité, n’existe pas, qu’elle n’est jamais totale, qu’on ne peut que tendre à l’objectivité et que seule l’honnêteté existe. Les questionnements à se poser seront alors celles-ci : dites-vous les choses sans parti pris ni déformation ? Racontez-vous les faits tels qu’ils sont ? Êtes-vous honnête avec ce que vous dites ? Êtes-vous plus subjectif que de raison ? Des réponses à ces questionnements découleront une appréciation globale, mais somme toute assez précise, qui vous permettra d’attribuer une note.

Êtes-vous un tant soit peu ?
– 02 | DE MAUVAISE FOI ET MANIPULATEUR
Votre note de 0 à 10 (0 la meilleure, 10 la moins bonne) : __
La manipulation
Qui est manipulateur, qui ne l’est pas ? S’il nous arrive de manipuler parfois un membre de notre entourage, que nous parvenons à en prendre conscience, que nous soyons capables d’en éprouver du regret et à l’occasion de nous en excuser, cela ne fait pas pour autant de nous une personne manipulatrice. C’est occasionnel. Le qualificatif de manipulateur doit être attribué à la personne qui utilise ce processus de manipulation de façon systématique. Qu’est-ce qu’une personne manipulatrice ? C’est une personne qui, par sa capacité à influencer, parvient à obtenir des avantages qui ne servent que ses intérêts personnels. Lors de vos observations pour déterminer s’il y a manipulation, attention donc à bien repérer si le comportement relève de l’occasionnel ou du systématique. La personne manipulatrice ne peut fonctionner que dans des relations d’emprise. Elle a besoin de prendre le pouvoir sur l’autre. D’obtenir de lui qu’il pense ou qu’il fasse quelque chose dont il n’a pas forcément envie, sans qu’il s’aperçoive véritablement qu’il est sous influence. La personne manipulatrice fait en sorte que l’autre se comporte selon ses propres désirs, et qu’en plus il ait le sentiment d’agir de sa propre volonté. Pour cela, la personne manipulatrice use de stratagèmes, de comportements, pour parvenir à ses fins. À titre d’exemple : pleurer pour attendrir celui qui est en colère, se comporter comme une victime pour susciter la culpabilité, bouder pour obtenir des excuses, se laisser aller pour être pris en charge, séduire pour faire transformer l’humeur de l’autre, etc. Il va de soi que la manipulation peut-être conscience ou inconsciente. Dans un souci de simplification, et considérant qu’une manipulation exercée de façon complètement inconsciente relève de la pathologie, nous prendrons ici comme parti de considérer la manipulation dont nous parlons comme étant de la manipulation consciente voire semi-consciente. Une chose est sûre, c’est que selon les cas on peut être plus ou moins manipulateur. À vous de déterminer maintenant dans quelle proportion vous pensez pouvoir être une personne manipulatrice.

Êtes-vous enclin/e à ?
– 03 | NE PAS ÉCOUTER LES AUTRES
Votre note de 0 à 10 (0 la meilleure, 10 la moins bonne) : __
L’écoute
Nous sommes chaque jour victimes et coupables de non-écoute. Être enclin parfois à une certaine non-écoute de l’autre peut être considéré comme normal du fait de notre construction psychologique. Hemingway l’exprimait bien en écrivant qu'« il faut trois ans à un être humain pour apprendre à parler et cinquante ans pour apprendre à se taire ». Cela traduit chez nous une tendance naturelle à être centré sur soi. Parlez-moi de moi, il n’y a que cela qui m’intéresse ! Soit, mais il y doit y avoir des limites à cela. « La parole est à moitié à celui qui écoute, et à moitié à celui qui parle » disait Montaigne. Ce concept est intéressant car il donne l’égalité à l’un et l’autre des membres d’une conversation. S’il n’y a pas égalité dans les échanges, ou tout du moins s’il y a un trop grand déséquilibre verbal, cela signifie qu’un des membres se place en position d’exagération et de non-respect de l’autre. Dans les faits, celui qui monopolise la parole, qui coupe la parole, qui pose des questions sans écouter les réponses ou qui les écoute partiellement, cette personne-là peut être qualifiée d’être une personne ayant une attitude sotte. Si elle n’en a pas vraiment conscience, il n’empêche qu’elle se conduit inintelligemment car « savoir écouter, c’est posséder, outre le sien, le cerveau des autres » (Léonard de Vinci) ; et « tâcher de mieux écouter permet une plus juste évaluation des autres et de soi-même, c’est le préalable à toute conduite raisonnable » (Albert Memmi). Si la personne en question prend conscience de sa propension à ne pas écouter, parce que par exemple on lui a fait remarquer, et qu’elle persiste dans son comportement, le cas n’en est que plus sérieux. C’est ce qu’il vous conviendra d’apprécier dans l’évaluation que vous ferez de vous pour l’attribution une note.

Vous prêtez-vous à ?
– 04 | DIFFUSER DES IDÉES APPROXIMATIVES OU FAUSSES
Votre note de 0 à 10 (0 la meilleure, 10 la moins bonne) : __
La diffusion d’idées fausses ou approximatives
Par besoin de discourir, de se faire remarquer, de donner l’impression de savoir tout sur tout, de vouloir avoir raison à tout prix…, des parleurs diffusent volontiers des informations ou des idées fausses ou approximatives. Idée fausse : contraire à la vérité. Approximative : où l’on se contente d’approcher de la vérité sans s’attacher à une exactitude rigoureuse. Il peut y avoir plusieurs causes à cela et, sur le sujet, qu’une seule conclusion à en tirer. Première cause : l’inattention. Vous ne vous êtes intéressé/e que de façon superficielle à l’information qu’on vous a donnée ou à l’idée que vous allez faire vôtre. Pas d’inintelligence à proprement dit à signaler ici, juste de l’inattention. Deuxième cause : l’ignorance. Vous vous êtes intéressé/e, avec vos 'connaissances du moment', à l’information qu’on vous a donnée ou à l’idée que vous allez faire vôtre. De l’inculture ici, certes, mais rien de ce qu’on peut définir comme étant à proprement parler de l’inintelligence. Troisième cause : l’erreur. Une erreur désigne une opinion, un jugement ou une parole non conforme à la réalité, à la vérité. Vous vous êtes intéressé/e à l’information qu’on vous a donnée ou à l’idée que vous allez faire vôtre, mais en commettant une erreur en la retransmettant. Si cette erreur est commise de bonne foi, si l’acte est inconscient, on ne peut pas vous taxer d’avoir un comportement imbécile. S’il s’agit d’une erreur de mauvaise foi, si l’acte est conscient, il ne s’agit alors plus d’une erreur mais d’un mensonge ; ce qui constitue un autre sujet de réflexion que nous ne traiterons pas ici. Mais revenons à nos deux premières causes évoquées plus haut : l’inattention et l’ignorance. Si vous constatez que vous transmettez des informations et des idées fausses et approximatives à autrui, et que vous le faites avec assurance et aplomb, alors que vous n’êtes pas si sûr de ce que vous avancez, cela constitue à nos yeux un premier stade de comportement imbécile. Le deuxième degré de l’imbécilité serait qu’alors qu’on vous aurait déjà fait remarquer votre tendance à rendre certains faits faux ou approximatifs, vous persistiez à vous comporter ainsi ; ou encore, alors qu’on vous aurait fait remarquer que ce que vous dites dit est faux ou approximatif, vous persistiez dans vos dires. Au final, si plusieurs causes peuvent être mises en avant, une seule conclusion est à en tirer. L’imbécilité réside ici principalement dans la persistance à diffuser des idées fausses ou approximatives. La persistance. Dans une certaine forme d’activisme en la matière.

Êtes-vous porté/e à ?
– 05 | IGNORER LES AVIS DES PERSONNES COMPÉTENTES
Votre note de 0 à 10 (0 la meilleure, 10 la moins bonne) : __
La capacité à tenir compte des avis éclairés

Tout le monde fait un certain nombre de mauvais choix au cours de sa vie. Par manque de réflexion, par erreur de jugement ou tout simplement par malchance. C’est ainsi. Il n’empêche qu’avoir, de façon générale, un positionnement buté par rapport à certaines décisions délicates à prendre, ou avoir une certaine incapacité à tenir compte des avis extérieurs, peut être la démonstration d’un comportement imbécile. Mais à propos qu’est-ce qu’un avis, exactement ? Si on veut en avoir une définition étymologique, c’est l’apposition de la préposition 'à' et du mot d’ancien français vis, issu du latin visum (ce qui est vu comme bon). Il y a plusieurs types d’avis. Ces avis banals que l’on demande souvent à son entourage dans la vie courante. Présentement nous les délaisserons. Et il y a ces avis plus indispensables qui doivent nous intéresser particulièrement, ces avis importants dont nous avons besoin dans des circonstances de la vie. Des avis éclairés. Des avis de personnes éclairées. De professionnels, de spécialistes, d’experts… Par exemple d’hommes de loi, de médecins, de comptables… Des personnes habilitées, par leur spécialisation, à émettre des avis pertinents et nécessaires. 'A vis', vous souvenez ? : 'ce qui est vu comme bon'… pour moi à titre d’opinion. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille s’en remettre les yeux fermés à un seul des avis des personnes consultées. Rien n’interdit de prendre plusieurs avis, c’est même conseillé. Il n’empêche qu’il est toujours des personnes qui mettront en avant de faux arguments pour ne pas s’en remettre à ces avis. Par exemple, parce que 'les hommes-de-loi-ceci', 'les médecins-cela', 'les comptables-ceci-cela », comme prétexte pour s’interdire, dans la durée, de recevoir ce qu’ils ont à dire et les conseils qu’ils peuvent prodiguer. Nous avons clairement affaire ici à des attitudes déraisonnables et donc imbéciles. De fait, pour ce qui vous concerne, qu’en est-il exactement de votre comportement ? Quelle note vous attribuez-vous ?

THÈME DIAGNOSTIC ②
ÉTUDE DE L’ÉVOLUTION COMPORTEMENTALE

Le progrès est comme un bateau qui avance inexorablement sur le fleuve du temps, de la vie. Pas assez vite !,  trop vite !, c’est histoire de goûts. Une chose est sûre, il avance ;… plus ou moins bien encadré, plutôt plus que moins, par nos instances dirigeantes humaines. Il est principalement question de cela dans cette série de questionnements. Il est question de savoir, si notre esprit et nos comportements progressent.

Êtes-vous d’inspiration à ?
– 06 | S’OPPOSER AUX PROGRÈS TECHNOLOGIQUES
Votre note de 0 à 10 (0 la meilleure, 10 la moins bonne) : __
La résistance excessive au progrès technologique
Beaucoup d’entre nous sont toujours en retard d’une mode parce que la technologie va bien plus vite que nos besoins, aussi suggérés soient-ils. Quelque part nous avons peur de la technologie et nous nous accrochons à nos vieux engins car nous les trouvons moins compliqués. De ce fait, notre peur nous fait penser de travers. Par exemple, le portable n’est pas si utile que cela, on s’en passait bien avant ! Internet est à combattre car il produit de graves dérives ! Retour sur le passé. De nos jours, les effets du progrès – les biens de consommation, la rapidité des déplacements et des communications – sont si influents sur notre confort de vie que nous supporterions mal de nous en voir privés pour revenir à une vie moins facile. Conclusions. Le progrès, en tant qu’amélioration n’est pas à craindre. Ce qui est à craindre c’est le comportement de l’Homme, celui qui le conduirait à inventer ou utiliser un matériel de progrès comme un moyen de puissance, de nuisance, au détriment des valeurs qui font son humanité. On est bien d’accord que le risque zéro n’existe pas et qu’il fait partie prenante des productions du progrès. Rien ne justifie pour autant qu’on craigne le progrès en lui-même, lorsque, encadré de garde-fous qui le prémunissent de toute dérive, il ne peut qu’apporter des bienfaits. Ensuite se pose le problème du positionnement de chacun d’entre nous au regard du progrès. Résister au progrès constitue-t-il un comportement imbécile ? Non, c’est certainement intelligent. De nos jours le progrès avance si vite que ce n’est pas pour autant qu’il faille lui coller au train. Il nous est toujours possible de garder ce qui nous semble bon à prendre et de délaisser ce qui ne nous semble pas utile, voire nocif. Dès lors nous ne rejetons pas le Progrès, au sens majuscule du mot, nous faisons avec lui ; mais pas pour tout, nous composons avec lui. Dans ce cas, résister ne signifie pas refuser… bêtement dirons-nous. Pour évaluer votre rapport au progrès, les symptômes identifiants sont : la diabolisation, le refus de tout changement. La notation est à faire dans ce cadre d’une résistance excessive au progrès technologique ; avec une touche d’indulgence pour les personnes du troisième âge.

Vous refusez-vous aux ?
– 07 | NOUVEAUX MODES DE MANAGEMENT ET DE TRAVAIL
Votre note de 0 à 10 (0 la meilleure, 10 la moins bonne) : __
La résistance excessive aux nouvelles méthodes de travail et de management
Le changement c’est angoissant ! Par exemple quand nous devons modifier notre façon de travailler, lors d’une mutation, d’une promotion ou d’une réorganisation. Mentalement, c’est presque du même ordre qu’une situation de « deuil », une sensation douloureuse de perte sans savoir ce qui va se passer. Le changement c’est menaçant ! Nous sommes tellement habitués à nos pratiques quotidiennes que la seule idée de changement nous provoque une réaction de rejet. Qu’on se rassure, tout cela est normal, c’est humain. Et pourquoi changer si tout nous semble bien fonctionner ? Parce que le changement nous est souvent imposé. Modifications des conditions de travail, évolution de la concurrence, de l’environnement. On observe même que le changement devient régulier, de plus en plus rapide et permanent. Le changement c’est du boulot. Le mettre en œuvre, pour soi comme pour les autres, est un vrai travail. Se préparer, surmonter les phases de remise en question, et de plus accompagner une équipe si l’on a des responsabilités hiérarchiques, demande du temps et des efforts. On distingue deux grandes phases dans le processus du changement : une phase descendante qui s’accompagne d’une attitude négative et contre-productive, tournée vers le passé et le refus. Et une phase ascendante où l’attitude devient productive et tournée vers le futur et le positif. En marge de cela, qu’est-ce au juste que la résistance ? Une psycho-définition dit que c’est l’acte de s’opposer à quelque chose, à une situation, à une personne. Dans le cadre du monde du travail, on qualifiera de résistance l’attitude d’une personne qui refuse d’envisager tout changement, qui refuse par principe, en étant sourd aux arguments de ceux qui prônent l’évolution, et aveugles au monde qui change. Quitte à se mettre en danger. Ceci se résume dans une citation extraite du 'Manifeste des Évidences', de Rick Levine et Christopher Locke, publié en 1999 aux États-Unis : « Cela nous ferait plaisir que vous compreniez ce qui se passe ici. Ce serait vraiment bien. Mais ce serait une grave erreur que de croire, que nous allons vous attendre ». Alors, en fin de compte, vivre ou mourir ? telle est en économie comme en matière d’espèce humaine, l’incontournable loi de l’évolution. En conséquence, notez maintenant votre capacité à vous adapter aux nouvelles méthodes de travail et de management.

Êtes-vous sujet/e à un ?
– 08 | MANQUE D’OUVERTURE AUX NOUVEAUX MODES DE VIE
Votre note de 0 à 10 (0 la meilleure, 10 la moins bonne) : __
La résistance excessive aux nouveaux modes de vie familiaux
On le sait, la société est en mouvance et le visage de la famille s’est transformé ces dernières décennies. Avant, la famille était la cellule de base de la société. Le père, la mère, et les enfants – biologiques bien sûr. La famille normale donc. La bonne famille. Depuis sont apparues de nouvelles formes de familles : la famille monoparentale, la famille recomposée, la famille homoparentale… Et la pluralité des formes familiales ébranle la famille classique, hétérosexuelle et fondée sur le mariage. Est-on pour ou contre ? À chacun son avis. En tout cas, force est de constater que c’est devenu courant dans notre société moderne et que la société continue de muter encore. Il semble intéressant de citer ici une anecdote, qui au fond est d’une grande portée. Il s’agit d’une prise de position d’une autorité morale sur un jeu de société très connu. Cette autorité morale est la HALDE : La Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité. Celle-ci sanctionne le jeu des sept familles, tout du moins sous sa forme initiale, qui ces temps passés a amusé tant d’enfants et de familles. Voici ce qu’écrit le président de la HALDE : « Les familles d’aujourd’hui ne ressemblent plus à cet antique modèle ; si ce jeu devait continuer d’exister, alors il devrait prendre en compte la multimodalité de la famille moderne : couples homosexuels, concubins, familles multiculturelles, configurations polygames, etc., mais aussi couples sans descendance, adoptions, familles recomposées, et mères porteuses sont désormais la marque de notre identité sociétale, ce que nos enfants doivent intégrer dès la plus petite enfance, y compris par le biais du jeu ». Voilà la chose est dite, et difficile de contester que le constat fait dans cette citation est un fait avéré. Libre à chacun de se prononcer ensuite selon les cas : 'pour', 'contre', 'j’hésite', 'je ne sais pas', 'pourquoi pas'… ces nouvelles façons de vivre en famille. Cela dit, à vous de vous noter maintenant sur votre approche. Si vous manifestez une opposition farouche, irréfléchie, à reconnaitre que ces nouveaux modes de vie peuvent exister, voire à accepter qu’ils puissent être adoptés par d’autres personnes qu’elle, éclairées et consentantes…, alors la note devrait se fixer dans les maximales. S’il y a doute de votre part sur la façon dont vous devez appréhender le problème, s’il y a amorce de réflexion, réflexion, évaluation du pour et du contre, désaccord mais compréhension, etc., la note cette fois devrait tendre vers l’intermédiaire ou les minimales.

Résistez-vous à ?
– 09 | CONSIDÉRER LE PHÉNOMÈNE DE LIBÉRATION DES MŒURS Votre note de 0 à 10 (0 la meilleure, 10 la moins bonne) : __
La résistance à l’idée de la libéralisation des comportements
'Avant', il fallait être vierge pour se marier (surtout les femmes !). Si on voulait convoler en 'justes noces' et qu’on ne l’était plus, on s’efforçait de le cacher. 'Avant', il fallait avoir des enfants après le mariage, dans un délai minimum exigé de neuf mois. Combien de mômes sont-ils nés avant terme, soi-disant à sept mois, par exemple ? 'Avant', il était compliqué à une fille-mère de trouver un mari. Comme déjà dit, il fallait avoir ses enfants dans le cadre d’un mariage « jusqu’à ce que la mort de l’un ou l’autre des époux les sépare ! » comme l’énonce la formule chrétienne consacrée. Dans un autre registre, 'avant' il fallait être 'normal' : autrement dit hétérosexuel. Sinon il était préférable de le cacher. Par ailleurs, 'avant' il ne fallait pas être dépravé, c’est-à-dire « coucher ». Ou il valait mieux le faire discrètement ; surtout les femmes. Pire, 'avant', il fallait encore moins être libertin, qui plus est libertine, vous savez, selon la définition « celui ou celle qui s’adonne aux plaisirs charnels, voire à la sexualité de groupe, avec une liberté qui dépasse les limites de la morale conventionnelle et de la sensualité normale ». Aujourd’hui, il existe des établissements patentés pour s’adonner à l’exercice de ce choix de vie. Liberté à chacun de penser ce qu’il veut de l’un ou l’autre des comportements de vie cités jusqu’ici. Mais qu’en conclure dans le cadre de notre ouvrage ? Voici une proposition de questionnements à vous poser pour vous évaluer. Comment vous positionnez-vous d’un point de vue général pour ce qui est de relations sexuelles hors d’une relation durable, dirons-nous ? Quel est votre avis sur le sujet d’une homosexualité libre pour qui le désire ? Comment vous situez-vous vis-à-vis d’un choix de vie libertin pour qui suit cette voie ? Et plus globalement, comment vous positionnez-vous face à tout ce qui est des comportements sexuels non répréhensibles par la loi ? À la réflexion, qu’en déduire ? De nos jours, celui qui fait dans la pratique de vie comme 'avant' est en décalage avec les effets de la libéralisation des mœurs amorcée depuis l’époque Mai 68. Si vous faites ce choix de vouloir rester dans les préceptes d’'avant', sans contraindre quiconque à penser ou à faire comme vous, rien à redire. Si en revanche vous n’octroyez pas à autrui le droit de comprendre ou d’appliquer certains de ces nouveaux préceptes de vie, si bon lui chante, il y a défaut de pensée, d’analyse, il y a intolérance et donc sottise. Note en fonction.

Repoussez-vous un peu, beaucoup ?
– 10 | LES PERSONNES ÉTRANGÈRES ET LEURS CULTURES
Votre note de 0 à 10 (0 la meilleure, 10 la moins bonne) : __
L’attitude plus ou moins hostile, voire défiante, envers les étrangers
Racisme. À force d’employer inconsidérément ce mot, nous finissons par en oublier le sens. Dans le cadre de notre livre, préférerons-lui les expressions : 'notre rapport aux personnes étrangères', 'notre rapport aux personnes d’origines étrangères' et aussi 'notre rapport aux personnes paraissant étrangères'. Tout est histoire de traits physiques et de culture. Vivent en France des personnes à la couleur de peau : blanche, jaune, marron, mate. Or, voici ce qui se passe dans l’esprit collectif des Français de peau blanche, issues d’ancêtres blancs. L’étranger à la peau blanche qui vient en France est étranger, mais pas tant que cela à cause de la similitude de ses traits et de sa culture. L’étranger à la peau jaune est un peu plus étranger, ses traits sont différents et sa culture sensiblement différente. L’étranger à la peau marron est assez étranger, ses traits et sa culture sont différents. L’étranger à la peau mate est assez étranger, ses traits ne sont pas très différents mais sa culture l’est. Ce n’est pas tout. Dans l’esprit collectif, l’étranger naturalisé français demeure étranger ('de quelle origine est-il ?'). Il en va de même, avec une atténuation progressive dans le temps, pour ses enfants. Il reste encore à dire. Dans l’esprit collectif, le Français de couleur marron qui vient des DOM-TOM est étranger. Parce qu’au fond du fond, malgré tous les discours, il n’a pas Vercingétorix comme ancêtre. Oui, il y a ce qu’il faut penser… et il y a ce qui est. L’étranger est et demeure la personne qui ne nous ressemble pas, qui parait étrange. Cela vaut sur notre continent comme sur les autres continents. Pour procéder à une évaluation sur le rapport à l’étranger, identifions trois catégories de comportements, via cette métaphore de la pyramide. Au sommet de l’édifice, dans la pointe, se trouvent des comportements intégristes de personnes rejetant totalement l’étranger – en général les types d’étrangers qu’ils jugent inférieurs. Facilement identifiables, leurs discours et leurs actes sont radicaux. En partie centrale de la pyramide, se retrouvent les comportements de ceux manifestant de l’hostilité, de façon globalement modérée, envers les étrangers. Les paroles et les comportements peuvent être plus ou moins agressifs, systématiques, presque systématiques, voire circonstanciels. Enfin la base de la pyramide se constitue de personnes pas forcément franchement hostiles mais plutôt défiantes. Elles restent à distance de qui parle une autre langue aux sonorités bizarres, de qui s’habille autrement, de qui a des habitudes ou une religion différentes… de qui peut inspirer de la crainte. Il s’agit d’une peur de l’inconnu ; avec un i minuscule et majuscule. Ce comportement est ancien, universel, et humain. Selon les cas, cette attitude est identifiée et revendiquée plus ou moins confusément, identifiée et combattue, ou encore déniée. Parmi cette frange de personnes, on en retrouvera certaines qui pourraient dire ou penser ces paroles que Pierre Perret met dans la bouche des futurs beaux-parents blancs de cette jeune fille noire prénommée Lily, dans sa chanson du même nom : « Nous ne sommes pas racistes pour deux sous, mais on ne veut pas de ça chez nous ! ». Au fond ces gens-là peuvent ne pas se sentir racistes, et sans doute ne le sont-ils pas vraiment. Par l’esprit et de façon raisonnée, en tout cas. Mais par les actes, ils ne sont pas encore prêts à… ! S’ils se posent la question, ils sont en voie. Et puis pour être complet, il y a aussi dans la base de la pyramide, ceux qui sont en harmonie avec eux-mêmes et avec les personnes étrangères et d’origine étrangère qu’ils côtoient, et avec les personnes étrangères de façon générale. À partir de là, l’identification des comportements présentés dans cette métaphore de la pyramide doit aider à avoir une première approche de l’attitude de la personne que vous êtes. Pour références, il faut aussi donner des définitions. L’encyclopédie Vulgaris-Médical écrit : « Médicalement et scientifiquement la notion de race n’existe pas. Il semble préférable de parler d’ethnie, terme servant à définir des populations dont les critères culturels ou sociaux sont dominants. Il n’existe en fait qu’une seule race humaine ou espèce humaine ». Un dictionnaire définit ainsi le racisme et ce qu’il en advient : « Idéologie fondée sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains, les 'races' ; comportement inspiré par cette idéologie ». À retenir donc : que les hommes sont égaux et différents ; que penser différemment et se comporter envers autrui comme si ce n’était pas le cas, relève d’une attitude indigente, et donc un peu-beaucoup-grandement sotte, puisqu’en position d’être améliorée. En fonction des éléments évoqués dans ce paragraphe, avec tous les bémols que nous y avons intégrés, à vous maintenant de vous évaluer.

Vous adonnez-vous facilement à ?
– 11 | FAIRE DES ACTES D’INCIVISME
Votre note de 0 à 10 (0 la meilleure, 10 la moins bonne) : __
La désinvolture à se laisser aller à des actes d’incivisme ordinaires
Des actes d’incivisme ordinaires, pas très graves donc, mais à montrer du doigt pour ce qu’ils sont, et pour pointer la paresse d’esprit de qui les pratique. Voici une liste non exhaustive de comportements observés dans le tumulte de la France quotidienne. Il y a celle ou celui qui balance ses mégots depuis son balcon, depuis sa voiture, en ville, dans la nature, dans l’eau (vu ce panneau en Suisse, sur le lac Léman : 'Un mégot pollue à lui seul 500 litres d’eau'). Il y a celle ou celui qui ne respecte pas les matériels collectifs : toilettes publiques, vélos Vélib’, les charriots de courses de magasins. Il y a celle ou celui qui n’a que faire des lieux collectifs : jetage, délestage de papiers, tickets, paquets de cigarettes, emballages de burgers, canettes, bouteilles, le tout jeté n’importe où, parfois au pied des poubelles. Il y a celle ou celui qui sort son chien sans se préoccuper de ses déjections. Il y a celle et celui qui salit les toilettes communes au travail ; et qui généralement file en douce. Il y a là, comme précédemment, une petite notion de lâcheté, de refus de prendre ses responsabilités : « Ils ne sauront pas que c’est moi ! ». Au travail, toujours, il y a aussi celle ou celui qui malmène la voiture de service, parce que ce n’est pas la sienne. Toujours au rang des voitures, et ceux qui les conduisent, il y a celle ou celui qui stationne sur les passages piétons. Il y a celle ou celui qui occupe indument les places pour personnes handicapées… On arrête là la liste. Sur le fond, cela révèle d’une strate de 'j’menfoutisme', irrespectueux envers les biens et les personnes. Pas de projection en avant. « Je fais comme ci comme ça, parce que c’est facile et que ça m’arrange, qu’importe le reste ! ». Le défaut de réflexion est bien présent. Mais c’est à réfléchir plus loin. Dans les exemples cités, pour les premiers, les nuisances relèvent du domaine matériel, avec des répercussions humaines cependant : désagréments pour les autres, obligation de prise en charge des nuisances par des services et leurs personnels ; les seconds touchent 100 % à l’humain. Stationner sur des passages piétons, c’est créer de l’insécurité pour qui veut traverser. Et quant au stationnement sur les places pour personnes handicapées, ayons à l’esprit une définition : 'Le terme handicap désigne la limitation des possibilités d’interaction d’un individu avec son environnement, causée par une déficience provoquant une incapacité, permanente ou non, menant à un stress et à des difficultés morales, intellectuelles, sociales et-ou physiques'. Le déplacement en fauteuil, en béquilles, ou même sans, dans un environnement perçu comme insécurisant, s’avère difficile, voire très. Ici, comme sur les passages piétons, d’aucuns pourront y aller d’un : « Je me gare pas longtemps… ». Certes, cependant c’est interdit par la loi. Bref, pour nous résumer sur ce thème des actes d’incivilité ordinaires, la question sera de savoir si vous faites incivique : parfois ?, souvent ?, chroniquement ? Si vous le faites dans des situations d’interaction avec des biens ou des personnes ?, et à quel degré d’irréflexion ? Note en fonction.

Tendez-vous à ?
– 12 | FAIRE DANS L’EXCÈS POUR LA CROYANCE OU L’INCROYANCE
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La religion : les comportements excessifs liés à la croyance, et à l’irrespect de la croyance
Il y a trois positionnements possibles vis-à-vis de Dieu et des religions. On peut être croyant, athée ou agnostique (sans opinion). Pour mémoire et pour approfondir, le philosophe Albert Jacquard donne cette forme de définition : « Je suis agnostique, c’est-à-dire conscient de mon incapacité à dire quoi que ce soit à propos de ce qu’il est convenu de désigner par le mot Dieu ». Il y aurait à dire sur chacun de ces positionnements. Nous ne tenterons rien ici, c’est un puits sans fond. Juste une réflexion ; la Science met en avant la théorie de l’évolution (le big-bang et l’émergence de notre planète et de ses occupants au fil de milliards et de millions d’années). L’Église catholique par exemple, après avoir combattu Darwin, père de la théorie de l’évolution, considère aujourd’hui, avec des réserves, qu’elle n’est pas incompatible avec son enseignement. Il parait donc possible de laisser sa place à la religion aux côtés de la raison. Libre à chacun de croire ce qu’il veut. D’autant que raison et croyance s’affrontent souvent dans bien des esprits. Cette phrase remarquée sur un forum Internet : « On est jamais athée à 100 % » fait réfléchir. Si l’on ajoute à cela le propos de l’historien sociologue Jean Bruhat : « Il faut reconnaitre que la croyance en Dieu a été jusqu’à aujourd’hui une donnée permanente de l’histoire des hommes », on peut bien dire que Dieu habite toujours, tout ou partie de l’esprit humain. Pour votre évaluation, nous en retiendrons qu’il n’y a pas de conclusions à tirer en matière de sottise sur le fait que vous croyez, ne croyez pas ou ne savez pas. Posons le problème différemment. Le fruit des croyances et des incroyances est de produire des comportements. Tout dépend des comportements. Tenons-nous en à nos sociétés occidentales pour les étudier. Avant cela, abandonnons le cas de l’intégrisme extrémiste – les agressions, les bombes –, car hors du cadre des religions à proprement parler, et à classer dans celui du rapport de force, de la violence, du meurtre, du terrorisme. Pour votre notation d’évaluation, considérons quatre types de comportements. Primo : faites-vous preuve d’une forme d’intégrisme conservateur ? En voici des exemples : opposition au port du préservatif, à l’avortement, etc. Avant toute chose, il serait intéressant de savoir si ces comportements sont fondés au regard des divers préceptes religieux. 'Fondés' ? Certainement, si l’on se réfère à l’étymologie du mot qui le définit ainsi : 'établis sur des fondations'. De nos jours, ces genres de comportements ne doivent-ils pas pour autant muter, se transformer, et mieux coller à nos lignes de vie moderne occidentale ? La réponse semble découler. Secundo : faites-vous preuve d’une forme de conservatisme forcené ? Toujours estimer que le suaire de Turin est le linceul du Christ alors que sa datation scientifique le dément. Tertio : faites-vous preuve d’une forme d’intégrisme laïque ? Le rejet immodéré et par principe de tout ce que produit le religieux dans notre société laïque. Quarto : faites-vous preuve d’une forme de comportement primaire, qu’elle soit croyante ou non ? Par exemple en ne voulant pas entrer, par principe, dans un lieu de culte du Dieu qui n’est pas le sien ou qu’elle n’a pas ; sachant qu’y entrer (pour la beauté de l’endroit) et même assister à un office n’implique pas son adhésion à la religion en question. Pour nous résumer : la religion semble bien avoir sa place aux côtés de la raison. En conclusion, il y aura de l’intelligence si les comportements produits par la croyance, l’athéisme, l’agnosticisme s’avèrent sensés, raisonnables, respectueux, civiques. À défaut, ce sera à remarquer et à noter en conséquence.
Note : 'Les attitudes marquantes et excessives des croyants' sont traitées plus loin, au chapitre 6.

THÈME DIAGNOSTIC ③
DES COMPORTEMENTS SYMPTOMATOLOGIQUES

Voici des TOC, des 'troubles obscurs du comportement', plantés profond ou à fleur de peau dans bien des humains. Ils ressortent parfois ou régulièrement. Il est utile de les identifier, de s’interroger et d’en comprendre les mécanismes. Dès lors, il ressortira de l’analyse en cette série de questionnements, comment et à quel degré il y va d’un certain déficit de l’esprit.

Avez-vous quelque peu le penchant de ?
– 13 | FAIRE LA TÊTE ET BOUDER
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La tendance à bouder
La bouderie c’est le mutisme. Au lieu de montrer sa colère, qu’il ne peut assumer, qui pourrait être source de rejet, le boudeur la rentre et fait la tête. Sa bouderie lui sert à manipuler l’autre, à lui faire payer le fait de l’avoir contrarié. Le boudeur est un mécontent léger. Généralement, il sait ce qu’il fait, il en a la perception. Il fait montre d’une attitude sotte : se taire, les bras croisés et selon l’image caricaturale que nous en avons : bouder. L’alternative, une fois le moment de contrariété passé – rien d’anormal, cela arrive à tous – serait d’avoir recours à ce dont chaque être humain dispose : la parole. Voltaire illustre très bien notre propos dans cette réflexion exprimée en une circonstance : « J’ai eu un petit moment de bouderie [avec le roi de Prusse] ; mais l’explication a bientôt tout raccommodé ». Pour votre évaluation, l’observation portera sur votre tendance à bouder, sur vos durées plus ou moins longues et butées de bouderie, et donc sur vos facultés intelligentes à revenir à des rapports humains plus appropriés.

Avez-vous tendance à ?
– 14 | MONOPOLISER LA PAROLE
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La tendance à monopoliser la parole
« Je parle donc je suis ». Ce qui n’est pas tout à fait pareil que le « Je pense donc je suis » de Descartes, on en conviendra. Je parle parle donc je suis, mais ce que je dis n’est pas forcément très pensé, sensé, intelligent, et je le sais ou je le pressens. Dans le même registre de la parole suspecte, je parle fort, je parle haut, je parle de façon insistante. Vaincre pour convaincre. En forçant la voix, je veux 'vaincre' préalablement mon interlocuteur pour que mes mots lui entrent plus facilement dans la tête et qu’il ne me résiste pas. Que déduire de ce comportement ? La réponse semble donnée par le président américain Barack Obama dans cette réflexion faite un jour de campagne électorale : « Parler fort ne remplace pas une bonne capacité de jugement ». Est-il utile de développer ? À suivre, voici une autre manifestation d’expression verbale suspecte souvent utilisée pour emporter l’adhésion à tout prix. « J’insiste j’insiste ». Insister dans les limites du raisonnable n’a rien d’anormal. C’est au-delà du raisonnable, que cette expression d’Albert Camus trouve tout son sens : « La bêtise insiste toujours ». Toujours en matière d’expression verbale suspecte, il y a aussi : je coupe la parole. Pas qu’un peu, juste tout le temps. Or, ne pas couper la parole à son interlocuteur c’est s’ouvrir à un dialogue. C’est recevoir des informations, du savoir, de la culture. Toujours en matière d’expression verbale suspecte, soyons attentifs aux attitudes relevant du « Moi Moi Moi » et les expressions qui vont avec. Finalement, tout cela participe d’un même principe de fonctionnement, « l’attitude d’une personne dont les actions ou les idées sont uniquement orientées par ses propres intérêts, sans prendre en compte les nécessités d’autrui ». L’écrivain Romain Coolus, lui, choisit de définir le phénomène d’une formule plus courte et percutante : « égoïsme = Moi de 365 jours ». Quand on sait tous les profits et les bienfaits qu’on a à retirer des autres, c’est se mettre un frein déraisonnable. Notation en conséquence.

Coupez-vous court parfois avec ?
– 15 | DES MOTS PÉREMPTOIRES ET INSATISFAISANTS
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La tendance à user de phrases et d’expressions pour couper court
Parce que la personne qu’on sollicite n’a rien de précis à répondre à la question qu’on lui pose, à l’affirmation légitime qu’on lui fait ; ou parce qu’elle ne veut pas prendre la peine de réfléchir et d’argumenter en conséquence, elle détourne la situation à son avantage en lançant des phrases d’objection ou des expressions toutes faites, imprécises, voire d’une vérité douteuse, à son interlocuteur, pour mettre un terme à la conversation et en sortir « vainqueur ». Cette attitude, au fond, est une preuve de faiblesse et d’une certaine forme d’inintelligence. Premier type d’expression à identifier pour s’évaluer. Émettez-vous fréquemment des objections ? Des objections pures et simples. Des phrases sèches… qui présentent cependant le mérite d’être claires et cohérentes. Des expressions qui coupent court et se veulent faites pour n’autoriser aucune suite de conversation. Par exemple : « Tu n’avais pas à faire cela ! », avec aucune justification derrière. Ou encore, de façon générale afin de bien illustrer notre propos, une phrase du style de celle que les auteurs des Guignols de Canal + ont mis dans la bouche de la marionnette de Philipe Lucas, l’ex-entraineur de la nageuse Laure Manaudou : « C’est comme ça et pis c’est tout ! ». Second type d’expression à identifier pour s’évaluer. Employez-vous des phrases toutes faites… le plus souvent imprécises, à côté du sujet, et qui elles aussi ont pour vocation de tuer une possibilité de dialogue ? « Une idée imprécise a toujours de l’avenir » dit le journaliste italien Léo Langanesi. Et c’est bien le cas avec ce genre de phrases bateau faisant forte impression dont usent certaines personnes. En voici des exemples. Au travail, le chef dit : « Vous n’allez pas m’apprendre mon métier ». Or, si vous l’interpelez sur un point, est-ce pour évoquer avec lui ses compétences ? Dans les métiers d’autorité et les bureaucraties très réglementés, le fonctionnaire dit : « Nul n’est censé ignorer la loi ! ». Or, quand on sait la longueur des études des professionnels faisant usage du droit, et l’épaisseur des livres de codes de droit, dire l’inverse serait plus indiqué pour la majorité d’entre nous : « Nul n’est censé bien connaître la loi ! ». Dans la vie quotidienne, une personne se déclare hostile sur ce motif : « Les ennemis de mes amis sont mes ennemis ! ». Or, cela relève-t-il d’un bon intellect et ne vaut-il pas la peine d’être réfléchi ? Pour nous résumer, vouloir se débarrasser d’un problème par ces artifices implique une notation appropriée.

Êtes-vous porté/e à ?
– 16 | FRIMER
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La façon d’être et de paraitre : la gestuelle
Le comportement physique. Se comporter normalement ou en faire trop ? La frime, pourrait-on aller jusqu’à dire. Qu’est-ce que se comporter normalement ? Difficile à définir comme cela, de prime abord. Alors commençons par le faire en disant que c’est l’inverse de cette approche du terme 'rouler des mécaniques' que donne un dictionnaire : « prendre de la place, faire l’intéressant, se faire valoir ; faire le beau ; se pavaner, faire le fier, rouler des épaules (pour les hommes) ou des hanches (pour les femmes) ; faire le fort ; marcher d’une démarche chaloupée, avec une virilité affectée… ». Pour nous résumer, c’est avoir un comportement visant à tromper son monde pour en imposer ; en faisant semblant, en usant de feintes, d’attitudes destinées à impressionner favorablement autrui. Le paraitre au détriment de l’être. Précision toutefois, l’être, être vrai, c’est à la fois être très fort et très fragile. Ce qui induit que chacun d’entre nous possède en lui, cette 'faiblesse' qui fait qu’il aime à se mettre en avant d’une façon ou d’une autre, à un moment ou un autre. C’est normal, c’est bestial, ou humain si vous préférez. Cela nous vient de nos gènes des anciens animaux que nous sommes. L’animal fait cela en certaines circonstances : le gorille bombe le torse pour impressionner et le paon fait la roue pour séduire. Des comportements analogues chez l’être humain s’avèrent somme toute normaux, s’ils demeurent occasionnels et circonstanciels. En revanche si vous vous complaisez dans une attitude permanente de gestuelle surjouée, c’est en fait que vous vous dissimulez derrière votre paraitre par manque de confiance en vous, pour plaire ou pour d’autres raisons. Il y a donc tromperie de vous-même vis-à-vis de vous-même et vis-à-vis des autres. Vous le savez, vous le sentez ou le pressentez. Vous ne faites rien ou pas assez pour y remédier. Il y a mensonge. Irréflexion. Refus de considérer la question. C’est sot. À vous de juger de votre degré d’attitude prétentieuse pour la notation.

Vous adonnez-vous à des ?
– 17 | MANIFESTATIONS CORPORELLES GROSSIÈRES
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Les bruits provocants du corps, les signes intempestifs
L’Homme a le privilège de l’utilisation de la parole. Pour cela, il dispose de mots, de phrases, produits par la pensée. Nous en utilisons quotidiennement et notre langue est suffisamment riche pour nous permettre de bien communiquer. Or quand la pensée ne trouve pas ou ne trouve plus les mots pour exprimer ce que la personne a à dire, pour 'avoir le dernier mot' si l’on ose dire, elle commandite des actes, dans une solution de facilité imbécile et d’autodéfense : un geste intempestif, un bruit du corps… Parmi ces gestes, le bras d’honneur. Chacun le connait, il consiste à se taper d’une main le creux du coude de l’autre bras que l’on plie alors en dressant verticalement l’avant-bras. Pour information, pour qui voudrait des précisions, un geste similaire existe au Yémen, la différence étant que le bras reste tendu au lieu d’être plié, et il représente un phallus hypertrophié. Avec ce que doit comprendre celui à qui il est destiné ! Autre geste significatif, le doigt d’honneur. Le majeur tendu est une évocation visuelle d’une pénétration sexuelle. Avec ce que doit également comprendre celui à qui est destiné l’index ! On fait le geste à autrui pour telle ou telle raison : humour ; bête et méchant ; violent même… avec ce qu’évoque la première syllabe de 'violent' ! Rappelons que les mots et les gestes ont un sens. En l’occurrence ici, on ne réfléchit plus, on ne parle plus (même pour dire des grossièretés), on agresse ! Venons-en aux bruits du corps. Avoir des éructations et des flatulences sont des fonctions naturelles. Se laisser surprendre, à son corps défendant, c’est excusable. S’amuser entre personnes consentantes, pourquoi pas ?, au pire c’est de la grivoiserie. Là où l’inintelligence entre en action, c’est quand l’auteur de ces expressions corporelles les commet par bravade. S’ensuivent dans l’entourage : des silences, des regards réprobateurs, des observations, des rires… de gêne. On a ainsi affaire soit à des rustres, soit à des provocateurs qui ont l’inintelligence de ne pas savoir traduire en mots ce qu’ils émettent avec des sons, et qui signifie, au fond à peu près ceci, si nous le traduisions avec des mots qui pourraient être les leurs : « Je me fous des convenances et de la société… », réflexion extensible à : «… et de vous aussi, tous autant que vous êtes ici, si vous me jugez négativement ». Pour conclure, selon les cas, que les gestes intempestifs et les bruits du corps soient pour vous-même, occasionnels ou persistants, il ne vous reste plus qu’à les apprécier justement pour votre notation de personne à évaluer.

Recourez-vous à ?
– 18 | DES ÉNONCÉS ET DES MOTS MASQUANTS OU INSINUANTS
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Le vocabulaire suspect : les expressions et les mots masquants… ou insinuants
Il y a des phrases prononcées, des expressions et des mots qu’il faut surveiller. Car ils cachent quelque chose qui peut relever de la paresse d’esprit, voire pire. Commençons par les expressions, les mots masquants, et par ce genre de réflexions d’une personne contrariée qui va dire, avec le ton de circonstance : « J’en ai rien à foutre ». Cette affirmation est suspecte. La vérité est autre. Le chanteur Grand-Corps-Malade traduit très bien le phénomène avec ce vers de l’un ses textes : « J’ai pas les mots pour exprimer la puissance de la douleur ». Alors, on dit l’inverse de ce qu’on pense pour ne pas montrer qu’on est touché, blessé, qu’on a mal… Réaction épidermique souvent, une sorte de « Aïe » qu’on émet sur le coup, et qui peut être bien compréhensible. Mais cela le deviendra moins, si cela s’inscrit dans la durée et si ce genre de réactions s’avère chronique. Il faut réfléchir un minimum. Autre genre de réflexions à guetter : les interjections émettant des jugements péremptoires et un peu courts. Très courts même. Du style « C’est un salaud » ou bien « C’est une conne », etc. On le voit ici avec le thème de ce livre, il est indiqué de s’attarder sur les choses pour les étudier, les comprendre, et voir dans l’exemple cité ici, dans quelle mesure cette personne-là a ou a eu un comportement 'salaud ou con', et dans quelle proportion. Ici encore, l’affect prend souvent vite le dessus sur la raison, et provoque ce genre d’attitude hâtive, brutale, sans nuance. Irréfléchie, certes. Mais si derrière, la réflexion arrive rapidement, il y a moindre mal ; si elle tarde à venir ou qu’elle ne vient pas… le cas n’en devient que plus sérieux. Posture de jugement imbécile. Comme disaient les Anciens « Il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler ». Et nous, d’écrire cette variante des temps modernes pour coller à l’esprit de ce livre : «… tourner sept fois l’idée dans sa tête ». Autre attitude à surveiller chez la personne à évaluer, celle consistant lors de conversations d’ordre général, à employer des mots suspects, insinuants…, humour en marge…, qui finalement traduisent beaucoup. Comme par exemple, pour des hommes, à un certain échelon : 'Parigots', 'bouseux' ; à une barre supérieure : 'bougnoules', 'nègres', alors qu’il existe un vocabulaire adéquat pour qualifier ces messieurs dames qui sont en fait parisiens, provinciaux, paysans…, Arabes, Maghrébins, Africains, Noirs, etc. Erreur de langage ? Certainement non. Cela fait sentir ou pressentir chez qui utilise ce vocabulaire, des positions 'hors limites', et le désir de les afficher absolument. Et comme les autres attitudes, d’ordre différent, évoquées plus haut, c’est à noter en rapport.

Êtes-vous empreint/e d’une inclination à ?
– 19 | S’EMPORTER
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La tendance à l’énervement et à la colère
Chacun a de multiples occasions de s’énerver et de se mettre en colère. Ça peut faire du bien. Soulager. Ça fait aussi du mal, au sens où cela fait gaspiller bêtement de l’énergie. Rien d’anormal cependant à ces actes courants d’énervement et de colère, même si selon Horace « La colère est une courte folie », et que la folie n’est pas la raison, mais il n’y a pas de conclusions hâtives à en tirer si ces comportements demeurent courts et rares. Dans le cas contraire, quand ils perdurent, qu’ils se réitèrent, que ça devient chronique, cela traduit une certaine forme de carence de l’intelligence, à pointer du doigt. Explication. Jusqu’alors, en évoquant l’intelligence d’une personne, on parlait de Q.I. Il faut y adjoindre maintenant le Q.E. La personne que vous voulez évaluer peut avoir un bon Quotient Intellectuel et un faible… Quotient Émotionnel. Car aujourd’hui, des psychologues modernes parlent d’'intelligence émotionnelle', en affirmant qu’avoir une bonne connaissance de son propre état émotionnel, est une condition pour bien vivre en société, sans ressentir outre mesure les effets des nuisances des autres à son encontre, et sans nuire soi-même aux autres. Cela ne se faisant pas sans un certain travail personnel, il est donc intellectuellement intelligent de s’instruire à devenir émotionnellement intelligent. En la matière, deux principes de base sont à retenir. Premièrement, il faut se dire que la colère n’est pas nécessairement mauvaise ; et qu’elle le devient seulement lorsqu’elle s’exprime d’une manière inappropriée ou destructrice. Remarquons qu’une grande majorité d’hommes et de femmes continuent d’extérioriser leur colère comme ils le faisaient quand ils étaient enfants. Et pourtant ils ont grandi, mûri, et sont devenus adultes ! Alors à quoi sert, par exemple, de klaxonner comme un malade dans un embouteillage de la circulation, ou à piaffer et râler dans une file d’attente de caisse de supermarché ? Deuxième principe : il faut cesser de se mentir. Arriver à comprendre que bien souvent l’énervement et la colère ne nous sont pas tant procurés par les autres, que par nous-même et notre façon de réagir. Ils ne sont que des symptômes de ce que nous ressentons comme : une blessure, une peur, une frustration. C’est pourquoi, lorsqu’ils se manifestent, il convient de s’arrêter un temps pour se poser ces questions : « Ai-je été blessé ? Ai-je peur ? Ai-je le sentiment d’être menacé ou l’impression que je vais perdre une chose à laquelle je tiens ? Suis-je frustré ? ». Ainsi, réfléchir à la source de son énervement et de sa colère, la comprendre, contribue à se faire une conduite et une réaction appropriée à la situation, et à se décharger d’une partie de sa tension émotionnelle. En conclusion, pour ce qui est de votre évaluation, l’objectif sera de déterminer si votre Quotient Émotionnel vous semble équilibré ou si sa faiblesse parasite les portées positives de votre Quotient Intellectuel. Autrement dit, si les émotions l’emportent sur la raison et contribuent à vous faire avoir des comportements épidermiques irréfléchis.

Êtes-vous plus ou moins coutumier/e de ?
– 20 | LANCER DES INSULTES
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L’emploi d’une certaine violence verbale « tolérable » : les insultes, les injures
Nous ne traiterons pas ici de ces mots extrêmes qui relèvent de la sanction pénale. Nous resterons dans cette profusion de mots d’oiseau que bien du monde balance à la figure d’autrui à des fins précises. « Pourquoi les insultes touchent-elles ? », questionne un plaisantin sur un forum Internet, avant d’apporter cette raison maligne : « Parce que c’est leur boulot ! ». C’est effectivement leur boulot, un travail plus physique qu’intellectuel si l’on considère qu’'insulter' signifie 'faire assaut, sauter sur' ; 'affronter' veut dire 'frapper au front', et que l’expression 'petites phrases assassines', indique le caractère quasi mortel de certains propos. Parce qu’en s’y arrêtant un peu, si la forme des insultes est souvent violente, leur fond est, lui, souvent stupide, vulgaire et vide de sens. Au final, le mariage des deux est vaurien. Pourquoi insulter ? Parce que c’est l’argument final de celui qui ne trouve plus rien à dire. C’est un acte de force, c’est un coup de poing. L’insulte la plus populaire : connard ! Sinon, ce qui est frappant, c’est que les femmes sont insultées pour leur prétendue frénésie sexuelle et les hommes pour leurs manquements. Une femme sera traitée de « salope », là où un homme sera traité de « couille molle », « d’enculé » ou de « pédé » ce qui pour ces deux derniers mots est du même ressort. 'Enculé' : du latin 'culus' qui signifie le cul, l’enculé étant initialement selon l’auteur Marc Lemonier, un « sodomite passif, ce qui est dans les milieux machistes de notre société une insulte de première grandeur ». Décodage de ce genre d’insulte proférée par certains à d’autres (des hommes envers des hommes, surtout. Et parfois des femmes envers des hommes) : « Tu m’as fait ou dit quelque chose qui me déplait, alors faute de mots censés à te dire ou à te répondre, je te mets en position, je te déculotte et je te fais l’acte ; je te fais cet acte considéré comme normal d’une certaine manière d’un homme envers une femme, mais 'dégradant' pour un homme qui subit cet acte ; et en plus je te soumets…, Enculé ! ». L’injure « Fils de pute », elle, n’est pas de première jeunesse, puisqu’on le repérait déjà au Moyen-Âge : « Fils de putain » et elle est de même sens aujourd’hui. C’est-à-dire, au fond, une affirmation sans aucune justification réelle et avérée. Comme quoi, nous les modernes et les évolués, nous ne sommes pas moins sots que nos rustres grands anciens. Sots, assurément ! Et aussi faibles, au demeurant ! Parce qu’en fin de compte, on peut soupçonner ceux qui profèrent ces insultes de ne pas être trop fiers d’eux. Le chanteur Gérard Blanchard, le traduit bien, en bonne honnêteté dans sa chanson 'Des mots grossiers, des mots vulgaires', dont voici des vers : « Les pensées qui tournent au vinaigre / […] L’imagination finit au coin dans la marge / […] Des mots grossiers, des mots vulgaires / Mais comment faire pour les faire taire ? ». Comme beaucoup, il ne le sait pas, il n’y a pas réfléchi, il n’y a pas réfléchi vraiment, il n’a pas entrepris de travail pour faire plus intelligent, alors il les dit. Il dit des insultes et des injures. Nuance entre les deux : l’insulte correspond plus à une attaque verbale de circonstance, une sorte de réponse de l’attaqué à l’attaquant : « Tu n’es qu’un con ! », alors que l’injure cherche à provoquer, à déstabiliser pour blesser de manière injuste, « Je nique ta mère ! ». En conclusion, pour votre évaluation, il vous sera facile de déterminer si vous faites dans le registre de balancer des insultes, injures, et de considérer dans quelle proportion vous le faites.

THÈME DIAGNOSTIC ④
LES PHÉNOMÈNES FÉMININS ET MASCULINS

L’époque a changé. Des temps où l’homme se voulait supérieur, on entendait facilement des critiques sexistes, en société, en public, dans le sens unique hommes femmes. Ce n’est plus vrai de nos jours. Égalité de traitements ; de mauvais traitements, pourrions-nous dire. Cette série de questionnements à suivre passe en revue les genres de dénigrements masculins féminins. Et réciproquement.

ATTENTION !
Si vous êtes HOMME, lisez de 21/MR à 26/MR
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□ L’HOMME, SON RAPPORT À LUI-MÊME ET AUX FEMMES

Inclinez-vous à vous faire ?
– 21/MR | EXCESSIVEMENT MACHO
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L’homme au comportement machiste immodéré
Qu’est-ce qu’un macho ? Le dictionnaire le définit ainsi : « Se dit d’un homme qui se pense supérieur aux femmes et qui le fait ressentir dans son comportement ». Donc, un homme : qui en impose aux femmes et qui impose ; qui empiète sur leur liberté d’être et de faire ; qui ne leur laisse pas la place qui leur revient ; qui ne reconnait pas l’égalité entre homme et femme, puisqu’il se sent supérieur. En réalité, il y a une différence entre ce que cet homme pense être, ce qu’il prétend être, et ce qu’il est vraiment. Il n’est ni plus ni moins que… l’égal de la femme ; dans la différence bien sûr. Personne ne peut nier ce théorème, et le faire de nos jours, par des paroles ou des comportements, traduit une faiblesse de jugement, et même plus si l’on se réfère à cet éclairage psy qu’un autre dictionnaire met sur le machisme : « mot de provenance espagnole signifiant : 'mâle, homme viril'. Le machisme désigne une attitude sexiste qui consiste à considérer la femme comme un moyen de se faire valoir. L’homme présentant ce trait de caractère est appelé 'macho' et utilise parfois cette technique pour se rassurer sur sa virilité en faisant étalage de sa force, mettant ainsi en avant une faiblesse psychologique parfois reliée à son éducation ». De nos jours, le mot 'macho' a vite fait de jaillir des bouches pour qualifier ou plutôt disqualifier des hommes. Jugement hâtif. Les sens du terme mériteraient d’être étudiés. Il conviendrait de savoir s’il n’y aurait pas plusieurs machismes : un machisme naturel et aimable, et un autre qui serait hypertrophié et mal aimable ; un machisme que des femmes pourraient ressentir comme leur étant profitable, et un autre comme leur étant préjudiciable. Dans un premier temps, prenons conscience que dans notre société l’absence de machisme n’existe pas. Si l’on considère l’homme et la femme comme étant égaux, ni l’un ni l’autre ne doit avoir de privilèges. Or en relations humaines, les femmes apprécient la galanterie. Des hommes en font preuve. C’est un trait de l’esprit macho. À l’origine, être galant c’est protéger la femme et l’assister dans certaines circonstances. L’homme passe derrière elle en montant l’escalier et devant elle en le descendant pour la rattraper si elle trébuche. Il utilise sa force pour lui ouvrir et lui tenir la porte, pour lui tirer sa chaise afin qu’elle s’installe (jadis, l’une et l’autre étaient lourdes), pour porter ses sacs de courses… Même si tout cela relève du domaine du machisme, c’est entré dans les mœurs et contente autant les hommes que les femmes. Dans un deuxième temps, il apparait qu’un homme à la forte personnalité associée à un tempérament de meneur est perçu par des femmes comme étant attirant. Nous pouvons parler alors de machisme modéré, le macho modéré étant quelqu’un qui a l’art d’imposer sa masculinité auprès des femmes tout en restant attentif à ce qu’elles veulent. Enfin dans un dernier temps, il y a ces hommes machos avérés qui mettent en avant leur virilité, avec la pensée qu’ils sont supérieurs aux femmes dans ces domaines d’excellence que sont la force, l’esprit de conquête, la prise de décision…, ce qui renvoie la femme à des tâches secondaires. Ce macho-là a le désir de soumettre la femme à sa réalité d’homme, et c’est évidemment préjudiciable à la femme. Nous sommes en plein dans ce comportement machiste immodéré qu’il vous restera à apprécier pour vous-même.

Tendez-vous parfois à ?
– 22/MR | DÉNIGRER SYSTÉMATIQUEMENT LES FEMMES
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Le dénigrement systématique de la femme
Pour faire concis et dans l’évidence : l’homme et la femme sont égaux ; dans la différence. Des hommes se refusent à cette évidence, ou pour le moins se refusent de réfléchir sur le sujet. Ce n’est pas faire preuve d’intelligence. Dénigrer, cela peut arriver. Dénigrer systématiquement, cela devient symptomatique. Certaines personnes usent du dénigrement comme d’un moyen pour ne pas entrer en relation avec une autre personne. Dès qu’il y a un danger de rapprochement, d’être trop impliqué, la personne peut dénigrer pour mettre une certaine distance. Taquinerie mise à part, des hommes qui dénigrent méchamment les femmes le font parce qu’ils en ont peur. On peut dire d’eux qu’ils sont misogynes. Dans son dictionnaire de philosophie, Christian Godin donne deux sens au mot misogynie : « Détestation des femmes qui va de l’aversion pour leur corps au mépris pour leur comportement et leur personnalité. Point de vue de celui qui se refuse à admettre l’égalité entre les hommes et les femmes ». Pour compléter et faire dans la précision, un autre dictionnaire donne cette approche psychologique : « La misogynie pourrait être le résultat de la peur de la femme. En effet, un mécanisme pour lutter contre la peur de quelque chose est d’ignorer ou de minimiser l’objet de notre peur, et en tout cas, de mettre à l’écart cet objet, d’être méfiant à son égard ou de le contrôler ». L’homme se sent fort, plus fort que la femme. Cela lui vient de loin : « L’homme… chef de la femme » est-il écrit dans le « Nouveau Testament ». S’il est le plus fort, qu’a donc à craindre le représentant du 'sexe fort' face à la représentante du 'sexe faible' ? Le psychanalyste indien Sudhir Kakar évoque le sujet, dans un ouvrage, par le biais du fonctionnement du désir masculin. En se promenant dans la rue, le jeune homme qui est narrateur, croise des femmes qui lui provoquent des érections ; et il déteste le désir que lui inspirent ces femmes : « Je hais cette façon qu’ont les femmes de m’envahir. Je hais ce qu’elles infligent à mon corps sans mon consentement. Je suis irrité par les érections importunes qu’elles suscitent. Cette partie de mon corps, source de sensations ô combien exquises, leur appartient, semble-t-il, plus qu’elle n’est mienne ». Le jeune homme vit cela comme si les femmes décidaient à sa place, comme si elles avaient une télécommande en main reliée à son sexe. Le voilà, le fameux pouvoir occulte de la Femme ! « Couvrez ce sein que je voudrais voir… et que j’ai peur de désirer », dirait un Tartuffe honnête et intelligent. Dès lors, on comprendra que le misogyne est celui qui se refuse à réfléchir plus loin et qui emploie des stratagèmes forts et désobligeants, tout autant que fort désobligeants pour la femme. Beaucoup d’hommes se défendent d’être misogynes, mais certains de leur propos et de leurs actes sont significatifs. Pour votre évaluation, à vous de repérer les manifestations empreintes d’irrespect et de dédain envers les femmes, à différents degrés. À travers les deux déclarations suivantes, en voici deux variantes extrêmes. Misogynie latente : « Je n’aime pas beaucoup les femmes car elles sont un peu l’ennemi. Je ne suis pas misogyne mais je me méfie d’elles, profondément. Je me méfie d’elles parce que j’ai horreur de souffrir, d’avoir mal aux dents, et puis ça ne sert à rien… », interview de Jacques Brel. Misogynie affirmée : « Je crois que la misogynie violente verbalement est la seule manière de tenir les bonnes femmes en respect. Sinon, elles s’octroient tous les droits et s’attachent à assoir leur répugnante domination. Les relations hommes-femmes sont un conflit permanent, et il s’agit d’être inflexible à l’endroit des greluches ». Un internaute sur un forum.

Vous arrive-t-il de ?
– 23/MR | DÉNIGRER LES FEMMES EN DES TERMES INFONDÉS
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Le dénigrement de la femme sans qu’il y ait de relation de cause à effet avérée.
Le dictionnaire 'Les Nuances de Littré' différencie la moquerie et la plaisanterie. « Par la moquerie, on tourne en ridicule ; elle est toujours plus ou moins offensante. La plaisanterie n’a pas nécessairement ce caractère ; sans doute elle peut être outrageante, mais elle peut aussi être innocente, obligeante, piquante ». « Tourner en ridicule, en dérision » est de la « moquerie méprisante » précise un autre dictionnaire. Pour illustrer ces définitions, voici ce qu’on entend volontiers dans la bouche de certains hommes : « C’est une mal baisée ! ». « C’est une blonde ! », « C’est une mannequin ! », sous-entendu « une idiote ». « Elle a ses règles ! » (du fait de sa mauvaise humeur). « Ce sont des lesbiennes ! » (entre autres pour caractériser deux femmes qui dinent seules au restaurant), etc. En fin de compte, le problème est le suivant. Si vous lancez parfois ce genre de phrases, en laissant à penser que vous n’en croyez pas un mot, que c’est de l’humour bienveillant envers la femme plaisantée, cela peut relever de la plaisanterie, plus ou moins rigolote. « Cela peut relever… » préciserons-nous, car pas sûr que la femme visée apprécie vraiment cette plaisanterie si on la fait devant elle, ou l’apprécierait si on la fait à son insu et qu’elle lui revenait aux oreilles. En revanche, si vous lancez souvent ce genre de phrases de façon lourde, tout en laissant à penser que vous croyez ou que vous n’êtes pas loin de croire ce que vous dites, ça relève d’un comportement irréfléchi, méchant, et imbécile. Doublement imbécile, car à moins de posséder des informations précises sur la femme que vous dénigrez, sur quoi vous fondez-vous pour lancer de telles affirmations ? Sur rien. Vous prêchez du faux ou au mieux de l’incertain. Vous supputez et faites passer des choses ignorées pour des affirmations avérées. Donc sottise bête et méchante de votre part pourra-t-on en conclure. « La moquerie est souvent indigence d’esprit » a dit Jean de La Bruyère. Là, c’est le cas. Maintenant pour votre note d’évaluation, à vous de placer le curseur sur le niveau 'd’indigence' constaté.

Vous vient-il de ?
– 24/MR | CRITIQUER LES FEMMES SELON DES IDÉES REÇUES
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Le dénigrement de la femme sous forme d’idées reçues
« C’est une femme, elle ne sait pas conduire ! », «… elle est dépensière ! », «… elle ne sait pas ce qu’elle veut ! »… Si vous lancez ce genre de phrases plus souvent que de raison, non pour plaisanter mais avec sérieux, c’est qu’il y a en vous un certain degré d’irréflexion. Vous tenez pour vrai, énoncez, transmettez et confortez un préjugé, une idée reçue. Mélange de cliché et de lieu commun, une idée reçue est une vérité douteuse ou menteuse qui est en mesure d’être admise facilement. Non sans raison. Elle est très répandue. Celui qui l’exprime la tient comme démontrée. Elle se présente vite à l’esprit comme une formule de pub réactivée qu’on vous a précédemment plantée dans la tête, vous dispensant de réfléchir pour faire réponse à une question ou une situation complexe ou gênante. Le hic est que l’idée reçue est souvent à la limite de la vérité, voire fausse. Même s’il apparait malgré tout qu’elles sont illogiques, il est vrai qu’il y a de la difficulté à se défaire de bien des idées reçues, tant elles sont ancrées dans notre culture. Cela étant, il y a les idées reçues faisant illusion, difficiles à identifier et à démanteler, comme « Il est dangereux de réveiller un somnambule » ; et pour se recentrer sur notre sujet 'le dénigrement de la femme sous forme d’idées reçues', il y a des idées reçues grossières faciles à repérer, du style de celles écrites en début de texte. Si vous remarquez que vous usez et abusez de ce type d’idées reçues chargées d’un certain pouvoir de nuisance, alors la note sera en conséquence.

Contestez-vous ?
– 25/MR | L’ACCÈS DES FEMMES À DES MÉTIERS DITS MASCULINS
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Contre l’idée que la femme exerce un métier jusque-là masculin
En matière de métiers, on peut dire que l’homme et la femme ont des aspirations différentes. Alors que l’homme préfère l’action et les travaux techniques compliqués, la femme privilégie les situations de communication, a le souci de l’autre, le sens du concret. Naturellement, ces tendances générales s’expriment variablement selon le tempérament des personnes. Il va de soi que l’homme a de plus grandes capacités physiques ; ce qui n’empêche pas des femmes de travailler dans l’agriculture ou le bâtiment. Elles peuvent donc exercer tous les métiers. Dans les esprits et dans les faits, les métiers ont cependant encore des genres. 'La théorie de l’apprentissage social', des sociologues et psychologue Dollard et Miller, peut expliquer ce phénomène selon lequel on apprend à se comporter 'comme une femme' ou 'comme un homme', à travers l’observation de ceux qui nous entourent. De fait, l’éducation et la pression sociale font qu’il y a des préjugés sur certains métiers. « Pré-jugé » c’est-à-dire « jugé avant », sans qu’il y ait eu de réflexion. Cela étant souligné, si vous vous refusez à l’idée de voir des femmes exercer des métiers jusque-là exercés par des hommes, tels que : policiers, routiers, cadres, chefs d’entreprise, ministres…, il y aura matière à se poser cette question : « Et pourquoi donc ? », et à noter votre comportement comme étant irréfléchi ; ou alors très bien réfléchi, trop bien réfléchi… et donc très mal réfléchi au regard de ce qui doit être. « Aujourd’hui, il y a plus d’hommes dans les métiers techniques et scientifiques car les hommes recrutent plus les hommes. Certains ont 'peur' de perdre leur place », remarque Marie-Sophie Pawlak, fondatrice de l’association 'Elles Bougent'. De perdre leur place… et leur statut, ajouterons-nous. Dans des secteurs professionnels comme ceux du travail manuel, l’armée et autres, des métiers qui doivent une partie sinon la totalité de leur valeur, à la virilité qui s’en dégage, des hommes ont peur de s’en trouver diminués du fait que des femmes soient recrutées et leur soient associées. Tout ceci doit être dépassé, doit être en voie de dépassement, si ce n’est pas le cas dans votre attitude ou vos propos, l’intelligence n’est pas là ou tout du moins n’est pas en marche.

Vous advient-il de ?
– 26/MR | QUALIFIER LES FEMMES DE FAÇON HUMILIANTE
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Le dénigrement humiliant du physique des femmes
« C’est un boudin », « Elle a des heures de vol », « Elle s’habille stricte, c’est une mal baisée », « Elle s’habille court, c’en est une ! » voilà le genre de compliments que font des hommes à l’adresse de certaines femmes. Comment l’analyser ? Soit ces hommes sont troublés plus que de raison par des caractéristiques physiques particulières de certaines femmes et ils en parlent ainsi. Soit ils ne font pas plus cas que cela de ces aspects et ils s’en moquent malgré tout de cette manière. Dans le premier cas, il apparait que l’homme sérieusement interpelé et qui le manifeste en ces termes 'disqualifiants', se positionne dans l’excès ; la méchanceté, le désir de blesser ; il n’utilise pas les justes mots qualifiants, et même il en invente, confère « C’en est une ! » etc. De plus, celui qui fait ces réflexions devrait ajouter en fins de phrases : « selon moi », « selon mes critères » ; ce serait intelligent d’y penser et de le dire. Rien de cela, et dans les réflexions humiliantes incriminées il y a de la tension. La cause en est la peur. La peur du hors norme en négatif. C’est une image menaçante que lui renvoient ces femmes notées en dessous de ces attentes dans cet exercice de société qui consiste à être et à rester jeune, beau, admirable. Ce négatif-là lui apparait comme indésirable et moche à vivre pour lui s’il l’approchait de trop près, ou s’il s’en trouvait 'atteint'. Au tréfonds, avoir peur du 'laid', c’est avoir peur de sa propre transformation, de sa propre déchéance. Oui c’est humain, mais c’est une bien mauvaise manière de le traduire. Dans le deuxième cas des hommes n’étant pas spécialement interpelés par ces caractéristiques, et qui s’en moquent ainsi malgré tout, il y va d’un autre ressort psychologique principal, celui de la moquerie, de la plaisanterie, de la blague. C’est si drôle de se moquer des autres. Des rigolos sont prêts à tout pour faire rire. Et si ces esprits moqueurs sont blessants, ils ne s’y arrêtent pas pour autant, ils ne font pas d’excuses. Là où il y a un côté positif aux choses, il y a un côté négatif en revers. Cela vaut pour l’humour. Le côté négatif de l’humour peut être laid. L’humour moqueur peut être bête et méchant. L’ennuyeux c’est que nous pouvons tous y avoir recours à un moment ou un autre. Nous avons besoin de rire ; quitte à ce qu’il soit parfois provoqué par des trucs tordus. « Le rire : le plus grand antidépresseur » diagnostique l’écrivaine Irène Frain. Puisque notre nature nous y contraint, accordons-nous une zone de tolérance psychologique où nous pourrions parfois nous lâcher sans nous trouver sous la menace du jugement. Et en conséquence, accordons-la à ces hommes qui moquent les femmes à leur façon. Hors la zone, il faudra rendre des comptes, et ces hommes prompts à traiter des femmes de « boudin » et autres termes seront à juger. Pour recommandation et pour nous résumer, attention dans vos appréciations à bien distinguer ces deux spécimens : l’homme désobligeant et humiliant qui croit en ce qu’il dit : facile à noter ; et l’homme moqueur qui ne croit pas forcément en ce qu’il dit mais qui le dit quand même, ce qui en devient désobligeant : plus difficile à noter.

□ LA FEMME, SON RAPPORT À ELLE-MÊME ET AUX HOMMES

Tendez-vous à être ?
– 21/MME | FEMME SEXE FORT
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La femme qui en impose et impose son sexe
Au masculin, il y a le mot 'macho' (de l’espagnol 'mâle, homme viril') pour caractériser l’état d’esprit et le comportement de certains hommes. Au féminin, il n’y a pas de mot approprié pour caractériser cette femme 'femelle et femme d’aplomb'. Évacuons le mot 'féminisme', dont ce dictionnaire précise qu’il s’agit d’une « doctrine qui prône une revalorisation du rôle des femmes dans la société ». Il y a certes des femmes féministes 'moins-moins', 'moins', 'moyen', 'plus', 'plus-plus', et il y a aussi des femmes qui se positionnent au-delà. Des femmes qui en imposent et imposent leur sexe ; genre 'macho woman' comme on la nomme parfois aux USA à des fins de parodie. Vous la reconnaitrez quand il s’agira de l’évaluer et vous la noterez en conséquence. Pour vous aider à réfléchir, outre ce rappel du théorème que la femme et l’homme sont égaux, dans la différence bien sûr, voici l’extrait d’un article que publie dans son média la journaliste Béatrice Toulon. Cet article concerne la femme politique américaine Sarah Palin, candidate à l’élection présidentielle dont Barack Obama est sorti vainqueur. La journaliste écrit ceci sur elle et sur ses soutiens féminins : « Elles vomissent les hommes efféminés, elles crachent sur le Big Government qui dépense leur argent… elles s’appellent elles-mêmes les 'éléphants roses', les 'mamans grizzli', les 'femmes musclées' et revendiquent le pouvoir. Ces ultra-conservatrices en cuissardes sont-elles le nouveau visage de l’Amérique ? ». Sortons ces propos du cadre de la politique pour les inscrire dans un plus large cadre social. Alors certes, nous ne sommes pas en Amérique mais en France, les mentalités sont différentes. Il n’empêche que si vous vous retrouvez dans certains de ces traits évoqués dans l’article et d’autres de la même trempe, c’est que dans votre genre [féminin], vous êtes une femme : d’excès, d’intolérance…, avec ce que cela implique d’insuffisance de jugement.

Vous arrive-t-il parfois de ?
– 22/MME | DÉNIGRER SYSTÉMATIQUEMENT LES HOMMES
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Le dénigrement systématique de l’homme
Il existe des femmes qui haïssent les hommes. De la même manière que des hommes font preuve de misogynie, ces femmes font preuve de misandrie. La misandrie est un sentiment d’aversion pour les hommes. Sentiment pouvant être doublé d’une théorie, celle de l’infériorité des hommes par rapport aux femmes. Tout cela pour en arriver à ces femmes qui dénigrent les hommes. Si elles le font de façon occasionnelle et précise, comme cela arrive bien souvent, pas de conclusions particulières à en tirer. Si elles le font de façon systématique, il peut y avoir misandrie et refus de considérer l’homme et la femme comme égaux. Ce n’est pas faire preuve d’intelligence. Pour vous évaluez en la matière, quelle méthode utiliser ? ; étant entendu que dans notre société il est bien plus difficile de repérer des femmes misandres que des hommes misogynes. Pour vous aider, nous vous proposons de procéder par étapes successives de réflexion. En premier lieu, voyez si vous tenez des propos d’ordre féministe : si c’est le cas, rien à redire. En second lieu, voyez si vous le faites de façon agressive, voire très agressive : il y aurait à redire, mais ce n’est pas le sujet. En tout cas, nous arrivons là aux confins – assez mal délimités – de l’esprit féministe. En dernier lieu, voyez si vous vous exprimez dans le registre de 'la haine'. Ici, commence la misandrie : « du grec misandros », « Personne qui professe des idées ou adopte une attitude relevant de la misandrie, de la haine du genre masculin ». En conclusion, à vous de décerner la note appropriée selon le degré des propos et des comportements déraisonnables.

Vous vient-il de ?
– 23/MME | DÉNIGRER LES HOMMES EN DES TERMES INFONDÉS
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Le dénigrement de l’homme sans qu’il y ait de relation de cause à effet avérée
Il y a une nuance entre les plaisanteries et les moqueries. Si les plaisanteries sont plutôt des blagues faites pour s’amuser, amuser la galerie, sans mauvaises intentions, les moqueries elles sont à connotation négative et tendent à porter atteinte à la personne dont on se moque, « à la descendre ». En matière de dénigrements spécifiques envers les hommes, certaines femmes y vont facilement de ce genre de phrases chargées de sens… ou plutôt de non-sens : « C’est un mec tout en muscle ! », « C’est un sportif ! », « Ah il est beau ! »… et donc… inintelligent ; comme si les deux devaient être forcément liés. Ou encore : « Il a une petite bite ! » ou « Il bande mou ! ». S’il vous arrive de lancer ces formules, dans la bonne humeur, dans un esprit de 'chambrage amical', cela peut être marrant ; 'cela peut être', insisterons-nous sur ces mots de prudence, car pas sûr que l’homme visé apprécie s’il vient à l’entendre ou que cela lui est répété. Au-delà de ça, si vous balancez souvent ce genre de phrases, de façon musclée, et que vous pensez ce que vous affirmez ou que vous n’êtes pas loin de le penser, nous tombons là dans un comportement irréfléchi, méchant et imbécile. Ceci à double titre, car à moins d’être en possession d’informations précises sur l’homme que vous débinez, sur quoi vous fondez-vous pour lancer de telles affirmations ? Sur rien. Il n’y a pas de relation de cause à effet avérée, ce qui fait que le comportement relève de la bêtise bête et méchante. Trois citations pour finir de nous éclairer en formules imagées : « Esprit moqueur, petit esprit » dit le poète Pierre Reverdy (synthétique mais évocateur) ; « Il faut se moquer de tout autant que faire se peut » écrit l’auteur Gilles Achambault (il est intéressant de retenir le «… autant que faire se peut » ; et « Rien ne révèle la débilité et ne l’entretient comme la moquerie » dit l’écrivain Émile Faguet (propos excessifs mais empreints de sens). En conclusion, les signes cliniques à repérer doivent être : la méchanceté gratuite et le désir de nuire. À vous de les identifier chez vous et de déterminer votre notation en la matière.

Vous advient-il de ?
– 24/MME | CRITIQUER LES HOMMES SELON DES IDÉES REÇUES
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Le dénigrement de l’homme sous forme d’idées reçues
« Les hommes sont de petites natures ! », « Ils sont lâches ! », « Ils ne pensent qu’avec leur sexe ! »,… Voici des exemples de phrases qui seront à repérer dans votre bouche. À la base, ce ne sont ni plus ni moins que des idées reçues qui sont proférées sous forme de phrases ayant valeur de vérités. S’il y a de la malice dans votre esprit de femme lançant parfois ces phrases, on en retiendra qu’il n’y a pas d’inintelligente et que vous vous amusez. S’il y a de la récurrence et de l’insistance, le diagnostic sera différent. On pourra en déduire que vous tenez pour vrai, énoncez, et transmettez sans discernement un préjugé, une idée reçue. Mixe de cliché et de lieu commun, une idée reçue est une pseudo-vérité ou une fausse vérité qui s’admet facilement. Elle est prédisposée à cela. Elle est répandue. Celui qui l’exprime la tient comme établie. Elle vient vite à l’esprit comme une formule publicitaire réactivée qu’on vous a mis en tête, vous exonérant d’un acte de réflexion afin de se prononcer sur un sujet complexe ou gênant. Sauf que l’idée reçue est souvent à la limite de la vérité, voire fausse. Même si l’on ressent de l’illogisme dans certaines idées reçues, il est souvent difficile de s’en affranchir tant elles se sont inscrites dans notre culture. Néanmoins, il y a des différences entre des idées reçues crédibles qui peuvent faire illusion, du style : « Avoir froid donne le rhume » ; et pour recoller à notre sujet sur 'le dénigrement de l’homme sous forme d’idées reçues', il y a des idées reçues pas très plausibles, comme celles citées en début de texte. À vous d’identifier si vous avez recours à ce genre d’expressions empreintes d’un pouvoir de nuisance et de vous noter en fonction de la fréquence et de la puissance de vos dires.

Contestez-vous ?
– 25/MME | L’ACCÈS DES HOMMES À DES MÉTIERS DITS FÉMININS
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Contre l’idée que l’homme exerce un métier jusque-là féminin
Si de plus en plus de femmes exercent des métiers d’hommes, le contraire est moins fréquent. Il résulte de nos recherches que les métiers dits féminins exercés par les hommes appartiennent surtout au secteur médical : sage-femme, infirmière, aide-soignante. Également au secteur social : assistante maternelle, assistante sociale… De la même manière qu’une étude menée dans le cadre du Programme national de recherche 'Intégration et exclusion' souligne qu’il règne une ambiance de type patriarcal dans les cabinets médicaux où les rôles sont définis par genres : le médecin est un homme (de plus en plus de femmes cependant) et la secrétaire est une femme, on observe qu’il règne une ambiance matriarcale dans les métiers dits féminins évoqués plus haut. Une fois n’est pas coutume, les femmes y ont ici une certaine légitimité, une souveraineté et c’est la perdre un peu si des hommes, forts d’une approche qui leur est personnelle, entrent dans le jeu. Certaines femmes usent alors de mauvais arguments pour les discréditer, du style : « Ces métiers ne sont pas faits pour des hommes ». Il est vrai que pour les professions, l’homme et la femme ont des aspirations différentes. Alors que l’homme préfère l’action et les travaux techniques, la femme privilégie les situations de communication, a le souci de l’autre, le sens du concret. Bien sûr, ces tendances s’expriment variablement selon le tempérament des personnes. Il n’empêche qu’en théorie et en pratique l’homme est apte à exercer tous les métiers. Pour votre évaluation, tenir des propos trop insistants contre le fait que des hommes exercent des professions réputées féminines devra vous inciter à vous poser des questions et sera à noter en fonction. Autre chose maintenant. À fouiller les forums Internet, il apparait que des femmes disent ne pas vouloir avoir affaire à des hommes exerçant certains métiers : infirmiers, aides-soignants, gynécologues. En rapport avec le corps donc. La raison en est la pudeur. À titre personnel, si elles en ont le choix, elles préfèrent être suivies par des femmes ; sans pour autant, d’un point de vue général, dénigrer le fait que des hommes puissent exercer ces professions. Ceci nous semble entendable, respectable, et bon à préciser : en conséquence, pas de conclusion à en tirer dans le cadre de notre livre. Il en va autrement quand on lit les trois textes féminins suivants postés sur des forums. Post 1 : « Les hommes gynécologues sont des hommes avant d’être des médecins. De ce fait, je me suis toujours interrogée sur les réelles motivations d’un homme à exercer cette profession et j’ai toujours pensé qu’il y avait de la perversité ». Post 2 : « Les résultats du concours tombent et je suis effarée de voir autant d’hommes qui veulent devenir infirmiers. Je trouve ça malsain et en plus je ne vois pas ce qu’ils viennent faire là, il y a plein de métiers plus pour eux dans le paramédical, on devrait leur interdire ce métier. D’ailleurs il suffit de les entendre, ils ne sont là que pour en profiter et voir des femmes nues. En plus, il y a déjà suffisamment de candidates pour qu’en plus on doive être concurrencée par des hommes ». Post 3 : « Tous les métiers ne sont pas faits pour les hommes, il faudrait qu’ils comprennent ça. J’ai vu qu’il existe même des sages-femmes hommes. C’est d’un ridicule. Ils n’ont rien à faire dans ce métier, je suis désolée ». Notre conclusion : s’il y a assurément de l’embarras corporel compréhensible en assise de ces propos, il y a en plus de la fermeture d’esprit et de l’ignorance quant aux motivations et aux ressentis de ces hommes qui veulent exercer ces métiers ; et cela porte un nom qui entre dans le cadre de notre ouvrage. À vous de le noter en conséquence chez vous-même si vous tenez ce genre de propos.

Vous prend-il de ?
– 26/MME | QUALIFIER LES HOMMES DE FAÇON HUMILIANTE
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Le dénigrement humiliant de l’aspect des hommes
Quand des femmes y vont de coups d’œil de dénigrement pour les hommes ne portant pas le polo floqué du petit 'crocodile' ; quand elles y vont de marques de dédain pour des hommes de style 'Columbo, en 403' ; quand elles y vont de commentaires désobligeants sur le physique des hommes, il faut chercher à comprendre à quels genres de femmes nous avons à faire, et ce qui motive leurs commentaires sur le fond et dans la forme. Quand une femme dit d’un homme : « il est moche comme un cul », « il est gras du bide », « c’est un vioc », il va de soi qu’un état de malaise les pousse à faire ces commentaires excessifs et insignifiants, au sens de qui ne signifient rien… ; rien de rationnel. Et pour être intelligentes, elles pourraient ajouter : « à mon goût », « selon mes attirances ». Or, ce n’est pas le cas. Et si elles se comportent ainsi face à des hommes qui ne s’inscrivent pas dans ces critères de beauté et d’élégance exigeants de la société, c’est qu’ils leur renvoient une image d’elles qui leur fait peur. L’idée qu’elles puissent être elles-mêmes en prise avec la disgrâce, l’inélégance, si ce n’est déjà un peu le cas, leur est difficile à vivre. La peur du 'laid' traduit subconsciemment la peur de sa propre transfiguration négative. Une réaction de fond bien humaine, mais traduite en surface de façon discutable. Par ailleurs, chez ces femmes y allant de la sorte en traits de dénigrement des hommes, il y va d’un ressort psychologique principal autre, qui est celui de la moquerie. C’est si drôle… oui mais, sans s’arrêter sur le fait qu’elles pourraient être blessantes, qu’elles pourraient s’excuser, et qu’elles pourraient faire attention. Là où il y a un côté positif aux choses, il y a aussi un côté négatif. Cela vaut pour l’humour. Et son côté négatif peut être bête et méchant, à l’image de ce que nous pouvons être, finalement, quand nous nous adonnons à de l’humour vache lors de parties de rigolade. Ce n’est pas rédhibitoire. Nous avons besoin de rire ; quitte à ce que notre rire découle parfois de trucs tordus. « L’homme souffre si profondément qu’il a dû inventer le rire » a écrit Nietzsche. Notre nature humaine étant ce qu’elle est, accordons-nous une zone de tolérance psychologique, thérapeutique, où l’on pourrait parfois se lâcher à l’abri de tout jugement critique ; et accordons-la à ces femmes qui dénigrent et moquent ainsi les hommes. Au-delà, pour vous-même si c’est le cas, il faudra apprécier si vous êtes enclines au dénigrement moqueur. Et apprécier si vous êtes cassante et déterminée : notation facile. Ou si vous vous complaisez à la moquerie et au dénigrement moqueur, sans y mettre trop de fond ; mais ce qui devient désobligeant si vous insistez : notation plus délicate.

THÈME DIAGNOSTIC ⑤
LES TRAVERS DE L’ÂGE


La question de l’âge est abordée ici. Nous traitons : le pseudo-adulte (18-25 ans) ; le jeune adulte ; l’adulte d’âge moyen ; l’adulte du troisième âge. Nous avons choisi d’écarter l’enfance et l’adolescence, ainsi que le quatrième âge. Nous ciblons les tranches d’âges entre 18 et 80 ans ; parce qu’avant, l’esprit humain n’est pas abouti ou en passe de le devenir rapidement Et parce qu’en fin, nos grands Anciens, devenus fragiles, se retrouvent souvent en situation de prise en charge physique et parfois psychologique. Sinon, dans le cadre de notre étude, on pourrait croire que plus on vieillit plus on se bonifie. Ce n’est pas forcément vrai. Les questionnements posés, au fil des âges, le montrent.

ATTENTION !
Les 18/30 ans, NE LIRE QUE de 27/AGE/18/30 à 32/AGE/18/30
Les 30tenaires, NE LIRE QUE de 27/AGE/30/TAINE à 32/AGE/30/TAINE
Les 40/60 ans, NE LIRE QUE de 27/AGE/40/60 à 32/AGE/40/60
Les 60tenaires, NE LIRE QUE de 27/AGE/60/TAINE à 32/AGE/60/TAINE

□ LE PSEUDO ADULTE (DE 18 À 30 ANS)

En serait-il ainsi de vous ?
– 27/AGE/18/30 | SE REVENDIQUER DÉRAISONNABLEMENT INDÉPENDANT
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La revendication déraisonnable de son indépendance
L’âge de la majorité franchie, des jeunes adultes se revendiquent majeurs et libres, pensant que désormais, en vertu de cette 'grande liberté' qu’ils attendaient tant, tout leur est désormais permis, tout leur est autorisé. Cette perception des choses est mauvaise. Deux cas de figure se présentent. Premier cas. Si par exemple le jeune adulte fait des études ou qu’il ne travaille pas, et qu’il subvient à ses besoins par le biais de ses parents, autrement dit que ses parents subviennent à ses besoins, il se trouve majeur et indépendant juridiquement, mais majeur et dépendant dans sa vie pratique. Dépendant de ses parents. Ce qui pose un 'cadre' sur cette image de 'grande liberté' qu’il avait en tête. S’il ne veut pas comprendre cela, qu’il ne veut pas tendre vers cela, il y a alors un défaut de réflexion qui se pose. Deuxième cas de figure. Si le jeune adulte est autonome financièrement, il est juridiquement majeur et indépendant, et dans la vie pratique il est majeur et indépendant – mais mais mais… dépendant des règles que la société lui impose, règles sociales, règles de travail, règles diverses. Si le jeune adulte ne veut pas intégrer ceci, qu’il lutte contre, qu’il tempête fortement et qu’il agit inconsidérément, du style : « J’emmerde le chef, si j’arrive en retard, j’arrive en retard ! », il se pose également un problème de réflexion. D’un point de vue général, dans le cadre de notre ouvrage d’évaluation et de notation, il y a bien sûr de l’indulgence à avoir sur des comportements de jeunes adultes qui sont encore 'victimes' des velléités de leur âge. Aussi pour votre notation personnelle de jeune adulte, soyez attentif à repérer si vous êtes encore sous cette emprise, ou si vous êtes au-delà et que vous parlez et vous comportez avec excès.

En passez-vous par ces élans ?
– 28/AGE/18/30 | INVINCIBILITÉ ET AGISSEMENTS IRRÉFLÉCHIS
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Le sentiment d’invincibilité
Retour vers l’adolescence. Ce sentiment d’invincibilité est propre à l’adolescent qui est porté à agir dangereusement. Pensant ou voulant bien croire qu’il ne peut rien lui arriver, il dénie volontiers le risque qu’il prend alors qu’indéniablement il se met en danger. Voici des risques fréquemment pris par des jeunes. Risques sociaux : au travail, risque de se faire mettre à la porte ; dans la vie, risque de s’attirer des ennuis. Risques physiques : la pratique de sports et de loisirs extrêmes, la conduite dangereuse sur la route, la sur-consommation d’alcool, la consommation de drogues, les rapports sexuels non protégés… Ce sentiment d’invincibilité propre à l’adolescence doit prendre fin avec elle. L’ennui est que si l’on sait quand commence l’adolescence (à la puberté), on ne sait pas toujours quand elle finit. Convenant que la fin de l’adolescence est difficile à préciser et varie beaucoup d’un adolescent à l’autre, des spécialistes s’accordent sur ce point : « On peut estimer que l’adolescence se termine en moyenne vers 21 ans ». Très bien ; il faut en tenir compte. Néanmoins si le législateur a fixé l’âge de la majorité à 18 ans, c’est qu’il a jugé qu’à cet âge on était doté d’un certain degré de maturité. Pour en revenir à notre sujet du jeune adulte de 18 à 30 ans, la question à se poser sur vous-même, est de savoir si vous êtes resté/e à un degré de réflexion d’adolescent, ou si vous en êtes arrivé/e au degré de réflexion du jeune adulte ? En tant que jeune adulte plus âgé, plus près des 30 ans que des 18, vous pourrez vous demander si vous avez un degré de réflexion en rapport avec votre âge, ou si vous êtes demeuré/e un ado attardé ? Le journal canadien 'Le Devoir' titre sur cette série télé 'Les Invincibles', mettant en scène quatre jeunes adultes, amis de toujours, qui veulent assouvir leur soif de liberté : « Les Invincibles, des ados attardés ! ». La formule semble bonne. Ces personnes ne mesurent pas complètement les conséquences de leurs actes, n’en ont pas une conscience très développée. « La conscience ; avoir la conscience ! », voilà donc la formule clé. Un dictionnaire philosophique en dit : « La conscience est la capacité de se percevoir, s’identifier, de penser et de se comporter de manière adaptée. Elle est ce que l’on sent et ce que l’on sait de soi, d’autrui et du monde. En ce sens, elle englobe l’appréhension subjective de nos expériences et la perception objective de la réalité. Par elle, enfin, nous est donnée la capacité d’agir sur nous-même pour nous transformer ». Tout est dit. En conclusion, si en tant que pseudo-adulte, vous pensez, vous vous déclarez, vous vous comportez comme un invincible à qui il ne peut rien arriver, aussi bien socialement que physiquement, si vous insistez dans vos déclarations et vos comportements en dépit des mises en garde qu’on a pu vous faire, c’est à noter en conséquence.

Vous estimez-vous quelque peu en ?
– 29/AGE/18/30 | INCAPACITÉ DE DÉPASSER LA FRUSTATION
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L’incapacité à dépasser sa frustration
Sortant de l’adolescence où l’on est idéaliste par nature, le pseudo-adulte perd peu à peu son idéal de vie pour s’inscrire dans les réalités de l’existence. Cela ne se fait généralement pas d’un coup mais progressivement. Ce qui fait que bien des personnes commencent à vivre leur jeune vie d’adulte avec, en tête, une approche idéalisée du fonctionnement de la société. Or comme la société s’administre à sa manière, avec ses règles et ses contraintes, et que ce n’est pas elle qui va plier, le jeune adulte en éprouve de la déconvenue. Celui-ci est frustré et le manifeste… ou ne le manifeste pas vraiment. S’il ne le manifeste pas vraiment, on peut penser qu’il s’en tient à cette attitude parce qu’il fait preuve de compréhension et qu’il 's’adapte' sans heurts, ce qui ne veut pas dire qu’il est en accord avec les règles ou qu’il ne conserve pas son esprit critique. Attitude raisonnable dirons-nous ; au sens où elle fait appel à la raison. S’il manifeste et qu’il rugit, qu’il agit inconsidérément, cela traduit qu’il se trouve dans l’incapacité de dépasser son stade de la frustration. Pour employer une expression qui parlera à tous, on pourra dire qu’il est 'buté'. S’il le reste quoi qu’on lui dise, la conclusion qui vient à l’esprit est : irréflexion. S’il prend un peu de temps pour dépasser ce stade, la conclusion sera : irréflexion puis réflexion. S’il prend énormément de temps pour dépasser ce stade, on en traduira : irréflexion, irréflexion, encore irréflexion, etc., puis réflexion. Vous voici donc en possession du cheminement intellectuel pour vous aider à vous noter sur ce point de l’entêtement. Naturellement, votre jugement est à pondérer par le fait qu’il est structurellement normal que le jeune adulte que vous êtes soit quelque peu dans la résistance au regard de l’âge… étant entendu qu’il devient intelligent de lâcher prise à un moment.

Vous jugeriez-vous parfois ?
– 30/AGE/18/30 | SANS NUANCE ET DANS LE REFUS DES COMPROMIS
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L’hypertendance aux réactions rigides et cassantes
Le 'jeune' tient cette tendance à avoir des réactions rigides et cassantes de sa période d’adolescence. À cette époque de sa vie, il n’est guère capable de négocier et il n’est jamais d’accord avec toute personne (parents, professeurs, supérieurs) qu’il ressent – à tort – comme étant de tout-puissants persécuteurs. En fait, comme le souligne le psychiatre Jean-Yves Hayez : « celui-ci ne reconnait pas ce supplément de Pouvoir des adultes ; il est leur égal ». Dans la période de mutation de l’état de vieil adolescent à celui de jeune adulte, le 'jeune' ne se trouve pas encore départi de ces structurels modes de fonctionnement. De plus, la vie ne lui a pas encore laissé le temps et ne lui a pas encore donné suffisamment d’occasions pour qu’il se polisse. Il est encore fait de comportements et de dires tranchants. Ainsi, il mène des attaques de front ou répond de la même façon à des réflexions qui lui sont faites, il ne fait ni dans le compromis, ni dans la négociation, il éprouve de la difficulté à se remettre en question. Tout cela est donc normal pour un adolescent ; à peu près normal pour un très jeune adulte ; un peu moins normal pour un moins jeune jeune-adulte. Ceci pour vous tracer un cadre qui vous permettra de procéder à votre évaluation de jeune adulte. En résumé : « des attaques ou des réponses frontales, pas de compromis, ni de négociation, pas de remise en question quoi qu’on dise » pour le tout jeune adulte de 18 ans que vous êtes, vous conduiront à vous accorder des circonstances atténuantes et à vous attribuer une note faible. Les mêmes comportements chez le moins jeune adulte, de 20-21 ans et plus que vous êtes, vous conduiront à vous accorder moins de circonstances atténuantes et à vous attribuer une note moyenne. Les mêmes comportements chez le jeune adulte plus mature, de 25 ans et plus que vous êtes, vous conduiront à ne pas vous accorder de circonstances atténuantes et à vous attribuer une note affirmée.

Poussez-vous un peu trop à ?
– 31/AGE/18/30 | DÉFIER L’AUTORITÉ ET LES CONVENANCES
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La tendance à transgresser les règles et faire fi des conséquences inhérentes
Transgresser les règles, c’est enfreindre la loi ; républicaine, sociale. Délaissons les manifestations délinquantes etc., pour ne nous intéresser qu’à ces transgressions communes du quotidien. En voici des exemples. Partir d’un bar avec un verre ; faire l’amour en voiture ou en extérieur (avec le risque d’être vu) ; tricher aux allocations sociales en faisant des déclarations arrangées ; pointer pour un autre à l’usine ; utiliser pour soi des timbres ou des fournitures du bureau ; téléphoner au volant, avoir trop bu, avoir 'fumé', rouler trop vite, etc. Certains de ces actes se classent au rang du faible danger et de la sanction administrative (amendes, petits jugements), d’autres au rang supérieur du risque physique (blessure, décès). Pour les actes sans danger relevant de la sanction administrative, si le risque est pris pour soi, en connaissance de cause, parce qu’on y trouve un intérêt, et en assumant par avance les possibles conséquences négatives (« Je sais que c’est interdit mais je choisis de le faire quand même »), c’est un acte réfléchi et nous n’y voyons rien de foncièrement imbécile. Si le risque est pris en entrainant autrui, sans demander son avis (« Je sais que c’est interdit mais je m’engage quand même dans cette voie au nom de nous tous »), si c’est réfléchi c’est du domaine de la manipulation ; si c’est irréfléchi cela relève de l’inconscience ; dans les deux cas c’est à noter en conséquence. Pour les actes relevant du domaine du danger et des conséquences physiques (le jeune conduit vite par exemple), s’il se met en danger 'raisonnablement', en étant seul et sans risque potentiel pour autrui, c’est son choix assumé… mais dans la mesure où des blessures, blessures invalidantes, décès, peuvent survenir pour une raison imprévue, c’est tout de même imbécile. S’il se met en danger 'déraisonnablement' avec des risques pour autrui, des accompagnants ou des personnes extérieures qui peuvent subir les dommages d’un accident, par exemple, nous nous trouvons face à une personne à évaluer d’une grande immaturité, grande inconscience. Dans tous les cas, c’est imbécile à des degrés divers. En résumé, pour bien noter le sujet, le mot arbitre peut être le mot 'maitrise'. Est-ce que la jeune personne que vous êtes possède une certaine maitrise dans l’exercice de ses actes et, donc en amont, une certaine maitrise de l’esprit ? Trois paliers de lecture. « Je mesure toutes les conséquences, et je le fais » : si c’est le cas, il y a du discernement, mais malgré tout une (faible) note de degré de déraison à décerner. « J’appréhende à peu près le risque, le danger, les conséquences, à peu près seulement, et je le fais quand même » : là, une note moyenne à attribuer. « Je ne réfléchis pas ou peu et je le fais » : une note forte à décerner. La note sera à pondérer pour les très jeunes adultes plus près de 18 ans que des 30, eux qui sortent d’une période où l’on transgresse allègrement pour tester les règles et pour se construire.

Faites-vous souvent dans le ?
– 32/AGE/18/30 | REJET DES RÈGLES MORALES DES PLUS ANCIENS
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La tendance à décrier les règles et les 'Vieux'
Du point de vue moral, plus que de celui du pouvoir qui s’exprime plus tard quand il est en situation d’accéder à des responsabilités et qu’il est en concurrence, le jeune adulte a tendance à dénigrer les règles et les 'Vieux', comme il dit. « Les règles et règlements sont c... Les Vieux le sont aussi, eux qui nous les rappellent », pourrait-on résumer en cette phrase le système de pensée de bien des jeunes gens. Les règles contraignent, et les jeunes adultes au sortir de l’adolescence, encore idéalistes et encore peu habitués aux règles de vie adultes, n’aiment guère cela. Ils sont de jeunes cailloux friables aux arêtes tranchantes. Les Anciens, eux, sont maintenant de solides cailloux polis et ils représentent aux yeux des jeunes, ceux qui font les règles et/ou qui y tiennent. C’est une erreur de jugement du jeune adulte, car ce ne sont pas uniquement les Anciens qui tiennent à cela, c’est la société dans son ensemble, cette société démocratique dans laquelle nous vivons. Par ailleurs, le jeune homme, la jeune femme, doit s’intégrer dans cette société aux règles d’adultes nouvelles pour eux, et pour cela il lui est nécessaire de faire un effort d’adaptation pour y parvenir. Quand on doit intégrer un nouveau milieu, il convient de se mettre en mode écoute avec ceux qui le composent, y compris les 'Anciens'. Ce qui signifie : être réceptif aux conseils et recommandations, mais aussi s’informer, poser des questions et permettre à l’autre de livrer son expérience. Il va de soi que les Anciens se doivent d’avoir, en retour, un comportement adapté envers la jeunesse. Il faut du lien et de la communication. Les psychologues Marie Bérubé et Marc Vachon soulignent : « Toute communication nécessite la création d’un pont entre les individus. Entrer en relation part d’une volonté de créer ce pont et passe par une flexibilité de part et d’autre, afin de rejoindre l’interlocuteur sur son terrain. Communiquer suppose donc un effort commun, et la croyance malgré les différences entre les individus dans les bonnes intentions de chacun ». Tout d’abord, notons que ce principe de 'différences entre les individus' est à retenir absolument. À ce propos, est-ce qu’en tant que Jeune vous faîtes dans le : « J’identifie cette personne comme étant un Vieux, et tout ce qui s’ensuit en lieux communs négatifs », ou dans le : « J’identifie cette personne comme quelqu’un différent de moi, à commencer par l’âge, et pas pour autant comme étant : dépassé, has-been, c... ? ». Ensuite, et plus globalement, le maitre mot de la citation des psychologues est certainement : 'Flexibilité'. À ce propos, vous montrez-vous intelligemment flexible (pour votre âge) ou plutôt sottement inflexible ? Note en fonction.

□ LE JEUNE ADULTE (ENVIRON 30 ANS)

Vous arrive-t-il malgré tout à ?
– 27/AGE/30TAINE | VOULOIR EN METTRE PLEIN LA VUE
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La tendance à vouloir en mettre plein la vue
« 30 ans et plus ! Bienvenue dans le monde des adultes en âge d’être reconnus comme tels et en âge d’accéder aux responsabilités ! », pourrait-on dire pour synthétiser. Mais à trente ans, même si on a de la maturité, on n’a pas encore la maturité que confère l’âge, les maturités successives que confèrent les âges de la vie. Si le trentenaire le pressent au fond de lui, pas sûr que cette préconscience remonte très bien jusqu’à son esprit. Ce qui fait qu’il développe des comportements que l’on pourrait qualifier d’inappropriés. Dans la vie quotidienne et dans le travail, bien des trentenaires sont dans le besoin 'd’en mettre plein la vue'. S’ils le font, c’est pour se donner de l’importance. L’expression parle d’elle-même. Et s’ils veulent 'se donner' de l’importance, c’est qu’au fond ils ne sentent pas très sûrs d’eux et qu’ils éprouvent des peurs qu’ils veulent masquer : la peur de ne pas être pris au sérieux, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur d’être mal jugés, la peur d’être exclus…, la peur de ne pas être aimés. Plutôt que de 'truquer', ils pourraient en arriver à développer un comportement normal en appliquant des règles simples. En acceptant d’être eux-mêmes, à l’âge qui est le leur. En acceptant de ne pas être reconnus comme exceptionnels. En renonçant présentement à certaines ambitions de grandeur et de pouvoir. En ne recherchant pas l’attention ou une admiration constante. En arrêtant de se comparer aux autres. En considérant que la propre opinion d’eux-mêmes est plus importante que celles des autres à leur sujet… Et en se disant, qu’en définitive ils n’ont pas besoin d’en mettre plein la vue pour être aimés, pour être 'importants' aux yeux d’autrui. Mais peut-être est-ce trop demander à des trentenaires que de s’imprégner immédiatement de tout cela, et de le mettre en pratique. Cela devrait venir avec l’âge, avec les âges de la vie. Néanmoins, on est droit d’attendre d’eux qu’ils en comprennent et qu’ils en appliquent une partie. Ainsi, pour ce qu’il est de vous-même, il conviendra de noter si vous avez une tendance marquée à vous donner de l’importance, au point d’en agacer les autres. Car si vous n’avez pas conscience que vous jouez un rôle et qu’en plus vous agacez, il y aura matière à vous noter sur votre inaptitude à la réflexion sur le sujet. Avec les degrés de notes qui s’imposent.

Identifiez-vous chez vous une certaine ?
– 28/AGE/30TAINE | TENDANCE À SE SURESTIMER
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La surestimation de ses capacités, de ses responsabilités, de sa personnalité
Bien des trentenaires ont tendance à se voir et à se vivre plus 'grands' qu’ils ne le sont réellement, et ce, aussi bien au niveau social, intellectuel, physique ou amoureux. Ils sont pressés, veulent se réaliser, réussir, prendre le pouvoir. Sauf que pour cela, il faut les moyens de ses ambitions et qu’il est encore souvent trop tôt pour cela, sans parler de la résistance des Anciens qui ne veulent rien céder. Ces jeunes gens souvent ont tendance à se surestimer. Les psychanalystes disent de ce trait de caractère qu’il « peut conduire le sujet au délire, avec des comportements incohérents, et se traduire par des ambitions vouées à l’échec en raison des capacités réelles insuffisantes de la personne en question ». Si la surestimation de soi et de ses capacités est assez répandue dans l’ensemble de la population, et peut être considérée comme acceptable au regard de nos petits travers ordinaires, elle devra vous interpeler quand vous vous comporterez au-delà de ce degré raisonnable de surestimation propre aux gens de votre âge ; que carrément 'vous vous y croirez', 'vous vous la pèterez', vous jouerez à 'La grenouille qui veut se faire aussi grosse que bœuf' (La Fontaine, fable). « Elle, qui n’était pas grosse en tout comme un œuf / Envieuse, s’étend, et s’enfle, et se travaille / La chétive pécore / S’enfla si bien qu’elle creva / Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages »… Et de bien des jeunes gens qui veulent devenir importants avant l’âge ! L’intelligence veut que l’on sache distinguer une grenouille d’un bœuf. Elle veut que l’on sache à peu près où se situer en matière de personnalité et de responsabilités. Si ce n’est pas votre cas ou pas exactement votre cas, erreur de jugement, égale défaut de jugement, égale bêtise. C’est à noter.

Cultivez-vous une ?
– 29/AGE/30TAINE | AMBITION AVEUGLE ET IRRESPECTUEUSE DES AUTRES
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La tendance à l’ambition aveugle et irrespectueuse des autres
« J’ai trente ans, ça y est, l’âge de l’attente est fini, celui de la réalisation commence, je suis au pied du mur, j’ai tout à attendre » dit le personnage Andrée dans Les Jeunes filles, de Henry de Montherlant. « J’ai tout à attendre » et à… Atteindre. Comme l’adjudant pressant pousse le bidasse à franchir dare-dare le grand mur dans le parcours du combattant, une voix intérieure pousse aux fesses le trentenaire pour qu’il concrétise rapidement 'des choses'. La trentaine, c’est l’âge où l’on pense qu’il faut accéder à quelque chose ; et cela crée des travers. La trentaine a des ambitions. Ce qui est plutôt bien, si elles sont réfléchies et réalisables : ce qui implique que la personne a bien la conscience d’avoir les moyens de ses ambitions. Et si ces ambitions sont applicables dans le domaine de l’acceptable ; pas à n’importe quel prix, notamment celui-ci : « Pour être ambitieux, il faut haïr ceux qui se mettent en travers de notre chemin ! ». Citation évocatrice de l’écrivain Gil Bluteau montrant la dérive vers laquelle peut glisser un trait de caractère quand il échappe à la conduite de l’esprit. En résumé, pour ce qui est de vous, sachez distinguer la bonne et saine ambition de celle qui ne l’est pas, et notez à la hauteur du degré de malfaçon ; de votre malfaçon d’être et de faire.

Seriez-vous enclin/e parfois à ?
– 30/AGE/30TAINE | ÊTRE DONNEUR DE LEÇONS
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La tendance à avoir des certitudes et à donner des leçons
Qui donne des leçons ? Les maitres. Qui sont les maitres ? Généralement des personnes de suffisamment de savoir et d’expérience. Par comparaison, des jeunes gens, la trentaine, qui démarrent dans le travail et dans la vie, peuvent-ils être des maitres ? Pas encore. Plus tard. Pourtant, bien des trentenaires se montrent pétris de certitudes et donneurs de leçons. Sans doute en ont-ils tant reçu dans leur jeune vie : à l’école, collège, lycée, fac et autres lieux de formation, qu’ils en ont assez des leçons, qu’ils pensent en savoir assez, et qu’ils veulent maintenant en donner. Empressément. Tout en zappant sur un point essentiel qui ne s’acquiert pas par l’enseignement : l’expérience. Jean-Luc Gilles, spécialiste des sciences de l’éducation, explique : « Il n’y a pas, à notre connaissance, de règles et principes d’auto-estimation de ses compétences qu’on ne puisse enseigner. En revanche, l’apprentissage de cette habileté métacognitive (traduction : celle de pouvoir penser sur soi-même) se fait par l’ajustement de nos comportements d’auto-estimation après avoir été confronté aux conséquences de nos jugements ». Le jeune homme, la jeune femme n’a pas encore assez de recul pour cela. « L’ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit », dixit Aristote. D’une certaine manière, au regard de l’expérience, le jeune est encore ignorant. Et pourtant, il affirme. Quel en serait le fondement ? Le journaliste-animateur Philippe Bouvard le pointe quand il écrit : « Je n’admire pas la jeunesse pour la brutalité de ses certitudes, mais pour la sincérité de ses angoisses ». La jeunesse masque ses angoisses par des certitudes. D’accord, c’est ainsi, tenons-en compte. Seulement, pour votre évaluation, voyez tout de même si la personne que vous êtes « n’est pas trop sûre de ses certitudes ! », auquel cas vous seriez bel et bien comme le dit Aristote : un « ignorant » qui « affirme », ce qui mérite une note à hauteur du degré de sottise.

Seriez-vous un peu du genre à ?
– 31/AGE/30TAINE | NE PAS VOULOIR TENIR COMPTE DES CONSEILS
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La tendance à ne pas tenir compte des conseils des Anciens
Le tout-jeune voit les adultes « comme des vieux et qui sont là en plus pour les empêcher de faire ce qu’on veut ! C’est des c. » Dès lors, tout ce que ces personnes peuvent dire ou faire n’a plus aucune valeur. Plus tard, et particulièrement à la trentaine où le jeune homme, la jeune femme est en passe d’accéder à un certain pouvoir, d’une certaine façon c’est pareil. L’âge de la réflexion venu, l’ex tout/e-jeune pourra faire un retour en arrière et se dire que les parents donnaient des conseils et interdictions au nom de l’affection. Que les enseignants ne le faisaient que parce que c’était leur métier et qu’ils voulaient bien le faire. Que tous ces conseils et interdictions d’adultes n’étaient pas donnés pour brimer mais pour permettre de se construire, 'de grandir', sans manques, sans travers et autres carences handicapantes pour le présent et pour l’avenir. Pour ce qui est de la personne trentenaire, dans ses rapports sociaux et de travail avec les plus anciens, à l’âge où son esprit en est arrivé, elle devrait être à même de se dire immédiatement la même chose, en toutes circonstances : « Je ne vois pas d’intentions de brimer mais des occasions qui me sont données de continuer de grandir ». Évidemment, dans le flot des gens côtoyés, il y a forcément des personnes névrosées qui éprouvent le besoin d’emmerder autrui, surtout s’il est jeune ! Ce trait défaillant de caractère n’a rien à voir avec une catégorie d’âge. Il se retrouve partout ; y compris donc chez les plus anciens. Cela étant posé, le trentenaire équilibré et réfléchi est à même d’écouter intelligemment les conseils que d’autres veulent bien lui donner. Rien ne l’oblige à les suivre. Il les écoute sans se sentir agressé. Cela peut lui permettre de faire le point, de se remettre en question, de continuer le chemin en poursuivant sur une voie de progression. Pour votre évaluation sur votre prise en compte des conseils des plus anciens, le critère révélateur à retenir est l’'ouverture d’esprit'. Qui en a, permet à son esprit de fonctionner largement. À l’inverse il y aura du défaut de jugement, à identifier et à noter selon le degré, chez qui aura tendance à fonctionner en situation de 'mental block' comme disent les Anglais.

Avez-vous des ?
– 32/AGE/30TAINE | DES IDÉES ARRÊTÉES ET NON PARTAGÉES SUR LE COUPLE
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La tendance à vouloir imposer au nom de l’amour
Si l’on ne sait pas suffisamment s’en détacher, le mythe de la princesse et du prince charmants, dont on a été bercé pendant sa jeunesse, fait des ravages quand on se met en couple, et particulièrement lors des premières années. La princesse et le prince charmants, après s’être cherchés, se trouvent et s’aiment d’un amour fusionnel. Encore de nos jours, le couple fusionnel représente le modèle de la perfection amoureuse, la rencontre de deux âmes sœurs qui font tout ensemble. Il y a un temps pour croire à cela sur la durée, et il y a un temps pour se réveiller. À trente ans, on a la maturité pour commencer à se réveiller. Ce sujet mérite explication. Quand les partenaires trouvent leur compte dans cette relation 1+1 = 1, le couple fonctionne. « Les problèmes surgissent quand la réalité montre que cette unité fondamentale n’est d’une part qu’un mirage, et que d’autre part elle entrave le développement personnel des partenaires », dit le psychiatre John Lippens. Il identifie deux mécanismes principaux expliquant les unions fusionnelles. Un : « Le mouvement peut être partagé. Chacun des partenaires éprouve des difficultés à assurer son autonomie et préfère se noyer dans une nouvelle identité protectrice et anonyme, le 'on' au lieu de 'je'. Dans le cadre de notre ouvrage pour votre évaluation, pas de conclusion spéciale à en tirer si vous vous trouvez dans ce cas, puisque chacun des partenaires y trouve son compte. Deux : « L’un des conjoints entraine l’autre dans l’illusion d’une fusion à laquelle il le contraint. Le conjoint soumis devra se mettre au service des desseins du premier, pour faire croire qu’ils partagent les mêmes idéaux, et qu’au fond, ils sont les mêmes. Exit donc le douloureux sentiment d’altérité » (traduction : la reconnaissance de l’autre dans sa différence). Comme énoncé, il y a bien sûr de la souffrance, ou plutôt du désir de ne pas souffrir derrière cela. N’empêche qu’il peut y avoir une volonté, dans les cas marqués, de vouloir imposer une pratique stéréotypée, pas plus réfléchie que cela, pas réfléchie du tout, imbécile, qui s’appuierait sur le théorème suivant : « je t’aime, tu m’aimes, et au nom de ce 1+1 = 1, on fait toujours tout ensemble, tu aimes ce que j’aime ! ». Ceci identifié chez vous-même sera à noter en conséquence.
En PS et en bonus pour aider à réfléchir, notons que des spécialistes présentent l’union amoureuse idéale sous la formule 1+1 = 3 (toi + moi + nous). Une formule commentée ainsi par une Internaute sur un forum : « J’aime bien l’idée que le couple sera plus que la somme de deux êtres. Il aura sa vie propre, ses coutumes propres, son histoire propre. Les deux '1' doivent nourrir à parts égales le couple : le '3' ».

□ L’ADULTE D’ÂGE MOYEN 40 À 60 ANS

Faites-vous dans ?
– 27/AGE/40/60 | L’OUBLI D’AVOIR ÉTÉ JEUNE ET SE FAIRE MORALISATEUR
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_ La tendance à oublier qu’on a été jeune
Avoir oublié qu’on a été jeune lorsqu’on en arrive à un âge avancé, cela peut se comprendre. Mais à quarante ans, plus difficilement. À cet âge, les années de sa propre jeunesse ne sont pas si lointaines. Le fait d’avoir des enfants adolescents fait en plus que l’on est encore en prise. Alors admettons que « l’homme arrive novice à chaque âge de la vie » dixit l’homme de lettres Nicolas de Chamfort. Cela étant il y aura suspicion d’irréflexion chez tout quadra qui 'oublie' celui ou celle qu’il a été ; et par voie de conséquence qui critique les jeunes gens en général. À y réfléchir, s’il veut bien y consentir, le quadra pourrait se dire qu’Untel ou Unetelle a ni plus ni moins un système de pensée et un comportement en rapport avec son âge, sa jeune expérience, le milieu dans lequel il ou elle évolue. Chacun est à même de tenir ce court raisonnement, puisque chacun en est passé par l’enfance et l’adolescence. Alors pourquoi certains quadras oublient-ils qu’ils ont été jeunes ? Première explication. Car il pourrait être déstabilisant de se laisser aller à percevoir en soi des traces de l’enfant et de l’adolescent qu’on a été, alors que la société requiert qu’on soit adulte et guerrier pour bien vivre, vivre, survivre. Ainsi l’oubli, le : « c’est terminé tout ça ! » est une solution. Sauf que « le passé ne demande pas à être oublié, mais compris » comme le souligne le philosophe Marc Crépon ; compris, intégré, le mieux calé possible dans la vie de chacun afin de servir de socle le plus stable possible pour la suite du déroulement de la vie. Nous parlons ici d’un passé sans problème particulier. Seconde explication. La personne a une façon biscornue d’appréhender les choses. D’abord elle pense : « Ils sont jeunes, j’ai été jeune », et cela crée un phénomène d’identification et de compréhension. Ensuite ça tourne court quand, par faible réflexion, elle se prend à regretter que ces jeunes actuels ne se comportent pas comme elle-même au même âge. Elle ne se reconnait pas en eux. « Ce n’est pas pareil ! ». Effectivement ce n’est pas pareil : les époques ne produisent pas les mêmes jeunes. Dans le sujet qui nous intéresse, ce n’est pas les jeunes gens que nous avons à juger (rien de nouveau sous le soleil, dans toutes les époques le jeune est un trublion) mais ceux de ses pairs, vous-même peut-être, qui vous adonnez plus ou moins consciemment à ce genre de raisonnement inabouti.

La jouez-vous ?
– 28/AGE/40/60 | INDISPENSABLE, L’ABUS DE POUVOIR ET D’EXPÉRIENCE
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La tendance à utiliser des méthodes discutables dans la pratique du pouvoir
« Elle avait vingt-neuf ans et souhaitait en posséder quarante, pour jouir d’une autorité conforme à son ambition » écrit Cécil Saint-Laurent dans l’un de ses livres. Il s’agit bien de cela. Quarante ans, l’âge où l’on accède enfin à du vrai pouvoir ; en autonomie. De même qu’on est crispé sur son volant de voiture lorsqu’on se retrouve lâché seul dans le flux de la circulation, le permis de conduire en poche, c’est souvent pareil dans la vie lorsqu’on se retrouve à exercer une responsabilité en solo. L’expérience et la réflexion aidant, certains parviendront à la maitrise et au bon exercice de la responsabilité. En attendant l’expérience, le jeune quadra que vous êtes est-il doté d’un bon degré de réflexion ? On pourra se poser la question si dans le grand collectif de la vie, vos comportements méritent des coups de sifflet pour fautes et des cartons jaunes. Par exemple, si vous êtes enclin à imposer votre point de vue (la force l’emporte sur l’esprit) ; à utiliser votre ascendant psychologique à mauvais escient en recourant à la mauvaise foi, à des pressions et chantages ; si vous êtes porté/e à abuser de votre pouvoir psychologique et physique en surjouant une image autoritaire ; ou encore à faire dans l’impolitesse et l’incorrection au prétexte que votre position vous donne tous les droits. « Ces formes d’autorité abusive sont l’expression d’un état émotionnel face à ce qui est ressenti comme une menace pour soi. Certains choisissent la fuite. D’autres écrasent leurs interlocuteurs par peur d’être dépassés ou de ne pas être reconnus et considérés. L’agressivité semble alors la seule arme pour exister. Dans les deux cas, cette attitude provient d’une image de soi défaillante », constate le docteur psychothérapeute Catherine Aimelet-Périssol. Des psychologues se font plus précis, évoquant : « la peur de l’incompétence, du rejet et de l’abandon, l’insécurité, le complexe d’infériorité, le besoin de tout contrôler, l’hyper-perfectionnisme, l’inconnaissance, la logique binaire (tout ou rien, bien ou pas bien), l’absence d’empathie, le manque d’éducation ». Donc tout le contraire de ce que ces personnes veulent montrer. L’analyse de ces causes de comportement est une affaire complexe que nous n’aborderons pas ici. Pour ce qui est de votre évaluation, faites en sorte d’appréhender si vous vous pliez ou non aux règles courantes et acceptables de l’exercice de l’autorité et du pouvoir. Si ce n’est pas le cas, vous serez à même de ressentir ou de pressentir que vous procédez ainsi pour de mauvaises raisons.

Êtes-vous de genre à ?
– 29/AGE/40/60 | REFUSER SON ÂGE
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L’obstination de vouloir faire jeune jusqu’au mensonge
Faire mystère de son âge, par coquetterie, désir de plaire, c’est mignon, on reste dans le jeu de la séduction. Cheminons. Quand une personne d’âge fait la fête avec des 'd’jeuns', se comporte à l’identique, on remarque un décalage, qui peut amener à se demander s’il y a là de la bêtise ? À y réfléchir, non. Cela relève du choix personnel, et si nul n’est lésé et que l’intéressé/e est en joie, c’est tant mieux. On peut néanmoins être amené à penser qu’il est bête pour la personne qu’elle ne se rende peut-être pas compte qu’en 'se vivant ainsi', elle se glisse dans la peau d’un personnage en décalage avec qui elle est vraiment : une personne d’âge, requérant plus de sérénité. Cet inconscient investissement permanent dans le jeu d’un rôle est épuisant, comme l’exprime la psychanalyste Chantal Calatayud : « Si rester jeune est un projet intéressant, il doit rester facile à respecter. Regardons les nouveau-nés : n’avons-nous pas entendu dire qu’ils ont l’air de petits vieux […], l’épreuve de la naissance les a épuisés. Le 'remue-méninges' doit être tenu à distance ». Pas simple de se poser, cependant, car l’agitation, aussi épuisante soit-elle, peut être finalement plus facile à vivre que l’inaction et l’émergence de la conscience de son vieillissement ! Autre sujet connexe qui agite et fait parler. L’habillement. Des personnes d’âge qui s’habillent comme des 'd’jeuns', pour paraitre et se sentir jeunes, est-ce imbécile ? Pas sûr. On s’habille selon des codes, le code des âges est connu, et chacun porte les habits de sa classe d’âge. Dès lors, on s’habille tous avec le souci de faire 'genre', le genre de personne de l’âge que l’on a. S’il y a transgression, on est assuré de s’attirer des critiques. Mais ce n’est jamais qu’une affaire de codes, de vêtements, de choix, et il n’y a rien de fondamentalement imbécile, chacun fait comme il lui plait. On peut néanmoins se demander si la personne aimant s’habiller ainsi a une juste appréhension des choses lui permettant d’en jouir sereinement et de s’en accommoder, ou si elle vit dans l’illusion. Poursuivons par le rapport au corps. La chirurgie esthétique. La pratiquer ou pas est affaire personnelle. On entend dire que cela produit des traits figés, des visages en plastique. Si la personne 'esthéticisée' y trouve son compte : rien à redire. Néanmoins, une autre donnée entre en ligne : celle du rapport aux autres et du discours tenu. Quand des opérés prétendent qu’ils n’ont pas subi de chirurgie esthétique, alors que leur visage le dément, on se sent floué. L’humoriste Muriel Robin le traduit ainsi : « Je dirais aux femmes qui y songent : pourquoi pas ? Mais pensez à nous, spectateurs de votre changement ; n’essayez pas de nous faire croire qu’il ne s’est rien passé et que cela ne se voit pas. Mentir ne mènera à rien d’intéressant ». Au final, derrière ces situations évoquées depuis le début, transpire 'le mensonge'. Le collectif de mots révélateurs pour votre évaluation pourra être : 'physique, âge, mensonge' ; avec ce questionnement : cette personne fait-elle dans le mensonge au sujet de son âge et de son physique ? Une précision toutefois : il existe deux sortes de mensonge. Il y a le mensonge à soi-même : « Se mentir à soi-même, le meilleur moyen de ne jamais se trouver », dixit l’écrivaine Michelle Guérin ; c’est vrai, et nous délaisserons ici cet aspect des choses ; encore que se mentir à soi-même peut provoquer des comportements irrationnels préjudiciables aux bons rapports avec autrui. Et il y a le mensonge envers les autres. Voilà à quoi s’en tenir.

Tendez-vous à ?
– 30/AGE/40/60 | REFUSER DE VIEILLIR ET MOQUER L’ÂGE CHEZ LES AUTRES
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La tendance à se moquer du vieillissement des autres et le manque de retour sur soi-même.
« Je sais qu’à partir de maintenant ça va commencer à se voir », lâche cette actrice quadragénaire dans une interview. Le mot n’est pas dit, il est évoqué via le pronom démonstratif (qui se veut le moins démonstratif possible d’ailleurs) : « ça ». Le vieillissement chemine dans tous les corps et les esprits, ce qui est plus ou moins bien vécu par chacun. On peut s’en accommoder. Et même en rire ; de dépit. On peut rire à la blague lancée par l’interlocuteur ou rire de la blague qu’on lance soi-même ; « Conversation entre deux vieilles femmes assises sur un banc : Tu te souviens qu’on voulait ressembler à cette fameuse actrice quand on était jeunes ! Oui je m’en souviens ! Eh bien maintenant ça y est !!! ». Voyons comment est interprétée cette blague par nombre d’entre nous : « C’est rigolo ; B.B. se trouve prise dans cette blague ; elle est dite ou reçue sans arrière-pensée ; l’actrice vieillissante est comme elle est ; avec le parcours et le physique qui sont les siens ; je ne la prends pas spécialement comme cible de moquerie ; fin de la tranche de rire ». Autre cas de figure qui, lui, traduit un certain degré d’irréflexion : celui où l’on se moque et on prend plaisir à le faire de façon récurrente. Un commentaire psy sur la question explique qu’« en se moquant, le moqueur se moque de ce qu’il ne veut pas être, de ce qu’il ne veut pas devenir, et se conforte dans l’idée qu’il est lui-même un exemple de ce qu’il faut être ». Sauf que souvent le moqueur s’oublie dans cette histoire. A-t-il un esprit éclairé quand, dans sa période quadra-quinqua, il entre dans un tel processus de moquerie vis-à-vis d’autrui, qui est son ainé/e ? En lien avec cela, au sujet de notre vieillissement personnel, la question est de savoir si nous sommes objectifs et si nous avons suffisamment de capacité d’analyse. Il n’est pas rare de rencontrer une ancienne connaissance qui nous dise : « Tu n’as pas changé ! ». Il nous arrive aussi de dire cette phrase. Comment la comprendre ? Comme « Je n’ai pas changé, je n’ai pas vieilli ! » ou comme « Je n’ai pas changé, le vieillissement harmonieux de mes traits s’est fait sans déstructurer mon visage ». La seconde interprétation est la bonne, et qui s’accroche à la première est en mode d’aveuglement et de faible réflexion. Remarquons que c’est difficile car on n’aime pas se sentir vieillir (d’où un phénomène de déni) et on ne se voit pas vieillir. D’une part ce phénomène de vieillissement s’exerce si lentement qu’il est invisible au quotidien. D’autre part il y a cette explication. Elle a pour nom la « distorsion psychique », dixit la psychologue clinicienne Sylviane Liberge. « Même devant un miroir, on ne se voit pas forcément changer car on se voit à travers le filtre de son psychisme, et pour lui, rien ne change » ; la psyché est « l’ensemble des manifestations conscientes et inconscientes de la personnalité d’un individu ». Vous voici maintenant éclairé de tout ce qu’il est utile de considérer pour votre évaluation. On retiendra, en dominante, que 'moquerie insistante' et 'manque de retour sur soi' vont de pair, le second influant grandement sur le premier. Le manque est là : dans le retour sur soi et dans le rapport aux autres. Ne pas comprendre que le vieillissement du corps est un phénomène inéluctable, qui se produira sur nous-même de la même façon qu’il se produit sur nos ainés, est un signe de bêtise et doit être noté conséquemment.

Vous risquez-vous à ?
– 31/AGE/40/60 | DÉFIER L’EFFET DE L’ÂGE JUSQU’À SE METTRE EN DIFFICULTÉ
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La résistance à se reconnaitre en situation de vieillissement et à se projeter dans la vieillesse.
L’âge de vie moyen en France étant de quatre-vingts ans, l’entendement doit pouvoir juger qu’arrivé à quarante-cinquante ans, on bascule sur l’autre versant de la pyramide de son âge et que le reste va se faire en descente. Dès lors, tout esprit éclairé voit vers là où il va et, à l’observation des personnes vieillissantes, comment il y va. Toutefois la prise de conscience n’est pas affaire si facile. Témoin ce texte condensé d’un écrit philosophique remarqué sur le Net : « Vieillir, c’est le corps qui se bagarre. La vieillesse refuse de vieillir. Le corps est comme une menace que le sujet regarde se désintégrer progressivement. Il est comme un contenant où les 'organes' sont à observer, à contrôler. La dégénérescence progressive est un fait biologique : le corps s’autodigère, s’autodévore. Il se prépare à son propre suicide. Accepter de vieillir, assumer la vieillesse, la préparer : c’est être un assassin et une victime assassin. Bien vieillir, se préparer à mourir, c’est être contre la chair ». La conscientisation n’est donc effectivement pas affaire si facile ; mais elle est à faire ; un minimum vital. Ainsi, pour votre évaluation, vous serez attentif à remarquer si vous faites dans la réflexion et l’adaptation, ou si vous ne voulez pas tenir compte de votre avancée en âge et que vous exigez de votre corps les mêmes performances qu’avant. En substance, vous chercherez à voir si « vous voulez maintenir le rythme ! ». Entre autres… En ayant recours à une médication sauvage pouvant présenter des dangers (pilules achetées sur Internet), à une médication non agréée en France (DHEA), à la prise excessive de compléments alimentaires (à titre d’exemple, « La prise de zinc aurait une action préventive contre des cancers : œsophage, bronches, prostate. À l’inverse, son absorption excessive semble augmenter la fréquence des cancers du sein et du côlon »). En faisant des efforts physiques et en pratiquant des sports éprouvants, comme avant… « histoire de maintenir le rythme ! ». En négligeant les temps de repos dont on ne peut désormais faire l’économie, pour illustration à l’occasion de sorties nocturnes qu’on aime à pousser jusqu’au petit jour, comme avant… « histoire de maintenir le rythme ! ». En travaillant trop et trop longtemps, sans assez de temps de récupération, comme avant, « histoire de maintenir le rythme ! ». Ce n’est pas par hasard si le milieu sportif fait concourir ses athlètes dans des catégories :… cadet, junior, espoir, sénior… Les juniors sont plus performants que les cadets, les espoirs font mieux que les juniors et les séniors sont au top des performances. À quarante ans, les athlètes séniors passent en catégorie vétéran, sous-divisée en vétéran 1, 2, etc. ; et les vétérans ont de moins grandes performances. Or, pour le parcours de vie de tout un chacun, c’est pareil. C’est logique, c’est la logique de l’existence, et c’est intelligent d’en avoir une bonne conscience. Si vous vous entêtez et agissez en contradiction affirmée avec cette loi de la nature, c’est que vous ne réfléchissez pas jusqu’au bout de votre esprit.

Seriez-vous porté/e à faire dans ?
– 32/AGE/40/60 | LE JUSQU’AU-BOUTISME CHRONIQUE
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Les comportements déraisonnables en connaissance des risques et en voulant les ignorer
Pour reconnaitre les personnes concernées et les différencier des autres, celles qui agissent parfois dans l’excès, l’impulsion et donc la déraison, qualifions ces personnes de 'jusqu’au boutistes'. Le jusqu’au-boutisme c’est « la propension à faire les choses jusqu’au bout, selon ses convictions, sans tenir compte ni de la réalité ni des conséquences ». Voici des exemples de comportements liés au corps et à la santé, lesquels à quarante-cinquante ans méritent qu’on les préserve : la détermination à pratiquer ou à continuer de pratiquer des sports des plus intenses et à risques, des sports extrêmes… ; également dans l’extrême et le risque, dans un autre domaine : la surconsommation de Viagra, de Poppers (un euphorisant dangereux), de produits, pour doper la performance (doper égal dopage) ; au féminin principalement : les recours aux coups de bistouri aventureux, pour des interventions du style de celle évoquée dans ce titre d’article de presse : « Les femmes qui se mettent en danger pour avoir des fesses charnues » ; dans une sphère d’une autre dimension : la détermination à s’engager dans une grossesse des plus tardives. Le même ressort psychologique sous-tend toutes ces conduites : le jusqu’au-boutisme, comme il le sous-tend dans ces autres exemples où l’on a affaire à des personnes portées à risquer-gros, à risquer-tout. Considérant qu’à quarante-cinquante ans on a des acquis, les risquer (au sens propre) prend une autre dimension que de le faire quand on est plus jeune et qu’on n’a rien à perdre en risquant gros, en risquant tout (au sens figuré). Ainsi en relation avec l’argent : l’inclination à se risquer à des dépenses et investissements hasardeux : en affaires, en achats privés, aux jeux… En relation avec le travail : le tempérament à risquer sa place ou sa crédibilité, pour maintes raisons, sur un coup de dé, du style « ça passe ou ça casse ! ». En relation avec la vie en général : en n’ayant que peu de prise ou pas du tout, malgré l’âge, sur l’inclination à avoir des comportements d’autodestruction altérant ou coupant des liens et des relations qu’on a précédemment construits : avec l’entourage, les amis, la famille, les enfants. Pour nous résumer et conclure, nous citerons Albert Camus : « Aller jusqu’au bout, ce n’est pas seulement résister, mais aussi se laisser aller ». Tout est là, dans la lecture que nous en faisons en rapport avec notre sujet. Aller jusqu’au bout, c’est résister (à tout ce qui pourrait effectivement empêcher qu’on aille plus loin), mais aussi se laisser aller (à faire tout ; et n’importe quoi ; ce n’importe quoi ayant valeur d’excès et de déraison). Pour votre évaluation, il sera opportun de vous noter sur votre tendance à faire dans le 'jusqu’au-boutisme'.

□ LE TROISIÈME ÂGE

Seriez-vous peu ou prou dans ?
– 27/AGE/60TAINE | L’ABUS DU DROIT AU RESPECT LIÉ À L’ÂGE
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Le respect à tout prix et surévalué auquel estiment avoir droit des personnes d’âge
Il y a les gens que leurs passages dans les différents âges de la vie ont rendus ouverts d’esprit, et il y a ceux qui ne cogitent toujours pas plus qu’il faudrait et qui se fixent sur cet adage établi, selon lequel on doit le (total) respect aux Anciens. Et comme ils le sont devenus à présent, ils entendent à ce que ce soit appliqué pour eux, à leur tour, un point c’est tout ! Sur le sujet, il est intéressant de lire cette réflexion : « Le respect se doit aux Anciens. Fondé sur l’idée qu’ils sont parvenus à surmonter les difficultés du passé et à élever les générations suivantes, ce respect est un lien essentiel à l’entraide entre générations et à la transmission des savoirs. Ce type de respect est de grande importance dans les sociétés à forte structure familiale et hiérarchique, dans des pays d’Asie par exemple, comme le Japon ». En Europe et en France, il y a aussi de cela, mais l’approche est quelque peu différente. Sur un forum Internet, un contributeur écrit : « Le respect est ou devrait être une valeur, mais elle est souvent oubliée. Certaines personnes s’en réclament à tort et à travers, mais ne l’appliquent pas pour elles-mêmes ». Force est de constater que certains Anciens, au nom d’une idéologie discutable, ont ce penchant. Il faut percevoir que « la demande de respect masque parfois de la demande de soumission ». Au nom de l’âge et du déclin, certains Anciens sont en exigence de cela ; pour se rassurer en montrant qu’ils sont toujours les femmes et les hommes 'd’importance' (socialement impliqués) qu’ils ont été ; ce qui est un leurre. Quand c’est le cas flagrant, cela s’accompagne d’un manque de respect flagrant de leur part vis-à-vis d’autrui (qui est plus jeune). Quand c’est le cas moins flagrant, cela s’accompagne d’un manque de respect sous-jacent et bien existant. Laissons la conclusion à cette petite phrase, d’allure enfantine, postée par une Internaute sur un forum, qu’il n’est pas inutile d’exhumer de nos années d’éducation à l’attention des vieux esprits oublieux : « C’est vrai, il faut respecter les autres si on veut être respecté ! ». En conséquence, l’exercice vous sera simple à effectuer pour vous-même. Il consistera à déterminer si vous êtes en attente et en demande de Respect, et, si oui, si vous n’en exigez pas trop : au regard de la norme et au regard de votre propre comportement vis-à-vis des autres !?

Pensez-vous un peu, beaucoup que ?
– 28/AGE/60TAINE | TOUT EST DÛ À L’ANCIEN
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Les personnes d’âge ayant le sentiment que tout leur est dû
La personne dont nous parlons est présentée ainsi par la psychanalyste Michèle Desoinai : « Elle se caractérise par un sentiment d’omnipotence, de 'tout m’est permis'… Elle croit que les autres sont comme elle et font comme elle. Alors si vous vous opposez, elle ressent un grand sentiment d’infériorité, d’impuissance. Beaucoup d’entre nous veulent, sans le savoir toujours, lui éviter d’éprouver ce sentiment… La différence essentielle entre elle et nous est une différence de génération, de palier. Vous n’habitez pas le même étage de la vie ». En résumé : la personne se croit plus forte qu’elle ne l’est vraiment ; et nous, nous voulons la préserver (mais l’objet de l’article est la personne et pas nous). En fait, il faut qu’on vous dise, dans ces commentaires la psychanalyste n’évoque pas une personne âgée. Mais un enfant. Et plus précisément 'un enfant roi'. De notre point de vue, nous pensons qu’il y a une grande similitude entre les deux, dans la psychologie et dans le comportement. D’ailleurs n’est-il pas démontré qu’en vieillissant on redevient un enfant : ne serait-ce que parce qu’on redevient dépendant des autres ! De là, à se sentir « en perte de moyens » et compenser ce désagréable sentiment par de l’exigence est humain. Mais il y a des limites que l’esprit est généralement à même de poser. Pour ce qui est de votre évaluation sur le sujet, nous vous proposons de voir si, à l’image de l’enfant roi, vous pas vous-même ce qu’on pourrait appeler : 'une mamie ou un papy roi'.

Inclinez-vous à croire que ?
– 29/AGE/60TAINE | L’ANCIEN A TOUJOURS RAISON
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Les personnes d’âge qui veulent toujours avoir raison
« Pensez-vous que les gens plus âgés ont souvent raison ? ». En réponse à ce questionnement posé sur un forum Internet, l’internaute Layla Benjida trouve les mots. Elle écrit : « Les gens plus âgés ne sont pas censés avoir toujours raison, ils peuvent commettre des erreurs ou tout simplement perdre le contrôle des choses un jour. Je ne nie pas qu’ils ont probablement les meilleures idées sur la vie, parce qu’ils en sont passés par différentes expériences, et qu’ils ont la capacité à voir plus clairement et à faire la différence entre ce qui est bien et moins bien. Mais parfois, leur indifférence, leur égoïsme, leur inattention les aveuglent. Ils oublient aussi parfois que beaucoup de choses ont changé, qu’ils vivent dans un nouveau monde, avec de nouvelles générations, qui n’ont aucune relation avec les leurs, et ils se noient dans des comparaisons infinies qui n’ont souvent aucun sens ». Le verbe « aveugler » employé dans ce texte, («… les aveuglent »), traduit bien l’état de l’esprit des personnes d’âge qui se comportent ainsi face à la réalité de la situation et des évènements. « Aveuglement : Manque de discernement » dit le dictionnaire. La peur est toujours derrière cela. Imposer ses opinions, sa vérité, c’est vouloir se positionner et être quelqu’un dans cette relation d’échange avec autrui. Pour prouver qu’on existe. Toujours ; malgré le temps qui pousse ! Insister pour imposer son point de vue révèle un manque de maitrise de soi. Si ce point de vue n’est pas retenu, la personne se sent incomprise, rejetée, inutile, nulle… Pour s’éviter cela, elle se laisse mener par cet instinct de survie qui pousse à vouloir vaincre à tout prix et qui peut parfois entrainer jusqu’à la colère, voire des réactions agressives. Lorsqu’on en arrive à cela, et si vous remarquez cela chez vous, il en ressort que sur ce point que vous avez une faible capacité de raisonnement, et la note sera en rapport. Sans les excès de la colère, le penchant affirmé à insister pour avoir raison est à noter comme il lui revient de l’être. Enfin, sont à noter avec indulgence, avec des circonstances atténuantes, les personnes d’âge qui ont tendance à se laisser aller à…, qui ont la faiblesse de se laisser à…

Tendez-vous quelque peu à ?
– 30/AGE/60TAINE | IGNORER ET NIER LES AUTRES
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La tendance à ne pas prêter attention aux autres
Quand on devient vieux, on a mal à son âge. Douleurs physiques mais aussi psychologiques. Elles se traduisent quelquefois par des sentiments de solitude, d’inutilité, de rétrécissement, de désespoir. Soit, quand on est plus jeune on peut dire pareillement : « Moi aussi je peux mourir demain ! ». Mais on peut aussi vivre plusieurs décennies et on y compte bien. La personne d’âge, elle, pas question. Cela peut conduire naturellement les personnes âgées à être égoïstes, comme le fait remarquer le docteur en philosophie et théologie Maurice Bellet. Cela étant, qu’on leur pardonne d’être égoïstes jusqu’à un certain point, d’être « soucieuses d’elles-mêmes, attachées à leur vie, voulant leur propre bonheur. Le premier service qu’on peut rendre aux autres c’est d’être heureux, sinon notre malheur leur pèse, les encombre, et faire qu’ils se sentent coupables de leur propre bonheur ». Qu’on tolère et qu’on comprenne donc une forme d’égoïsme des vieilles personnes, mais selon Maurice Bellet, elles font aussi parfois preuve d’un autre travers moins tolérable : l’égocentrisme. « Leur égocentrisme est accablant. Quand elles ne parlent que d’elles et le plus souvent que de leurs maladies. Quand elles n’entendent plus rien de ce qui concerne d’autres qu’elles-mêmes. Quand elles s’enferment dans leur impuissance, leur gémissement – et semblent obscurément désirer que tout disparaisse avec elles ». Pour votre évaluation, nous allons poursuivre avec notre philosophe-théologien qui dit « Quand on est vieux… », il est lui-même sénior au moment de ces écrits précise-t-il, «…, il faut tenir compte de son âge dans les relations qu’on a avec les autres ». D’où la règle des trois minutes. « Quand on rencontre un ami, une connaissance, la question vient : comment vas-tu, comment allez-vous ? Il peut être tentant de répondre : mal – pour avoir droit à quelques secondes d’attention. Il est de même raisonnable de se plaindre un peu ; en y trouvant des motifs. Mais, hors cas graves évidemment, pas plus de trois minutes ; au-delà, on fatigue les gens et on ne se rend pas service à soi-même. Petit exemple de ce que doit être la bonne conduite des vieux dans leur rapport à autrui ». Rien à rajouter. Pour ce qui vous concerne : à vos observations et la juste notation de votre propre personne !

Vous plaisez-vous à ?
– 31/AGE/60TAINE | METTRE DU VÉCU SUR UN PIÉDESTAL ET LE MODÉLISER
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La tendance à mettre ses expériences de vie sur un piédestal et à les garder en modèle
« Moi de mon temps ! », voilà une expression générique que l’on entend dans la bouche de personnes d’âge. D’abord, remarquons qu’insister sur sa séniorité, et cette expression y participe, c’est déjà s’enfermer dans une approche qui la renforce. Ensuite, il est intéressant de s’attarder sur cette analyse faite par un conférencier intervenant sur les comportements des séniors, que nous avons synthétisée. « Se sentant à l’écart, la personne âgée s’évertue à démontrer que son passé parle pour elle. Erreur ! Au lieu de se servir de ses expériences comme d’un socle solide à des savoirs actualisés, elle s’en sert comme d’un rétroviseur où elle se regarde. Très vite, l’œil rivé sur elle-même, aveuglée par son image au loin qui gesticule, elle ne perçoit plus combien elle se positionne comme une personne du passé. Elle a toutes les raisons d’être fière du parcours accompli, seulement le passé est le passé, c’était sa vie, une vie que nul n’a envie de revivre pour lui-même à l’identique aujourd’hui, d’autant moins avec devant les yeux l’image d’une personne âgée ». Envie d’aller plus loin et envie d’aller plus avant, donc ! Normal. La personne d’âge qui a tendance à mettre ainsi ses expériences de vie sur un piédestal et à les garder en modèle, se doit de réfléchir. Par exemple, à ce qu’écrit cette internaute sur la toile : « Combien de fois ai-je entendu mon père dire : Moi dans mon temps, on n’avait pas de télé, on jouait dehors… Eh bien, vous savez quoi ? C’est moi qui la répète maintenant ! Eh oui, les temps ont changé. Pour du mieux, disons-le ! Moi dans mon temps… je rêvais de voir l’autre au bout du fil quand je lui parlais au téléphone. Maintenant, j’utilise Skype !… L’autre jour, au travail, j’ai participé à une conférence à trois, dont l’un était dans le train Ottawa-Montréal, l’autre dans sa chambre d’hôtel en Abitibi et moi, à mon bureau de Montréal. C’est pas beau ça ? ! ». Il y aurait d’autres exemples plus essentiels à prendre. Cela dit, toutes réserves légitimes mises à part, il y a quand même de quoi être satisfait des avancées en général. Laissons néanmoins une latitude – raisonnable – aux personnes d’âge pour des regrets, de la critique, du dénigrement…, car il est vrai que « Le progrès a encore des progrès à faire », dixit Philippe Meyer, mais pas trop tout de même, car cela deviendrait du parti pris, de la partialité (« favoritisme, abus, injustice, aveuglement, manque d’objectivité » dit le dico) ; donc de l’irréflexion. Pour votre évaluation : oui à des « Moi de mon temps ! », mais avec modération et en light (éclairés).

Faites-vous parfois dans ?
– 32/AGE/60TAINE | L’INTOLÉRANCE, LE SANS-GÊNE, LA MALPOLITESSE
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Le laisser-aller de personnes d’âge à l’intolérance, au sans-gêne, à la malpolitesse
On pourra citer de nombreux d’exemples de comportements typés de personnes d’âge. Voici quelques témoignages glanés de-ci de-là. « Je fais la queue à la caisse de supermarché. Arrivée à mon tour, un couple de vieux arrive et sans aucune gêne pousse mon charriot et se colle devant moi avec leur charriot plein. Je dis : 'Faut pas vous gêner'. La femme répond : 'Ben quoi, je vais quand même pas faire la queue à mon âge' (elle devait avoir 70 ans) ». Autre exemple caractéristique : « À la pharmacie, un monde pas possible, je me mets à la queue, un vieux arrive, passe devant tout le monde, sans s’excuser comme si c’était normal. C’est la pharmacienne qui lui a gentiment fait remarquer que la queue commençait derrière moi. Eh bien il s’est mis dans la queue, tout réussissant à griller trois places… et en râlant en plus ! » Enfin voici des extraits mis bout à bout du poème intitulé « les Vieux, ça… », écrit par Lauragael : « Les vieux, ça vous fait suer / Ça traine trop dans les supermarchés / Ça perd sa carte bleue / Ça s’embrouille à la caisse / Ça pique vos places / Ça crie haut et fort / Les vieux, ça conduit mal / Ça tient bon et, pire, ça résiste / Ça retrouve pour un temps une seconde vie / Ça s’accroche aux bouées / Ça agrippe les mains… ». Oui, certainement parce qu’elles savent vers où les mène la fin du chemin, les personnes d’âge « tiennent bon, résistent, retrouvent un temps une seconde vie, s’accrochent aux bouées, agrippent les mains… », et cela semble normal et humain. Ce qui n’implique pas que toutes les personnes âgées ont ce genre de mauvaises conduites décrites ci-dessus, loin de là. Il y en a cependant ! Pour ce qui est de votre évaluation, nous vous proposons de vous observer avec un système de radar dans la tête, et de vous flasher dès que vous vous laisserez aller à des écarts de conduite. Et ôtez-vous des points.

THÈME DIAGNOSTIC ⑥
LES PHÉNOMÈNES DE GROUPES ET DE BANDES

Au Canada, en sport (hockey), les autorités ont dénommé ceux qui sèment le trouble 'anti-supporters', 'anti-sportifs'. En France, il n’y a que le seul mot 'supporter' pour désigner tout le monde, et cela ça sème la confusion. Pour le traitement de notre sujet, nous nous en tenons qu’aux 'supporters', de calmes à énervés, et excluons les 'anti-supporters'. Même approche pour les fans d’artistes qui, à nos yeux, au-delà d’une limite, perdent le statut de 'fan' et endossent celui de 'fanatiques' ; exit donc, hors sujet. Pour les militants politiques, les comportements extrêmes sont de même écartés. Idem en matière de religion. Par ailleurs, nous ne traitons ici que du catholicisme, parce qu’il est notre culture profonde, que nous connaissons bien, dans laquelle nous baignons depuis la naissance. Pour les autres religions, même si elles sont présentes dans notre société, elles restent émergentes en France, au regard des deux millénaires du catholicisme. Pour certaines, elles ne dissocient pas, ou encore mal, loi et religion, et même si c’est d’actualité, avons-nous le savoir et le recul pour bien appréhender ?…

□ LES ATTITUDES MARQUANTES ET EXCESSIVES DES SUPPORTERS
Vous arrive-t-il de faire dans ?
– 33 | L’APPRÉCIATION PARTIALE D’UNE PRESTATION
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La tendance aux jugements à l’emporte-pièce sur la valeur du sportif ou de l’équipe
« Ils sont magiques ! Ils sont nuls ! », ceci exprimé avec le ton passionné qui va avec, chacun d’entre nous aura entendu ces réflexions. Pour info, nous citons ces paroles de chant de supporters de foot : « Paris est magique : Allez Paris, Paris est magique, Allez Paris, Allez PSG ») ; et pour rappel, il est bon de souligner que nul = 0. Nous sommes ici dans le jugement proféré à l’emporte-pièce : « Hâtif, global, sans nuance. Il a fait un jugement à l’emporte-pièce, sans prendre le temps de réfléchir » dit le dico. En vérité, tel sportif ou telle équipe a toujours forcément un parcours non linéaire dans la durée : avec des périodes de forme, de méforme, un début de carrière ascensionnel, une fin de carrière déclinante, et se trouve toujours sous l’influence d’autres facteurs qui jouent sur sa condition de forme et de réussite. Par ailleurs, on entendra par exemple en célébration individuelle, dans leurs disciplines respectives, football, boxe, formule 1, cyclisme : « Cantonna, Tyson, Senna, Schumacher, Virenque, sont super ! ». Oui mais, néanmoins : l’un se jette dans la foule crampons en avant, l’autre arrache un bout d’oreille à son adversaire d’un coup de dent, les suivants balancent leurs adversaires dans les glissières à pleine allure, le dernier jure ses grands dieux sur la durée qu’il n’a jamais eu recours à des produits dopants, etc. Quand il y a des jugements à l’emporte-pièce formulés par des supporters, ils sont commandés par l’émotion. Laissons le loisir à l’émotion de s’exprimer, c’est souhaitable, cela fait du bien. Laissons-la s’exprimer, mais en toute raison. Quand l’émotion prend le dessus sur la raison, Monsieur de La Palice l’aurait fait remarquer : la raison est en dessous ; (de ce qu’elle devrait être, au final). Oui à l’émotion, oui à l’impulsion supportrice ; mais un temps ; le temps que la raison revienne dans la compétition et qu’elle pondère tout cela. Si ce n’est pas le cas pour vous, si vous maintenez votre jugement à l’emporte-pièce dans la durée, c’est que vous voudriez que le sportif ou l’équipe que vous louez ou que vous dénigrez, soit tel (le) que vous le dites, et non tel (le) qu’il ou elle est en réalité. D’où le défaut de jugement.

Vous faites-vous parfois ?
– 34 | SUPPORTER EXCESSIF DE BANDES
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La détermination ou le laisser-aller à se comporter en supporter de bande pur et dur
Un joueur mal-aimé de l’équipe supportée qui se loupe, un joueur de l’équipe adverse qui transgresse, une décision fumeuse de l’arbitre en défaveur de l’équipe soutenue… et ça bout, c’est le laid qui monte et qui déborde : sifflets, noms d’oiseaux, insultes ! Raisonnablement et le plus souvent dans les faits, l’élan des supporters est louable et sain. Il s’agit d’encourager l’équipe. Or il se trouve qu’à trop fréquenter les stades (physiquement ou devant la télé), certains supporters se voient atteints d’un grand manque de recul sur les choses et finissent par se comporter à la marge et jusqu’à l’extrême. Que remarque-t-on dans les stades ? Dans son « Psychologie des foules » Gustave Le Bon observe qu’y prédominent : « l’impulsivité, l’irritabilité, l’incapacité de raisonner, l’absence de jugement et d’esprit critique, l’exagération des sentiments ». Au stade (comme devant la télé dans une moindre mesure), il y a les supporters normaux et il y a les excités. Comme tout le monde ou comme beaucoup en la circonstance, les supporters normaux se laissent porter par leurs émotions et les gèrent. Les excités se laissent emporter par leurs émotions et leur raison est aux abonnés absents ; sur l’instant tout du moins et parfois dans la durée. Pour évaluation, laissons-vous un espace d’exaltation où vous pourrez laisser libre cours à votre exaltation de supporter. Fixons une ligne blanche qui pourrait englober : des manifestations d’humeur, des sifflets, des « Aux chiottes l’arbitre ! » pourquoi pas, si l’arbitre fait mal, et si ces « Aux chiottes ! » sont l’expression d’une rigolade, d’une moquerie, d’un chambrage. Au demeurant, rejetons derrière la ligne blanche : les mauvais sifflets, les injures, les menaces, les gestes… ; tout ce qui s’inscrit en faux avec l’intelligence et qui n’a plus à rien à voir avec la sportive action de supporter.

□ LES ATTITUDES MARQUANTES ET EXCESSIVES DES FANS

Êtes-vous du genre à ?
– 35 | SUBLIMER OU DÉCRIER, SANS NUANCES NI OBJECTIVITÉ
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La propension à sublimer ou décrier l’œuvre : au manque de nuances et d’objectivité
Fan de, ou anti-fan de…, c’est la même chose finalement, au sens où cela relève du même ressort, celui de la passion ('aimante' ou 'détestante') qui peut conduire au manque d’objectivité sur l’œuvre de tel ou telle artiste ou auteur/e en matière de musique, de livres, d’objets d’art, etc. Questionnement, tombez-vous facilement dans ce travers, qu’illustre ce genre de réflexions propres à la passion 'aimante' : « Madonna, comme chanteuse et comme femme, y’a pas mieux ! » (entendu de la bouche d’un fan) ; « J’ai lu le dernier livre de X, il est aussi génial que les autres ! » (et cependant de l’avis de beaucoup il est moins réussi) ; « Ah Luchini, il est toujours intelligemment drôle, je ne m’en lasse pas ! » ('Finalement c’est vrai, Fabrice Luchini peut être aussi distrayant, qu’à la fin il en devient agaçant', finit par concéder cette dame très fan à qui on a suggéré cette remarque). Également dans le cadre de la passion 'détestante', celle-là : « Je n’aime pas du tout ce que ce que fait Y », (en réalité, ce n’est pas ce qu’il fait que je n’aime pas, c’est lui que je ne peux pas voir [reste à déterminer pourquoi, mais c’est un autre sujet]). En résumé, on peut bien aimer quelqu’un, l’aimer beaucoup, énormément, et avoir ou s’efforcer d’avoir un jugement libre et dépassionné sur son œuvre. Cet extrait d’interview donnée par l’acteur Johnny Depp, sur ce que les membres de sa famille pensent de ses films, en fait illustration. Il dit : « Je crois que Vanessa manque un peu d’objectivité à mon égard » (Vanessa Paradis, son ex-femme). Il dit également : « Parfois mes enfants regardent mes films en DVD. La plupart du temps, ils le font quand je ne suis pas là. S’il m’arrive de passer dans les parages, je prends immédiatement la fuite car Lily-Rose et Jack ne se gênent pas pour me critiquer ou faire des commentaires ». En quelques mots simples, tout est dit. Pour votre évaluation, l’idée est d’apprécier si vous êtes porté/e à coller à votre 'idole' : si vous avez une fan attitude ; ou si vous savez prendre de la distance, de la hauteur : si vous avez plutôt une certaine fan altitude…

Inclinez-vous à ?
– 36 | NE PAS DISTINGUER L’ARTISTE DE L’HOMME DISCUTABLE
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La tendance à vénérer indivisiblement l’œuvre et l’artiste : à ne pas savoir les dissocier
Quand on aime une 'œuvre', il est normal que dans le prolongement on aime l’artiste du cerveau duquel elle est sortie. Un bel artiste ! ? : assurément. Une belle personne ! ? : c’est à voir. Penser de la sorte témoigne d’un travail de réflexion. Toutes les fans d’artistes ne font pas cet effort de réflexion, jugeant par exemple : qu’à œuvre géniale, artiste-et-homme génial. En imbrication dans leur esprit, l’œuvre-et-l’artiste-l’homme ne font qu’un, et 'il' est génial. Trois en un. La belle embrouille. Nécessaire de démêler pour y voir clair. Voici des exemples de beaux artistes avec les hommes qui sont derrière. Insupportables mais pas méchants : Jacques Brel (un brin misogyne), Claude François (grand caractériel). Louis-Ferdinand Céline (écrivain antisémite). Samy Naceri (acteur de cinéma violent). Béatrice Dalle (actrice condamnée pour vol de bijoux). Arthur Rimbaud (poète trafiquant d’armes). Paul Verlaine (qui tire une balle de révolver sur son amant Arthur Rimbaud). Bertrand Cantat (rockeur violent et homicide de sa compagne l’actrice Marie Trintignant), etc. Pour prendre de la distance avec l’extrême et rester sur ce que tous les humains ont en commun, leurs travers ordinaires, ce n’est pas parce que l’œuvre est géniale, que l’artiste-homme l’est. Sous le costume d’artiste, il y a un homme tout nu fonctionnant comme les autres. « Je ne suis pas un héros / Mes faux-pas me collent à la peau / Faut pas croire ce que disent les journaux » clame Daniel Balavoine dans l’une de ses chansons. Très bonne analyse de Balavoine… et des fans qui l’aiment s’ils adhèrent au sens de ces paroles dans le rapport qu’ils ont au chanteur. « Je l’aime en tant qu’artiste » devrait-on dire en résumé. Dans cette phrase l’emploi du terme « en tant que » est important. Il serait d’ailleurs opportun de l’utiliser pour appréhender la façon dont vous êtes d’Untel ou d’Unetelle. Êtes-vous fan d’un bloc et « point barre » ? Ou êtes-vous fan de X ou Y en tant que chanteur, poète, écrivain ?, en laissant de côté l’homme qu’en fin de compte vous ne connaissez pas ou peu. Ou alors que vous connaissez. Pour illustrer, citons cette remarque du chroniqueur-psychanalyste Gérard Miller faite à un chanteur de reggae jamaïcain homophobe. Il lui dit en face : « J’aime votre musique, mais vous je ne vous aime pas ! ». À l’inverse, revenons à Daniel Balavoine duquel un admirateur averti pourra dire : « Je l’aime en tant qu’artiste »… « et aussi en tant qu’homme, au regard de ce que je connais de lui » à savoir ses engagements humanitaires. La locution « en tant que » semble dénouer les fils et conférer une bonne réflexion pour apprécier et noter.

□ LES ATTITUDES MARQUANTES ET EXCESSIVES DES MILITANTS
Êtes-vous de genre à ?
– 37 | SE CONFORMER AUX DIRECTIVES, SANS RÉSERVE
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L’inclination à se conformer aux idées et directives d’un parti, un syndicat, sans réserve
Cette inclination se remarque chez les personnes militantes ; au sens large du terme : militants encartés, partisans, sympathisants, votants assidus… Être en accord avec tout, tout le temps et dans le temps, c’est intelligemment impossible. Si on colle à tout, on défend tout, on ne nuance rien, on ne se détache de rien, sans pour autant bien sûr remettre en question son accord avec l’essentiel, avec la ligne : c’est qu’on s’interdit de réfléchir, de se dire, et de dire. On s’abêtit. Suivre la ligne du syndicat ou du parti. L’expression vient d’outre-Manche. Elle fait référence à la discipline dont doivent faire preuve les membres d’un parti quand il faut procéder au vote sur une motion présentée au Parlement. À la Chambre des communes, les deux premières rangées de bancs sont séparées par des lignes dont l’espacement est de la longueur d’une épée. Lors des débats enflammés de jadis, les membres survoltés des partis devaient se maintenir dans leurs lignes pour prévenir les affrontements. Pour ramener l’ordre quand cela se produisait, le président de la Chambre criait « Toe the line ! ». La traduction du verbe toe (orteil en premier sens) est : se tenir debout, marcher, se déplacer, ou avoir les orteils pointés dans une direction spécifique. « Toe the line : Suivez la ligne ! » Pour se référer à une autre expression chargée de sens, suivre la ligne du parti : oui, certainement, assurément, mais pas obligatoirement, avec des godillots. Le mot godillot (d’Alexis Godillot, fabricant de brodequins militaires au XIXe siècle) s’est invité dans une formule politique employée pour désigner péjorativement ceux qui exécutent les ordres ou suivent les consignes sans discuter. En 2009, l’homme politique Jean-François Copé a qualifié le Parlement de : « Parlement Godillot » après le rejet d’une loi, pour réfuter le manque de liberté de débat et d’expression pour les députés. Pour votre évaluation 'militante au sens large', la question sera d’apprécier si vous ne vous écartez jamais de la ligne, ou si vous savez prendre de la distance, quand vous le jugez fondé.

Penchez-vous à ?
– 38 | JUGER SANS OBJECTIVITÉ LE LEADER, LE PARTI SOUTENU
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La tendance à ne pas tirer de bilan objectif du leader, du parti soutenu, à revendiquer leur excellence
Pourquoi nombre de gens se fixent-ils la barre si haut dans leurs attentes des hommes politiques, qu’elle est inatteignable ? Et pourquoi font-ils comme si… quand ils argumentent ou qu’ils démolissent le leader opposant pour faire diversion et pour montrer que tout compte fait ils sont toujours du camp du meilleur ? On lance une explication et on nomme cette pratique. C’est le syndrome du 'C’est mon papa le plus fort !'. Tout comme, enfant, on voit son propre père : grand, fort, protecteur, le meilleur…, il semble que ce phénomène d’idéalisation persiste quand on vieillit et qu’on choisit nos pairs. Récemment, Charles de Gaulle et François Mitterrand ont eu cette image de père, de pair de la nation. L’un, surnommé Mongénéral (en un seul mot), époux de… Tante Yvonne. L’autre, Tonton ou Dieu, époux de… Tatie Danielle. C’est certainement bien et rassurant de percevoir ainsi ses chefs d’État, mais ne s’en tenir qu’à cette image est masquant, réducteur et ne correspond pas à la réalité. Si ces deux Présidents sont emblématiques, ils peuvent néanmoins être sujets à analyse : De Gaulle avec en fin les évènements de 1968 ; Mitterrand avec ses zones d’ombre. Mais évoquons plus largement les hommes politiques en posant cette question : qu’est-ce qu’un homme politique ? La réponse est dans le mot : c’est un homme (et pas plus) qui fait de la politique. C’est aussi quelqu’un qui, pour séduire le plus grand nombre, en vient à être manipulateur ; à faire des arrangements avec lui-même, avec les autres, avec la vérité. Il parait que des hommes politiques mentent sans vraiment en avoir conscience. En inconscience donc. C’est ce qu’écrit le professeur des Universités Hervé Guineret : « Un député part plein d’idées à l’Assemblée et sur place il s’aperçoit que tout n’est pas possible. Notre système fonctionne avec une part de désillusion ; je ne pense pas que la plupart des hommes politiques mentent ; ils sont rattrapés par le pragmatisme inhérent à la politique, façonné en démocratie par le compromis ». Admettons qu’ils ne mentent pas tout le temps ; mais ils bonimentent et mentent plus que d’ordinaire. Ils mentent en idées : pour certains en faisant des promesses intenables. Et ils mentent avec des mots 'menteurs' ; les mots du discours politique étant manipulés en sortes de mensonges. Pour exemples : utilisation de termes juxtaposés de sens contraires : 'croissance négative' ; emploi de l’hyperbole, une tournure exagérant la réalité pour la magnifier ou la fustiger : parler de 'privilèges acquis' et non de 'droits acquis' est une contre-vérité et un moyen de revenir sur des droits qu’on veut supprimer, etc. Un système de langage, donc, où la réalité est atténuée, ce qui n’empêche qu’elle est encore là. En définitive, on peut tout de même dire en conscience que les hommes politiques : font de leur mieux dans le système de pensée qui est le leur ; qu’ils ne parviendront jamais à atteindre l’excellence ; qu’il leur incombe de tendre vers l’excellence ; et que s’ils sont dans cette dynamique, ce ne sera déjà pas si mal. À la lecture de ces lignes, on aura compris que considérer que tel ou tel politique est parfait ou idéal : c’est ne pas avoir levé le verrou d’un certain engagement militant et/ou ne pas avoir poussé la réflexion assez loin. Cela dit, votre dessein pour ce qui est de votre évaluation quant à votre approche du leader et du parti politique que vous soutenez, sera d’apprécier si vous êtes plutôt ouvert/e d’esprit et critique, plutôt fermé/e, et à l’extrême entêté/e. Votre note sera fonction.

Inclinez-vous à ?
– 39 | AVOIR DE FERMES OPINIONS ET LES EXPRIMER À TOUT VA
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La tendance à avoir des opinions politiques sur tout et à les exprimer à tout va
La politique est un sujet qui se prête bien à la discussion. Tout le monde en parle. Chacun a ses opinions, ses avis, les exprime, chacun a ses raisonnements plus ou moins échafaudés. Il faut dire que la politique est tellement complexe et mouvante que l’on ne peut tout savoir sur les innombrables éléments qui la façonnent. Même nos gouvernants et postulants gouvernants n’appréhendent pas tout ou ont des approches différentes. « La politique n’est pas une science exacte » constatait le politicien Otto von Bismarck. Alors comment avoir des raisonnements exacts sur une science inexacte ! ? Malgré tout, en marge des personnes très avisées en politique, il en est dans le public qui ont des opinions sur tout et qui les expriment à tout va. La question à se poser à leur sujet, comme remarqué sur un forum d’Internet, est la suivante : « lorsqu’on exprime un avis sur tout, a-t-on vraiment un avis ou le génère-t-on à la volée, sans souci de raisonnement approfondi, et seulement dans l’urgence de démontrer qu’on a un avis ? Finalement, qu’est-ce qui importe le plus à leurs yeux : exprimer un savoir de qualité ou prétendre savoir ? ». La réponse est dans la question. « La culture c’est comme la confiture, moins on en a et plus on l’étale », ironisait l’écrivaine Françoise Sagan. On peut en conclure qu’il y a de l’imbécilité. Pour faire complet, remarquons que ce phénomène touche surtout des personnes aimant parler. Pour masquer un vide. « Être bavard au point d’accaparer l’attention révèle une peur des silences et un manque de confiance en soi qui se manifeste par une loquacité à toute épreuve, une envie d’accaparer l’autre et recueillir son estime en essayant de le convaincre avec ce flot de paroles » a écrit le magazine Psycho. Pour revenir à notre sujet, on sait bien qu’en politique il est impossible de connaitre tout sur tout. Certains aimeraient, alors pour en donner l’illusion, pour s’en donner l’illusion, ils font leur sauce ; une sauce dont bien des ingrédients ont valeur d’à-peu-près. En exemples, ils produisent des arguments accolés à de pseudo-arguments, noyés dans du verbiage ; ils débitent des idées émises de façon tronquée parce qu’ils les ont mal comprises ; ils formulent des solutions au sens vague : « La croissance reviendra en remettant tout le monde au travail », (analyse : « à supposer qu’on puisse, cela créerait une croissance instantanée en portant la production à un niveau supérieur, mais sans créer les conditions d’une croissance permanente ») ; ils ont réponse à tout avec leurs mots et des bons mots fabriqués ayant valeur de réponse à objection : « Untel que vous décriez, il a le défaut de ses qualités ! ». Si vous faites dans ce registre, il conviendra de voir dans quelle mesure vous vous y adonnez et de vous attribuer une note appropriée.

Tendez-vous à ?
– 40 | DÉCRIER L’ADVERSAIRE AUX APPARITIONS PUBLIQUE ET TÉLÉ
Votre note de 0 à 10 (0 la meilleure, 10 la moins bonne) : __
Siffler et décrier l’adversaire à son apparition télé ou physique dans les rassemblements
La télévision aidant, nous avons tous en tête ces sifflets des militants à l’apparition sur des écrans géants, des adversaires des chefs politiques qu’ils soutiennent. On peut dire que ces siffleurs agissent avec un système de pensée qu’on peut caractériser de système de pensée borgne. Il n’y a qu’un hémisphère du cerveau qui contribue à voir ce qu’il a envie de voir, et à réfléchir sur le même mode. Il y a forcément de la bêtise. Une forme de bêtise. Il y aura toutefois un bémol à y mettre car on peut penser que nombre de ces siffleurs, au fond ne sont pas de purs imbéciles. Leur cerveau obéit à des règles de comportements ancestraux. Ils ont un comportement guerrier. Ils s’inscrivent dans une logique de guerre psychologique. « La guerre psychologique est l’utilisation de techniques psychologiques pour amener l’adversaire à penser qu’il est en position de faiblesse ou qu’il a intérêt à se rendre. C’est la guerre par les idées plutôt que par les armes matérielles ». À côté de cela, pendant ces manifestations bruyantes, il est à noter qu’il y a comme des relents de cours de récré. Bon enfant pourrions-nous dire ; à moins que le juste terme soit : de sales gosses. « Il y a forcément une dimension récréative, de sociabilité festive. Je suis convaincu que certaines gens sifflent parce que c’est l’occasion de s’amuser, qu’il y a un jeu » note le sociologue Williams Nuytens. Voilà donc ce que l’on pouvait mettre en avant du côté des militants et supporters. Du côté des supportés, des hommes politiques, on ne peut pas dire pour beaucoup qu’ils cherchent à minimiser ces phénomènes, voire à les stopper. Au congrès 2015 des Républicains, Alain Juppé essuie les huées des militants dès son apparition à la tribune. Des « Nicolas ! Nicolas ! » fusent dans la salle, avant même que son discours ne soit terminé. « Il arrive, laissez-moi finir ! » dit l’ancien Premier ministre. Quand Nicolas Sarkozy gagne la tribune, il donne du « Cher Alain » et le présente comme « une richesse », « une chance » pour sa famille politique. Au diner du congrès d’été 2015 des socialistes, des militants du Mouvement des Jeunes Socialistes mènent le chahut contre le ministre des Finances (absent) et Manuel Valls. À tel point que le service d’ordre doit intervenir. « On applaudit ou on n’applaudit pas, mais on ne siffle jamais » insiste le Premier ministre. « Il faut se respecter. Débattre, mais se respecter », conclut-il fermement. Mais le trop rare et grand champion de la gestion de ce dysfonctionnement est Édouard Balladur. Fin 1994, les sondages le donnent gagnant de la présidentielle du printemps. Ce qui décide le Premier ministre à se présenter, quitte à affronter Jacques Chirac, au plus bas ; le chef du RPR déplore alors la trahison de son 'ami de trente ans'. Mais au soir du premier tour, en 1995, c’est un Premier ministre remonté qui se présente devant les caméras. 'Ça suffit ! Taisez-vous, s’il vous plait', ordonne-t-il aux militants qui scandent son nom. C’est Jacques Chirac et Lionel Jospin qui seront présents au second tour. Les militants les huent. Mais Édouard Balladur intervient sèchement, en lançant deux fois d’un ton impératif, la posture allant avec : 'Je vous demande de vous arrêter !'. Et il appelle à voter pour Jacques Chirac ». Pour en revenir aux sources comportementales des militants siffleurs décrieurs, il conviendra de vous noter avec indulgence si vous êtes siffleur 'à la pensée borgne' et agissant somme toute 'par jeu', et de vous noter plus sévèrement si vous y mettez la méchanceté de celui qui raille (qui déraille), qui invective, qui veut en découdre ; qui fait de la sale politique, en somme.

□ LES ATTITUDES MARQUANTES ET EXCESSIVES DES CROYANTS OU NON CROYANTS

Faites-vous dans la ?
– 41 | VOLONTÉ DE PERSUASION DE DÉTENIR LA VÉRITÉ
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La tendance à vouloir persuader autrui qu’on détient la vérité sur l’existence ou la non-existence de Dieu
Le manque d’ouverture à l’autre et à ses idées (des idées entendables), c’est un peu contraire à ce que prônait le fils de Dieu, à ce qu’il est communément admis. Si votre personne à évaluer est dans cet état d’esprit : « Tu es dans l’erreur, Dieu existe, je le soutiens mordicus, et je te donne des preuves », en y réfléchissant ne serait-ce qu’un peu, il est des évidences qui s’imposent à l’esprit. La première d’entre elles : il n’y a pas de preuve. Le philosophe Marcel Conche le formule ainsi : « On entend les théistes donner plusieurs 'preuves' de l’existence de Dieu, qui ne sont en réalité que des arguments, car si 'preuve' il y avait, une seule suffirait ». L’absence de preuve suggère-t-elle alors l’inexistence ? Des penseurs avisés tiennent ce raisonnement. « Pour l’athée, l’absence de preuves de l’existence de Dieu justifie de croire qu’Il n’existe pas. Or l’absence de preuves n’est pas forcément une preuve de l’absence. Prenons le procès d’un meurtrier. L’absence de ses empreintes sur l’arme du crime ne suffira pas à l’innocenter. Il lui faudra fournir un alibi et prouver qu’il ne peut être le coupable. Par ailleurs, dans certaines situations, on peut se demander si l’absence de preuves constitue une preuve de l’absence. Imaginez-vous dans une salle de classe et que quelqu’un s’écrie : 'Il y a un éléphant dans la salle !'. Si vous ne voyez pas d’éléphant dans la classe, vous en conclurez sans doute possible qu’il n’y en a pas. Et imaginez que quelqu’un s’écrie ensuite : 'Il y a une puce dans la salle !'. Le fait de ne pas voir de puce dans la classe ne sera pas suffisant pour affirmer qu’il n’y en a pas. Ainsi, l’absence de preuves ne prouve l’absence que dans le cas où, si l’être ou la chose existait, vous vous attendriez à en avoir des preuves ». Tortueux mais finalement simple et nécessaire. L’éléphant dans la classe : guère possible ! La puce dans la classe : bien possible ! Pour nous résumer sur le sujet : rien ne prouve que Dieu existe et rien ne prouve que Dieu n’existe pas. Pour nous renforcer dans l’idée que la question est insoluble, il est intéressant de se référer au physicien et philosophe Étienne Klein qui dit que pour démontrer l’existence ou l’inexistence de Dieu, « il faudrait savoir très précisément qui Il est, dire quels sont les attributs de cet être dont on dit qu’il n’a pas de réalité ». Un être supérieur ! ? Une force supérieure ! ? Après cela, libre à chacun d’avoir ses avis, ses convictions, de les dire, de les argumenter… sans aller toutefois jusqu’à se muer en croisé des temps modernes qui cherche absolument à évangéliser ou à athéiser les autres. Si tel semble être votre cas, vous vous attribuerez une note en adéquation.

Tendez-vous à ?
– 42 | SNOBER LES INFOS DU PROGRÈS ET S’EN TENIR À DES FABLES
Votre note de 0 à 10 (0 la meilleure, 10 la moins bonne) : __
La résistance ou le refus de croire aux conclusions formulées par l’Histoire, la Science, L’Église
Avec le temps, les hommes deviennent plus réfléchis et avertis ; et parfois non. Êtes-vous du genre à résister ou à vous refuser à croire aux éclairages que vous apportent les avancées ? Premier exemple, lié aux avancées de l’Histoire. Il peut être soutenu que le Christ est né le 25 décembre de l’an 0, et que ceux qui contestent ont tort ! Alors, la naissance du Christ ? Jacques Duquesne, écrivain historien chrétien, énonce… « Seule certitude, Jésus est né sous le règne d’Hérode, roi de Judée, qui meurt en l’an 4 avant notre ère. On en déduit que le Christ est né entre 6 et 4 avant… Jésus-Christ. Il y a une chance sur 365 que la date du 25 décembre soit la bonne. D’autant que les récits de la Nativité évoquent les bergers qui dorment dans les champs et qu’il fait froid en Judée en décembre. Au début du christianisme, on célébrait la naissance de Jésus début janvier avant que la tradition du 25 décembre ne s’imposât au cours des premiers siècles. Sans doute parce que dans l’Antiquité déjà, le 25 décembre, date à laquelle la durée du jour recommence à augmenter, était consacré à la fête du Soleil. En ce sens, Jésus est le soleil nouveau qui se lève sur l’humanité ». Deuxième exemple, lié aux avancées de la Science. Le suaire de Turin est un drap imprégné de l’image d’un homme crucifié. Il est considéré comme le linge ayant enveloppé le corps du Christ à sa descente de la croix, et à ce titre est vénéré. Or, une étude au carbone 14 révèle que ce linge date du Moyen-Âge. On entend alors que l’échantillon étudié n’est pas représentatif du linge entier, et aussi que le procédé de datation au carbone 14 n’est pas fiable. L’esprit résiste. Troisième exemple, lié aux avancées de la pensée catholique. Évoquons Adam et Ève, comme enseigné au catéchisme. Peut-on avoir une lecture plus réfléchie de l’apparition de l’homme, ou vous en tenez-vous à cela ? La rédaction de 'Réponses catholiques' livre un commentaire… surprenant. Elle argue qu’« on peut à la fois croire, dans la foi, que Dieu a créé Adam et Ève, un premier couple d’hommes d’où sont issus tous les hommes (doués d’une âme, d’une intelligence, d’une liberté, spécifiques à l’humanité), tout en pensant aussi dans le registre scientifique (où l’on fonctionne par hypothèse, validation, puis éventuellement, remise en cause et nouvelle hypothèse plus englobante que la première), qu’Adam et Ève ont eu des ancêtres génétiques, plus ou moins primates, plus ou moins hominidés, mais non hommes ». Dernier exemple, lié aux avancées de l’Église. Dieu créateur. Jusqu’après 1950, l’Église enseignait que les écritures racontaient la création de l’univers en six jours, Adam et Ève… Cela s’opposait à la théorie de l’évolution de Charles Darwin, qui décrit le processus par lequel les espèces se modifient et donnent naissance à de nouvelles espèces. Dans un discours à l’Académie des sciences au Vatican, Jean-Paul II a rappelé que Pie XII, pape de 1939 à 1958, « considérait l’évolutionnisme comme une hypothèse sérieuse, digne d’une investigation et d’une réflexion approfondie ». Jean-Paul II progressa en déclarant : « Aujourd’hui, un demi-siècle après la parution de l’encyclique, de nouvelles connaissances conduisent à reconnaitre dans la théorie de l’évolution plus qu’une hypothèse » ; il ajoute que la théorie de l’évolution ne propose pas de solution pour expliquer l’âme humaine, que le moment du passage au spirituel n’est pas l’objet d’une explication scientifique, qu’il fait appel à l’intervention divine. Au final, pour en revenir à notre sujet, même ce que dit l’Église, certains croyants ne veulent pas le considérer ; et encore moins si c’est la science seule qui l’affirme. Pour ce qui est de vous, en est-il généralement de même ? Avez-vous cette tendance à vouloir continuer de croire ce que vous voulez bien croire, alors que vous savez très bien ou ne voulait pas savoir que ce n’est pas exactement la vérité ? À noter.

Portez-vous à ?
– 43 | TENDRE AU CLÉRICALISME, OU À L’ANTICLÉRICALISME
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La résolution de s’en tenir sans réserve aux préceptes de l’Église ; la résolution de vouloir manger du curé
Sur le sujet 'Curés Anti-curés, les excès', voyons ceux de l’anticléricalisme… Dans un discours en Espagne, en 2010, le pape Benoît XVI a mis en garde contre un retour à l’anticléricalisme 'agressif' tel que celui des années 1930 dans ce pays. Pour votre évaluation, il sera intéressant de savoir si vous êtes quelqu’un d’anticlérical agressif, anticlérical, laïque, laïque intégrant, c’est-à-dire sachant reconnaitre des qualités à l’Église et à ses serviteurs. Exemples de comportements agressifs : se refuser à tout contact avec les représentants de l’Église (ils sont pourtant des humains et souvent intelligents, intéressants à parler) ; les agresser, les fustiger ; se refuser à entrer dans des églises (c’est beau les églises, et ce sont des lieux d’histoire) ; ne voir l’Église que par le prisme de ses travers (des 'travers', par définition, ce n’est pas ce qui est au 'centre' et qui compose l’essentiel)… À l’inverse être en situation laïque intégrante, c’est entendre le discours humaniste de l’Église, reconnaitre à leur juste valeur le parcours de vie empreint d’humilité de la très grande majorité de ses serviteurs ; plus généralement c’est voir de façon objective que la notion d’entraide est bien là qui sous-tend la pensée et les actions… Sur ces sujets, où vous situez-vous ? Maintenant, cela étant, à l’autre bout du sujet 'Curés Anti-curés, les excès', voyons les excès du cléricalisme… Ce n’est pas parce qu’on est en désaccord ou en interrogation sur des points de la doctrine qu’on la rejette entièrement. On peut être en accord sur l’essentiel, aimer la doctrine, excepté ceci ou cela. C’est faire preuve d’esprit actif. Pour illustrer, chacun connait les points sensibles entre les réalités de la vie et les positions de l’Église. Voici, résumés, les propos d’un homme critique averti. Sur les divorcés, il dit : « L’Église soutient l’indissolubilité du mariage. C’est une grâce quand un mariage et une famille y parviennent […] Une femme abandonnée par son mari trouve un nouveau compagnon qui s’occupe d’elle et de ses enfants. Ce second amour réussit. Si cette famille est discriminée, la mère et ses enfants s’éloigneront […] La demande d’accès des divorcés à la communion doit être prise en compte ». Sur l’avortement : « Il est positif que sa légalisation ait contribué à réduire les avortements clandestins […] Il est difficile qu’un état moderne n’intervienne pas au moins pour empêcher une situation sauvage et arbitraire […] ce qui ne veut pas dire 'licence de tuer', il faut que l’État s’efforce de diminuer les avortements par tous les moyens ». Sur la procréation, il ne se déclare pas opposé à la fécondation assistée et à l’adoption d’embryons congelés par des femmes seules. Pour le préservatif, il considère qu’il est un « moindre mal » dans certains cas. Sur l’euthanasie, il regrette que l’Église italienne se soit prononcée contre l’euthanasie et ait refusé des obsèques religieuses à un homme qui avait demandé à son médecin d’accélérer sa mort, en 2007. Il appelle l’Église à « plus d’attention pastorale ». En conclusion, il lance : « L’Église a 200 ans de retard. Pourquoi ne se réveille-t-elle pas ? Avons-nous peur ? ». Cet homme critique est l’italien Carlo Maria Martini, cardinal archevêque de Milan de 1980 à 2002, homme d’Église jusqu’au bout, décédé à 85 ans en 2012. Il fut cité parmi les successeurs possibles de Jean-Paul II jusqu’à ce qu’il se dise atteint de la maladie de Parkinson en 2002. Notre propos n’est pas de mettre en avant ses thèses, mais de montrer qu’on peut être adhérent à l’Église, Dieu, la religion, tout en conservant un degré de réflexion personnel. Si pour ce qui est de votre personne, vous ne pouvez pas ou avez du mal à penser par vous-même, il y aura un manque. Mais mais in fine : excès clérical, excès anticlérical ! ?, là est la réflexion à mener pour attribuer la note.

□ AU RANG DES RITUELS

Poursuivrez-vous malgré tout de ?
– 44 | CHANTER LES PAROLES DE LA MARSEILLAISE
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Chanter sans réserve ou sans questionnement les paroles de la Marseillaise
Partant du principe établi que la langue française est intelligible et que les mots ont un sens, c’est aller contre le bon sens et l’intelligence que de se complaire à en énoncer certains, très discutables. « Aux armes citoyens ! » : c’est l’exhortation à la guerre. « Qu’un sang impur abreuve nos sillons ! » : c’est l’exhortation au racisme et au bain de sang. Des mots clamés parfois en conscience, ou le plus souvent sans conscience. Quand on dit en conscience, c’est dans celle exprimée par cet homme politique, Philippe Seguin, quand il déclare : « Mon souci d’authenticité l’emporte sur toute autre conviction. C’est sur ces paroles que nos ancêtres ont exalté et défendu la liberté. Elles gardent donc à mes oreilles une signification qui vaut par le rappel implicite de leur contexte. En chantant et en disant : 'Aux armes, citoyens', je n’appelle évidemment personne à prendre les armes. Je célèbre plutôt un culte à des principes et à leurs défenseurs en prononçant des paroles qui ont une valeur quasi sacramentelle. Le prêtre n’est-il pas dans une situation analogue lorsqu’il prononce certaines formules transmises de siècle en siècle ? ». Effectivement, c’est un mode de pensée intellectuellement recevable. À côté de cela, il est un grand nombre de personnes qui n’ont pas la conscience de la teneur des paroles qu’elles chantent. Elles les chantent. L’académicien Théodore Monod livrait cette réflexion : « La France n’a pas de chant plus officiel et plus sacré qu’un appel aux armes, aggravé d’un refrain sanguinaire et raciste. Personne ne s’en émeut, personne même (circonstance atténuante ?) ne s’en aperçoit. Et pourtant, l’évidence crèverait les yeux d’un enfant, car accepter qu’il existe des sangs 'impurs', et qu’il importe d’en 'abreuver' la terre, c’est tout de même un peu gros pour ne pas être remarqué, non ? Je sais bien – et c’est la réponse habituelle à notre émotion – qu’on chante sans comprendre et en tous les cas sans réfléchir : belle excuse, en vérité… En fait, le cas serait alors plus grave encore ». Et puis, il est des personnes qui chantent l’hymne, tout en étant gênées : « En fait, je connais mal les paroles (comme beaucoup !). Elles me semblent toutefois trop violentes et guerrières. Je souhaiterais qu’elles reflètent davantage le sens de l’honneur, la fierté dans la grandeur de l’action pour la patrie. C’est ce que je ressens sur le podium » (la cycliste Jeannie Longo). Et il est des personnes qui ne chantent pas : « « Même si je trouvais que c’était le plus bel hymne du monde, et que je le fredonnais de temps en temps, je n’ai jamais pu me résoudre à le chanter avant un match car c’est un chant guerrier et que pour moi, un match de foot, c’est un jeu et pas la guerre. Mais ça ne veut pas dire pour autant que je n’étais pas fier d’entendre La Marseillaise. Ce n’est pas parce qu’un joueur ne chante pas l’hymne national qu’il n’aime pas son pays », (l’ex-footballeur et ex-président de l’UEFA Michel Platini). À la réflexion, pour votre évaluation, le problème n’est pas tant la Marseillaise en elle-même. Faut-il oui ou non en changer les paroles ? C’est une question épineuse sur laquelle chacun aura son opinion. Le problème est de considérer la façon dont vous vous positionnez par rapport à cet hymne qui pour l’heure existe bel et bien dans cette forme. Si vous le chantez dans la conscience que ses paroles sont l’expression des évènements d’une époque et qu’elles doivent rester immuables : il y a de la réflexion et l’idée est recevable. Si elle ne la chante pas, du fait qu’aujourd’hui plus qu’hier ses paroles sont guerrières et racistes : il y a de la réflexion. Si vous la chantez, en inconscience de la teneur des paroles, par habitude, coutume, etc., il y a une forme d’irréflexion et la note sera en fonction. De l’indulgence toutefois, car pour beaucoup « ces mots ne sont que des sons » qu’on leur a plantés dans la tête. « Certes ; mais est-il de bonne pédagogie de faire comprendre à des jeunes que les mots ne sont que des sons, que des phrases entières peuvent être dites sans que l’intelligence y prenne la moindre part ? » (Albert Jacquard, généticien et essayiste).

THÈME DIAGNOSTIC ⑦

LES SUPERSTITIONS

Inclinez-vous à ?
– 45 | LA DÉRAISON EN MATIÈRE DE SUPERSTITION ?
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La croyance en des superstitions
Toutes ces superstitions que nous avons en tête et que nous subissons parfois sont culturelles. On nous les a transmises comme on nous a transmis la parole, l’écriture, le savoir… Ce sont bien souvent des superstitions ordinaires que notre intelligence et notre réflexion sont à même de nous défaire. Ainsi, s’attirer le malheur en passant sous une échelle provient du fait qu’une échelle posée contre un mur forme un triangle, symbole de la Sainte Trinité, et que le traverser serait profaner un espace sacré. Toucher du bois pour conjurer le mauvais sort renvoie à toucher le bois de la croix du Christ. Vendredi 13 jour de malheur, trouve ses origines dans le fait que la crucifixion du Christ a eu lieu le vendredi 13 Nissan (nom de mois hébreu) ; que lors du dernier repas de Jésus, il y avait treize personnes à table, dont le traitre Judas, la treizième personne. Le nombre 13 est chiffre de malheur, celui qui mène le Christ en croix et pousse Judas au suicide. Pour d’autres, le vendredi 13 est censé porter chance. La Française des jeux exploite cette superstition en proposant des cagnottes plus élevées. À l’évidence, il apparait que la connaissance permet de désamorcer ces allégations superstitieuses qui accompagnent certains actes de notre vie. Mais il n’est pas forcément besoin de connaissances pour trouver de l’illogisme là où il y en a parfois. Pas facile néanmoins de faire toujours dans la raison quand il y a de l’irrationnel sur le gril. Concédons que des personnes mal à l’aise, puissent s’adonner à des gestes ou actes de superstition, sans être dupes, ou un peu dupes quand même… 'pour le cas où ça pourrait le faire !'. Le professeur de sociologie Gérald Bronner dit que « les croyances saugrenues ne reculent pas malgré le développement de la connaissance, sans doute parce qu’elles rendent des services à notre esprit, des services anxiolytiques que la science ne peut pas rendre ». Il est des rites qui sautent aux yeux, quand on les voit pratiqués à la télévision. Ceux des sportifs. Signe de croix, embrassade de médaille, toucher du sol… Le facteur psychologique joue un rôle dans la performance, et les rituels aident à renforcer la conviction qu’on peut être bon et gagner. Certes, les superstitions sont contraires à l’entendement, et il y a matière à taxer d’irréflexion toutes personnes se laissant aller à cette faiblesse (d’esprit) ; mais a contrario, la personne qui maitrise et qui ne veut pas comprendre que d’autres puissent se laisser aller à de petites superstitions, par souci de confort, cette personne toute forte et réfléchie qu’elle prétend être, ne le serait pas tant que cela. Pour en venir à vous et à votre notation, plusieurs options de comportements sont possibles. Si vous prenez de la distance avec les superstitions : c’est réfléchi. Si vous persistez à croire en des superstitions bien que sachant qu’il n’y a pas lieu d’y croire : c’est court d’esprit. Si vous êtes crédule et victime de votre crainte : l’esprit est écrasé, et la note à délivrer en rapport peut être pondérée au titre d’une certaine indulgence.

THÈME DIAGNOSTIC ⑧

LES VOIES DE L’INTELLIGENCE ET LA CULTURE

Les questionnements de ce chapitre permettent, sur le fond, de différencier ce que sont : l’intelligence et la connaissance. En deux mots : l’intelligence, c’est la capacité à produire des connexions ; la connaissance, c’est ce qui est appris. Ce qui fait que si on a une bonne mémoire, on peut se retrouver instruit sans être très intelligent. À remarquer aussi, qu’il y a pléthore de connaissances dans l’existence : générales, littéraires, techniques, et. Il en ressort que c’est difficile de s’y retrouver en matière d’appréhension d’humains : plus ou moins aptes à 'produire des connexions', ayant plus ou moins de connaissance(s) ! ? Et ça le devient encore plus, quand on y introduit les travers et dysfonctionnements des uns et des autres, intelligents ou pas, ayant de la connaissance ou pas, tout le monde étant loti. Les questionnements de ce dernier chapitre contribueront donc à y voir plus clair.

ATTENTION ! Vous exercez une…
Profession dite intellectuelle, NE LIRE QUE de 46/JOB/INTEL à 50/JOB/INTEL
[ Métier faisant profession de son intellect : enseignement, professions libérales, médias, magistrature…]
Profession de bureau, NE LIRE QUE de 46/JOB/BURO à 50/JOB/BURO
Profession manuelle, NE LIRE QUE de 46/JOB/MANUEL à 50/JOB/MANUEL

□ LES MÉTIERS INTELLECTUELS
Les métiers faisant profession de leur intellect : enseignement, professions libérales, médias, magistrature…

Tendez-vous à ?
– 46/JOB/INTEL | L’ABUS DE STATUT POUR DOMINER, S’ESTIMER
SUPÉRIEUR Votre note de 0 à 10 (0 la meilleure, 10 la moins bonne) : __
La tendance à utiliser son statut pour assoir son pouvoir, à se sentir et à se faire supérieur
Il est des professions qui ont plus d’impact social que d’autres. Petites explications avec ce résumé de l’article d’Hervé Jamet, 'La Vie en Société, Bases du comportement humain' : « La société humaine est structurée en groupes. Les premières sociétés étaient organisées en tribus, formées d’hommes, de femmes et enfants, chacun ayant des activités définies, la chasse pour les hommes par exemple. La tribu avait un chef (pouvoir temporel) et un sorcier (pouvoir spirituel). La société se complexifiant, les groupes se sont diversifiés, les uns se spécialisant dans le combat, d’autres dans l’agriculture, la religion, le commerce… S’en est établie une certaine hiérarchie. Par leur domination physique et spirituelle, militaires et prêtres se sont affirmés, les premiers devenant aristocrates gouvernant le pays, les provinces, les seconds formant un autre ordre privilégié, cohabitant avec le premier. Restaient les autres, principalement des paysans, qui avec la fin de la féodalité devinrent aussi des bourgeois. Aujourd’hui, notre société est plus complexe et les groupes innombrables. Certains sont structurants, d’autres n’ont qu’une influence annexe. Sans être structurants, des groupes n’en demeurent pas moins importants parce qu’ils modèlent la société. Tout individu ressent le besoin de se situer. À quel groupe appartient-on, quelle position occupe-t-on ? Entre individus, les relations peuvent avoir lieu en lien d’égal à égal ou de domination-subordination. Le besoin de dominer l’autre, ou du moins d’établir une hiérarchie, est présent chez l’homme, même s’il n’est pas perçu. Cette domination peut prendre plusieurs formes, de la compétition amicale à la hiérarchie stricte chef-subordonné. Ainsi une stratégie efficace de domination sera d’adhérer à des groupes considérés comme dominants. Parfois ces groupes sont relativement fermés, mais d’autres peuvent être plus accessibles ». Pour en venir à vous qui exercez un métier dit intellectuel, un métier faisant appel à l’intellect : enseignement, professions libérales, médias, magistrature, etc., qu’en est-il de votre comportement ? Si vous êtes personne de valeur, en toute humilité : fort bien. Personne fière de vous, de votre métier, consciente de votre valeur et de la valeur de votre statut, en bonne conscience, sans que cela vous vampirise l’esprit et n’influe sur la bonne humanité des relations avec les 'personnes' côtoyées, la fierté (bien placée) n’étant pas synonyme de bêtise, il n’y aura rien à redire. Enfin ce ne sera pas signe d’intelligence – retour sur soi et rapport aux autres – si vous êtes de ces 'Personnes' dont on pourrait dire qu’elles sont 'imbues de leur statut social', et bien sûr d’elles-mêmes ; ce qui les porte à traiter les autres non comme des personnes mais comme des choses, au mieux comme des 'gens'.

Inclinez-vous à ?
– 47/JOB/INTEL | IGNORER LA COMPÉTENCE D’AUTRUI DANS SON DOMAINE
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La faiblesse de ne pas savoir identifier chez l’autre qu’il a un aussi grand savoir que soi, ou d’un autre ordre, dans un autre domaine
À parler avec quelqu’un, on perçoit vite par la structure de la discussion (emploi des mots, construction des phrases) si culturellement on se situe sur un plan 'd’égalité, d’infériorité ou de supériorité'. En concomitance, on en arrive à s’interroger consciemment ou plus ou moins inconsciemment sur le niveau d’études de la personne. Quand il se révèle, on s’en trouve conforté ou déçu, selon que soi-même on a fait ou non des études. Cela permet de se positionner : de façon plus ou moins positive ou négative, selon les cas. Le facteur moteur de cela est l’école, qui fait qu’on est conduit à se définir soi-même et à définir autrui comme étant un être plutôt 'primaire-professionnel' ou plutôt 'secondaire-supérieur'. C’est ce qu’on peut déduire des propos du professeur Philippe Perrenoud, de la faculté de psychologie et des sciences de l’éducation à l’université de Genève quand il déclare : « Jusqu’à la fin du XIXe voire au début du XXe siècle, il existait dans la plupart des pays industrialisés deux cursus scolaires fortement cloisonnés. L’un, appelé le réseau Primaire-Professionnel préparait à l’entrée dans la vie active, vers douze ou quatorze ans. Le second, dit Secondaire-Supérieur, conduisait aux études longues. Ces deux réseaux n’ont pas disparu, même si de nombreuses voies intermédiaires sont venues complexifier le tableau ». L’enjeu est la culture générale. Les 'Secondaires-Supérieurs' disposent d’une culture générale plus étendue que les 'Primaires-Professionnels'. Mais qu’est-ce au juste que la culture générale ? C’est le produit de ce que le système éducatif nous a enseigné. En France, nous avons une conception plutôt élitiste et traditionnelle de la culture générale. La littérature, la philosophie, l’histoire et les arts sont fortement privilégiés, la culture scientifique fait bande à part, et les savoirs techniques, les savoirs de la vie sont regardés avec une certaine condescendance. Au vrai, cette culture dite générale qui dépend de ceux qui en définissent les contours, 'l’Institution et ses clercs', méconnait des pans entiers de l’univers du savoir. Pour ce qui est de votre évaluation, vous qui faites profession de votre intellect, restez-vous enfermée dans le système de pensée de votre univers social particulier, le savoir pour vous n’étant qu’intellectuel, ou avez-vous la capacité de pouvoir reconnaitre d’autres formes de culture et de savoirs (pour exemples : le bon sens paysan, les arts de la main : manger, bâtir…, l’art de la guerre : se protéger,…) qui sont tout aussi importants, à côté du vôtre. En d’autres termes, êtes-vous une intégriste du savoir, de votre savoir classique ou une personne ouverte sur les autres savoirs ? Note en conséquence.

Seriez-vous à être ?
– 48/JOB/INTEL | DONNEUR DE LEÇON ET IGNORER SES PROPRES LACUNES
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La propension à se faire omniscient, sans avoir la conscience de ses méconnaissances
Qu’est-ce au juste un homme qui est ou se dit cultivé, qui a du savoir, et qui s’en enorgueillit ? C’est un homme orgueilleux. Le savoir, oui d’accord mais quel savoir ? Il y en a de multiples : littérature, maths, technique, divers. Cela étant, pour se faire une idée de l’étendue du savoir de ceux qui disent ou font montre d’avoir de la culture, il n’est sans doute de meilleure illustration que ce qu’évoque ce titre d’ouvrage de l’académicien Jean d’Ormesson : « Presque rien sur presque tout ». Pour les plus cultivés : ils ne savent que presque rien sur presque tout. Pour les un peu moins cultivés : presque rien sur une partie de presque tout. Pour se dégager de la philosophie et faire dans le pragmatisme : en fait, c’est très commun, les gens dits cultivés qui n’y connaissent rien par exemple en technique ou en autres disciplines. Le professeur de la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’Université de Genève, Philippe Perrenoud, le souligne quand il formule cette interrogation : « On peut se demander si un étudiant en lettres en sait plus sur l’effet de serre ou l’ingénierie génétique qu’un jeune travailleur ayant suivi une formation professionnelle courte. Ou si un étudiant en chimie ou en médecine a des connaissances supérieures à la moyenne en histoire contemporaine ou en musique ». Il en ressort que les connaissances générales de chacun ne restent que de petites connaissances, des portions de savoir, au regard des pléthores d’informations que le monde a produites depuis qu’il est monde et qu’il tient disponible à notre connaissance. Quand on a assurément des connaissances et du savoir, prendre la posture de quelqu’un d’intelligent et de cultivé est en soi une forme d’inintelligence. Quand on est de niveau moyen et qu’on dispense des discours à tort et à travers, 'à tort et de travers', sans se rendre compte de son niveau de méconnaissance, la prétention et l’intelligence transpirent.

En êtes-vous à ?
– 49/JOB/INTEL | AGIR INVARIABLEMENT VIA LES RÈGLES DE SA PROFESSION
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La faiblesse d’en arriver à ne plus penser et n’appliquer dans la vie que ce qui émane du système de formation et du courant de pensée de sa profession
Dans ces métiers faisant profession de leur intellect, particulièrement dans ce genre de métiers où 'l’esprit fixe la ligne', on observe des traits psychologiques dominants et influents chez qui les exercent. L’enseignant dispense le savoir. La personne libérale travaille en indépendance. L’homme de loi fait appliquer le droit. Pour exercer ces métiers, les personnes se sont formées aux règles de la profession, elles les appliquent continument, et cela façonne ce qu’on peut appeler leur 'personnalité professionnelle'. Si elles sont équilibrées et réfléchies, elles laisseront leur 'personnalité professionnelle' au vestiaire une fois sorties du travail. Sauf que bien souvent chez certaines personnes, cette partie de leur personnalité globale présentée comme étant 'leur personnalité professionnelle' déteint sur leur personnalité globale et fausse leurs rapports aux autres dans leur vie quotidienne. C’est ainsi que par certains côtés de leur caractère, elles s’en trouvent 'déformées' (au sens de névrosées). Pour vous aider à réfléchir en la matière sur vous-même, voici une clé permettant d’apprécier si vous êtes est sujet/te au quotidien d’une 'déformation' (professionnelle). Elle consiste en la recherche du trait psychologique dominant façonné par l’usage du métier chez qui l’exerce et de voir s’il déteint sur le caractère usuel. Par exemple, en salle de classe l’enseignant dispense le savoir, et en dehors a tendance parfois à ne pas savoir s’en dispenser ; trait psycho dominant des gens du métier : 'Je sais' ! La personne exerçant en libéral a tendance à vouloir jouer en solitaire ; trait psycho dominant : 'Moi' ! L’homme de loi a tendance à vouloir faire suivre les règles ; trait psycho dominant : 'Rigide' ! Maintenant, à partir du moment où l’esprit humain est capable de comprendre et d’identifier ce processus, il est à même de faire en sorte d’agir et de remettre droit ou de s’essayer à remettre droit ces travers. Pas toujours facile si la déformation en est arrivée à devenir pathologique, mais au pire, si c’est le cas, l’esprit en réflexion sait être agissant et se faire curatif.

Validez-vous quelque peu l’idée de ?
– 50/JOB/INTEL | L’INFÉRIORISATION DES MÉTIERS MANUELS
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La tendance à une forme de mépris envers les personnes exerçant des métiers manuels
Cette forme de mépris, de condescendance, de ceux qui en sont ou pensent en être : de la « caste » des intellectuels ou pseudo-intellectuels, en opposition à ceux qui ne sont que de la « caste » des manuels, peut être clairement affichée, plus ou moins affichée, ou niée bien que bel et bien présente au fond d’eux ; et dans ce dernier cas, ça se sent. Vu sur un forum, cette réflexion (de souffrance) d’une internaute en recherche de solution : « Qu’est-ce que vous leur dites, vous, quand vous sentez ce mépris qui n’est pas forcément dit, mais qui flotte dans l’atmosphère ? ». Tout d’abord, comme le souligne Matthew B. Crawford, docteur en philosophie et exploitant d’un magasin de motos (auteur de 'Éloge du carburateur') : « Cette distinction manuel-intellectuel mériterait d’être cassée car à l’évidence nombre de métiers dits intellectuels sont aussi manuels (les dentistes) et il n’est pas de métiers manuels qui ne mobilisent l’intellect ». De fait, l’intelligence (cette capacité à synthétiser et à faire des associations d’idées) peut être partout. Et la stupidité aussi. On peut être instruit et stupide, et on peut être intelligent et n’avoir qu’un petit bagage culturel. Revenons à la première phrase de ce texte, où il est fait référence au « mépris, à la condescendance, qui en sont ou pensent en être : de la caste des intellectuels ou pseudo-intellectuels, en opposition à ceux qui ne sont que : de la caste des manuels ». Il y a quelque chose qui cloche dans cette phrase, et qui cloche chez ceux qui se reconnaitraient en elle. Il s’agit de l’emploi de l’expression : 'en opposition'. Ces intellectuels ou pseudo-intellectuels qui s’opposent aux manuels ; et vice-versa bien sûr. Pour faire intelligent, se faire intelligent, il serait mieux de se situer les uns 'à côté' des autres et non 'en opposé'. 'À côté' et parfois même : 'en assemblement', témoin ce mécanicien-philosophe évoqué plus haut ; et témoins toutes ces personnes (c’est d’actualité) que vous pourriez connaitre ou dont vous auriez entendu parler, qui ont fait des études et qui en viennent à exercer des métiers dits manuels par goût ou par nécessité. Pour conclure, sous son allure simple et ingénue, la teneur de cet extrait de l’article : 'Manuel ou intellectuel' publié sur le blog 'Un monde merveilleux, Notre monde est ce que nous en faisons', se révèle être au fond d’une belle intelligence. Il y est écrit : « Laissons ceux qui aiment créer des discriminations et se prennent pour des gens intelligents et importants, avec leur l’illusion de ce qu’ils pensent être, laissons-les à leur arrogance et à leur étroitesse d’esprit et tournons-nous plutôt vers ceux qui ont de vraies qualités d’intelligence, c’est-à-dire des qualités de cœur, d’ouverture, de fraternité, et de chaleur humaine ». À la lumière de tout ce qui vient d’être écrit, comment vous évaluez-vous ?

□ LES MÉTIERS DU TERTIAIRE

Les métiers de bureau
Inclinez-vous à ?
– 46/JOB/BURO | APPLIQUER LES RÈGLES SANS JAMAIS Y RÉFLÉCHIR
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La tendance à se bêtifier sous la pression des consignes de travail, des habitudes, et de l’appréhension de la hiérarchie
Sous la force continue des pressions professionnelles, il est des employés qui finissent par se laisser dépersonnaliser. Ce qui les conduit à exercer leur travail mécaniquement et sans réflexion. Cela contribue à influer sur leur comportement de tous les jours. Corsetés dans des règles qu’ils appliquent à la lettre, de peur de faire mal (à leurs propres yeux, ce qu’ils ne supporteraient pas, et pire : au regard des autres, les collègues, la hiérarchie), ils ne savent pas prendre de la hauteur, de la distance… tout en restant près du sujet. Autrement dit : suivre parfois les règles plus dans l’esprit qu’à la lettre et sans en rajouter comme il arrive souvent. À titre d’exemple, dans une banque, l’employé s’entend dire d’un client : « Ces frais qui me sont comptés sont chers et calculés sur des critères uniquement destinés à faire de l’argent » (en référence aux commissions d’intervention). L’employé 'bêtifié' pourra opposer une réponse du style : « Pas du tout… » ou « Oui mais… » et développer derrière une argumentation pro-banque… à laquelle il croit, auquel cas pourquoi pas !, ou à laquelle il ne croit pas : et là il y aura bêtise. L’employé réfléchi, lui, pourra faire dans ce genre de réponse : « La Direction Générale a fixé ces frais, j’entends bien ce que vous me dites (ou : 'Je suis d’accord avec vous'), mais le règlement m’oblige à vous les facturer » ; suivi d’un éventuel : « Vous pouvez écrire à la Direction Générale, etc. ». Pour ce qui est de vous-même, avez-vous tendance à suivre les règles et les principes de façon stricte, rigide, parce que 'c’est comme ça et pas autrement', selon ce qu’on vous a inculqué, ou savez-vous vous faire réfléchie et souple ? Circonstance atténuante toutefois pour qui souffrirait d’une certaine peur pathologique qui freinerait le bon fonctionnement de la pensée.

Vous advient-il de ?
– 47/JOB/BURO | S’IDENTIFIER À L’EMPLOYEUR, PRENDRE LA CRITIQUE POUR SOI
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Le travers de faire siennes les règles de son entreprise et de recevoir les critiques pour soi
Effectivement, il n’est jamais facile à quiconque de recevoir des critiques. C’est inhérent à la condition d’être humain. Nous sommes très disposés à recevoir des compliments et indisposés de recevoir des critiques. Critique : mot évocateur en lui-même puisque composé des syllabes : cri et tique ; quand on les reçoit rien d’étonnant à ce que notre égo 'crie' et 'tique' ! La critique touche notre égo dans ce qu’il peut avoir de présomptueux. Comme le fait remarquer un internaute sur la toile : « S’il est difficile d’accepter la critique c’est parce que nous manquons souvent de lucidité face à notre aperception (perception qu’on a de soi-même et qu’on valorise volontiers). Nous nous croyons être des êtres d’exception et toute critique négative nous renvoie dans nos cordes, péteux, foireux, limités, imparfaits ». Intempérance caricaturale mise de côté et sans faire dans la dévalorisation, l’esprit dont nous sommes dotés est à même d’en arriver pour chacun de nous à d’honnêtes conclusions. « Nous ne sommes que ce que nous sommes, sachons nous situer, rester à notre place, épicétou » comme le dit cet internaute, qui ajoute : « Il fut une époque, je l’avoue, où je me prenais pour 'un philosophe' (lol) ». Recevoir une critique départit du fait d’avoir raison et fait perdre son rang de dominant, chers à l’égo. En réactivant des sentiments de peur et de culpabilité, elle génère sur le moment : déstabilisation et inconfort. C’est le schéma qui s’impose en priorité. Pour atténuer jusqu’à faire quasi-disparaître, pourquoi pas, ces maux que procurent les mots, il faut d’abord être lucide sur soi-même, cet être fort-fragile que l’on est, et ensuite faire preuve d’écoute, d’ouverture, et d’intelligence. L’esprit le permet. À présent, quand dans le cadre du travail on est amené à appliquer les idées et règles d’un autre, d’un patron, et qu’on a tendance à recevoir pour soi les critiques faites à ces dites règles, c’est un travers. Cela arrive plus que d’ordinaire : une critique d’ordre professionnelle est lancée et on se la prend pour soi, on le prend mal ! Ce qui sème la zizanie dans l’histoire et dans la compréhension du phénomène, c’est que notre côté humain vient interférer avec le côté professionnel ; sous la réactivité de l’égo qui part au quart de tour sans discernement. Ce n’est pas tant la critique de la règle de travail qu’on prend mal, mais le fait que soit émise une critique dont on se trouve être dépositaire. L’égo fait un amalgame, ne cherche pas à comprendre : c’est nous qui recevons la critique, c’est donc nous que ça concerne. C’est bien un travers de l’esprit. Compliqué que tout cela. Malgré tout, un esprit en éveil doit en venir à bout. Pour demeurer plus en surface et contribuer à vous apprécier sur le sujet, on pourra retenir que même si à force de 'vivre' avec son employeur il peut se créer une proximité, vous n’êtes pas pour autant l’employeur ou le substitut de l’employeur et que vous n’avez pas de raison objective de prendre pour vous des critiques adressées à quelqu’un d’autre.

Tendez-vous à ?
– 48/JOB/BURO | NE CONSIDÉRER LA CLIENTÈLE QUE COMME DES NUMÉROS
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La difficulté à considérer les clients et usagers, autrement que comme des numéros…
… ou des appellations techniques. Un professeur d’hôpital fait la tournée de ses malades avec ses internes. Il salue un patient dans un lit et demande son diagnostic à l’un des internes. Celui-ci dit qu’il s’agit d’une PFLA. Le professeur le contre et lui demande de diagnostiquer. L’interne dit qu’il s’agit d’une pneumonie franche lobaire aigüe. Le professeur le contre à nouveau et lui demande de diagnostiquer ; l’interne perd pied. Le professeur diagnostique alors lui-même en ces mots : « Nous sommes en présence de Monsieur Dupont qui souffre d’une pneumonie franche lobaire aigüe » (extrait d’un reportage télé). Dans le même esprit, l’Institut national du cancer a lancé une campagne pour faire changer les regards, avec ce slogan : « Je suis une personne, pas un cancer ». On peut le décliner à l’infini : « Je suis une personne, pas un sans emploi ; pas un 'dépassement de vitesse' ; pas un numéro… ». Puisqu’il en est question, dès la naissance, on se retrouve transcrit en numéros. Le plus important et emblématique d’entre eux, est celui de Sécurité sociale. Mon numéro personnel est le 1 54 08 etc. etc. Pour commencer, je réfute le 1 : au nom de l’égalité des sexes. Ensuite, les 54 et 08, année et mois de ma naissance, se révèlent faux : si l’on considère que notre calendrier a été créé à l’arrivée du Christ et qu’il est admis maintenant (même par le pape) que les rédacteurs des évangiles se sont trompés sur ses mois et année de naissance. Les chiffres qui suivent (non publiés) sont justes, ils sont les numéros de mon département de naissance, du registre et de la page du registre où j’ai été enregistré. Fort bien, mais en fin de compte qu’est-ce que l’être humain que je suis a à voir avec cet accolement de chiffres : arbitraire, sexiste, faux et administratifs ! ? Qui suis-je aux yeux des personnes administratives et autres, conduites parfois à s’occuper de mon cas ! ? En s’inspirant de l’idée maitresse et des mots de la blogueuse Daria Marx sur Internet, j’en viens à écrire qu’à leurs yeux nous sommes de cette catégorie : « Les gens qui n’existent pas » : « Ils ne t’ont jamais vu rire aux éclats et avaler du coca par le nez. Ils ne t’ont jamais ramassé en pleurs après le dernier SMS de ton ex. Ils ne t’ont jamais vu monter de tente, bourrée dans un camping plein de Hollandais […] Les gens qui n’existent pas, vivent, travaillent, s’amusent, aiment, se marient, font des enfants, et meurent parfois ». Alors, quand dans des administrations ou ailleurs on a tendance qu’à ne se pencher sur des cas, ne travailler que sur des numéros (certes fonctionnels dans les classeurs) et à développer les comportements qui vont avec, on est bien bête ! Qu’on le fasse : par indifférence, j’menfoutisme, inconsidération, habitude professionnelle, pour aller vite ou d’autres raisons, on est bien bête. Est-ce votre cas et dans quelles proportions ?

Pencheriez-vous à ?
– 49/JOB/BURO | USER DU POUVOIR DE LA PROFESSION POUR DOMINER
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La propension à utiliser sa profession pour assouvir un besoin de pouvoir personnel
Premièrement, « Il est un fait observé, c’est que tout être détenteur d’une autorité, partielle ou non, se trouve entraîné vers l’abus. En général, l’homme investi d’un pouvoir sur les autres, méconnait la limite qui sépare l’abus de l’usage […] Toute idée d’autorité est accompagnée de l’idée de possession. Ainsi le père dit : 'mes enfants' ; le patron : 'mes ouvriers' » ; le fonctionnaire : 'mes administrés'. La possession des choses implique l’usage sans limite ; le possesseur peut les briser, les détruire, cela lui appartient, il en est le maitre. Telle est la conception actuelle, tel est le droit contemporain, à peine modifié du droit quiritaire romain ». Ces lignes ont été écrites par l’écrivain philosophe Augustin Hamon en 1894. Secondement, il est des gens qui ont des manques à combler, des revanches à prendre, et qui le font à mauvais escient et pour de mauvaises raisons, en l’occurrence dans le cadre des pouvoirs qui leur sont conférés. Illustration en exemples significatifs. L’employé/e du rectorat, qui aurait préféré être prof, avec l’aura et les avantages attenants, qui a la mainmise administrative sur le corps professoral, et qui use et abuse de son autorité-pouvoir en mode petites vengeances ! L’employé/e de la Poste, des Allocations Familiales, de la Sécurité sociale, qui n’aime pas les étrangers et qui fait le maximum pour compliquer les choses ! Le gendarme ou le policier, pas si affirmé que cela en tant que civil, qui monte en puissance revêtu de sa tenue (il n’est plus lui-même, ni tout seul, son uniforme l’intègre et l’élève, ce n’est pas un vêtement, c’est une étiquette qui le fait membre des viriles et courageuses forces de l’ordre), au point de l’amener à faire du zèle ! Au-delà d’un certain degré conduisant à franchir la ligne jaune, nous entrons dans l’abus de pouvoir, répréhensible par la loi, que nous laisserons donc de côté. En deçà, jusqu’au flirt avec la ligne jaune, cela peut être identifié comme de l’excès d’autorité. Pour ce qui est de votre évaluation, accordez-vous une circonstance atténuante du fait de la propension de l’être humain à se comporter ainsi, et notez-vous en fonction. Si vous prenez conscience de votre comportement déviant et que vous persistez, c’est imbécile. Si vous avez un comportement déviant sans grande conscience, c’est tout aussi imbécile car, cela vous le savez, il est interdit d’enfreindre les règles (souvent respectueuses envers les usagers) que fixent les administrations et les entreprises.

Êtes-vous de tendance à ?
– 50/JOB/BURO | S’HYPERFONCTIONNARISER
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Le défaut de se (sur) fonctionnariser dans ces métiers fonctionnaires et de services…
… des métiers où l’on est censé être au service des personnes, d’une façon ou d’une autre. On dit que les fonctionnaires sont des paresseux, qui se plaignent, bien payés pour ce qu’ils font, et ainsi de suite : laissons de côté ces lieux communs. Ces métiers de services, du tertiaire, ont des habitudes de fonctionnement comme les autres métiers. Consentons à reconnaitre qu’en France les méthodes ont souvent de la pesanteur, mais c’est ainsi. Les personnes qui travaillent dans ces métiers le font selon les règles, et dans le cadre de notre ouvrage nous ne voyons rien à redire de spécial pour ce qui est des employés. Cependant, on aura à redire quand la personne en exercice en arrivera, par pure volonté ou à force de glissement, à devenir une caricature de l’employé sans conscience professionnelle. C’est ainsi qu’on peut considérer que dans les métiers de service et la fonction publique, il y a des bosseurs, des employés fonctionnaires et d’autres. Pour ce qui est des fonctionnaires, ils fonctionnent, ils font, ils exercent leur fonction… selon les us et coutumes de leur profession. Il y a aussi des 'fonctionneguères'. Eux exercent mal ou n’exercent plus leur fonction… au regard des us et coutumes administratifs de leur profession. Là où il peut être admis que le premier puisse ne pas être débordant d’amabilité, le second, lui, ne l’est franchement pas. Là où il peut être admis que le premier puisse être indisponible pour autrui, un certain temps le matin après l’heure d’embauche et un certain temps l’après-midi avant l’heure de débauche, le second, lui, ne manque pas de se faire plus largement indisponible en journée. Là où il peut être admis que le premier puisse tarder à répondre à vos demandes, le second lui laisse le problème de côté sans intention de le régler, se sentant au pire : indifférent à la demande, ou se disant au mieux : que le problème à terme finira par échoir à d’autres. Etc. L’appréciation de votre propre personne se fera en conséquence sur votre degré de (sur) fonctionnarisation…

□ LES MÉTIERS MANUELS

Inclinez-vous à ?
– 46/JOB/MANUEL | CRITIQUER LES MÉTIERS PROTÉGÉS, SANS S’INTERROGER
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La propension à critiquer abusivement les ouvriers et employés de la fonction publique
La fonction publique, cible des critiques de toutes les autres catégories socio-professionnelles, on est bien d’accord ! Mais ici, c’est du rapport de la catégorie la moins favorisée, celle des ouvriers, à celle qui passe pour être la plus favorisée, protégée de l’État, dont on parle. Alors développons ! Quelle différence dans l’exercice du métier entre un ouvrier du privé et un agent des impôts. L’un et l’autre font leurs heures de travail et sont fatigués en fin de journée. Fatigue physique pour le premier et nerveuse pour le second. Fatigue générale pour tout le monde, en résumé. La différence ne se fait pas là. Elle se fait sur le statut dont l’un et l’autre disposent. Le premier est dans un statut privé 'trimant' et insécurisant, le second dans un statut public très rassurant. Le second est content. Et le premier l’est d’autant moins qu’il reluque sur le voisin et qu’il éprouve de la jalousie (souvent inavouée), laquelle s’exprime en flots de critiques sur ledit voisin, et les siens [globalisation] : les fonctionnaires ! En fait, les métiers de la fonction publique sont multiples et il n’y a pas grand-chose à voir dans l’exercice des fonctions entre un employé administratif, un enseignant, un policier, un cheminot, un infirmier… Alors quand on allègue par exemple que le fonctionnaire est feignant, sur quels critères s’appuie-t-on ? De laquelle de ces personnes exerçantes lequel de ces métiers, parle-t-on ? De personne, en fait ! Et pourtant on se représente quelqu’un. L’inconscient collectif, ou plutôt le conscient collectif, sur les bases des allégations faites par les uns et les autres, a créé un portrait-robot, un avatar, qu’on aime voir attribué au détestable chouchou de la République ; que soi-même on n’est pas. Que peut-on dire d’un tel comportement lorsqu’il s’affirme à nous ? Qu’il est irréfléchi. Que la personne, peut-être plus que d’autres, dans d’autres catégories de métiers, éprouve un certain sentiment de jalousie de ne pas avoir de meilleur statut, on peut la comprendre et lui accorder des circonstances atténuantes quand elle peste. Mais de là à ce qu’elle tempête et qu’elle se complaise à penser de travers et à l’exprimer avec force, véhémence, désir d’en découdre, il lui serait plus profitable de réfléchir. C’est ce qu’il faut avoir à l’esprit pour juger de votre propre attitude.

Tendez-vous à ?
– 47/JOB/MANUEL | REFUSER TOUTE RÉFLEXION SOUS DE MAUVAIS PRÉTEXTES
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La tendance au refus d’exploiter ses capacités intellectuelles latentes, sous prétexte que 'ça ne sert à rien' ou que 'c’est trop fatiguant'.
Est-ce bien réfléchi et raisonné de dire que ça ne sert à rien et que c’est trop fatigant d’exploiter ses capacités intellectuelles ? Oui et non. C’est fatigant : oui il faut de l’effort. Ça ne sert à rien : primo le dire c’est reconnaitre implicitement qu’on a bel et bien des capacités intellectuelles, et ensuite c’est mentir, se mentir, c’est mal réfléchir que de dire que « ça ne sert à rien ». Ça sert à s’élever et mieux vivre. Ça sert aussi à vivre mieux en ayant un meilleur métier que celui qu’on va se choisir ou qu’on s’est choisi par défaut, par exemple. Pour ce qui est de l’école qui détermine le métier que l’on va exercer ensuite, le conseiller d’orientation Mario Charrette fait remarquer qu’on a trop tendance à fonctionner selon 'la théorie du déterminisme de l’intelligence'. Celle-ci classe irréductiblement les jeunes gens en âge d’étudier en trois catégories. Au sommet, une minorité à l’intelligence supérieure qui va bien réussir. Dessous, la majorité, à l’intelligence moyenne qui va réussir une scolarité honorable avec au final les métiers qui en résultent. À la base, une minorité à l’intelligence sous la moyenne, qui connaitra des difficultés, abrègera ses études et qui se retrouva dans des emplois requérant peu d’intellect. En résumé, cette théorie qui fait autorité part du principe que plus on est intelligent mieux on réussit à l’école, et mieux on réussit à l’école et meilleures sont les chances d’accéder ensuite à une carrière rémunératrice et prestigieuse. Or Mario Charrette pointe ce déterminisme au motif qu’il s’avère simpliste voire menteur. Il fait remarquer qu’il rencontre des jeunes gens fonctionnant sous leur potentiel et qui sont plus intelligents que ce qu’affichent leurs notes. Ils pourraient faire mieux mais ne le font pas. Il en conclut que l’intelligence à elle seule ne peut expliquer la performance, et qu’il y a autre chose. Dans son livre référent : 'How children succeed : Grit, curiosity, and the hidden power of character' ('Réussite de l’enfant : Grit, curiosité et la force cachée du caractère'), Paul Tough démontre que certaines qualités sont tout aussi importantes que l’intelligence, sinon plus dans certains cas, pour réussir. Une de ces qualités est l’endurance, ce que les Anglais appellent le 'grit' : cette capacité qu’ont certains de ne pas lâcher prise malgré les difficultés. Or cette qualité d’endurance, qui n’est pas privilégiée en France, est une faculté qu’on peut faire émerger et qui peut être travaillée. Même si un jeune est un peu moins 'rapide' qu’un autre, s’il a appris à persévérer et à ne pas lâcher prise, il pourra réussir aussi bien. Mieux, cette qualité d’endurance sera un avantage pour lui plus tard, sur le marché du travail. Pour vous même qui buteriez sur l’idée de vous améliorer parce que : 'ça ne sert à rien', vu ce que renvoie l’exigence de notre système éducatif, pas étonnant que l’idée vous traine en tête. Cela dit, supposé/e ne pas être bête pour autant, vous le deviendriez sur ce point à vous obstiner à penser ceci alors qu’il y a des solutions.

Penchez-vous à ?
– 48/JOB/MANUEL | ENVIER CRITIQUER SANS CHERCHER À S’AMÉLIORER
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Le travers de critiquer par jalousie les personnes au meilleur statut que le sien, sans penser à faire mieux pour soi-même
De la jalousie liée au statut professionnel, en somme ! Dans un de ses articles, la journaliste Chafika Kahlal explique : « Selon Freud, il serait anormal de ne pas éprouver de jalousie. C’est un sentiment sain et naturel, mais seulement à des doses modérées. Il est positif pour l’équilibre psychologique et intellectuel, notamment dans le milieu professionnel où, sous son aspect compétitif, il aide à s’améliorer pour gravir les marches de l’échelon social. Il représente un fort stimulant. Mais il ne faut pas que surveiller les autres, que leurs parcours et leurs acquis deviennent une obsession, parce que le temps passé à observer leurs exploits serait plus profitable à être exploité pour améliorer sa propre situation ». Ainsi tout est dit. Pour illustrer ces propos, on retiendra cette phrase permissive et autorisante de la sagesse populaire : « Critiquer c’est le ventilateur du cœur ». On pourra aussi retenir ce commentaire qui pointe du doigt, extrait d’un forum Internet : « Je suis une envieuse née, c’est mon moteur. Quand je me mets à désirer quelque chose que quelqu’un possède, ça me rend dingue, et du coup je deviens bête et méchante ». Enfin, on goutera cette dernière phrase judicieuse : « Je n’envie pas. Je m’inspire et je prends modèle » ; non dit mais allant de soi : '… et ensuite, je m’y mets'. Sur ce, pour ce qui est de propre personne, faites-vous dans l’excès en matière de jalousie sociale et dans l’inaction en matière d’esprit et d’action ? Si oui, il y a de l’irréflexion à relever.

Êtes-vous de genre à ?
– 49/JOB/MANUEL | ENJOLIVER SA FONCTION ET SE FAIRE VALOIR
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Le travers d’enjoliver sa fonction, de se faire valoir
Il y a se faire valoir et se faire valoir. Se faire valoir en mettant en avant ses qualités et ses compétences existantes ; cela peut relever de la prétention et de la frime si c’est fait de façon exagérée mais on reste dans la vérité. Et se faire valoir en arrangeant la réalité, en la travestissant, en mentant, du style : « Je suis coiffeuse », au réel : shampouineuse / « Je suis cuisinier », au réel : à la plonge / « Je suis paysagiste », au réel : à la tonte des pelouses… Une nuance est toutefois à prendre en compte dans ce mensonge. Soit il est commis du bout des lèvres pour masquer un mal-être, un statut professionnel dans lequel, pour de multiples raisons, on a du mal à se retrouver. Soit il est commis de plein aplomb, pour 'se faire passer du vent sous la queue', comme l’exprime l’expression populaire : pour se la péter. Problème d’égo propre aux hommes. À ce sujet, les hommes sont tous égo et bien disposés à…, comme en témoigne le succès des récompenses, des décorations, des Césars… L’égo qui lorsqu’il trouve une marche où monter, le fait sans se faire prier, sans réfléchir, sans scrupule. Dans le monde du travail manuel comme ailleurs, tous n’ont cependant pas le même rapport à l’égo. Il y a ceux qui font preuve de réflexion et qui le canalisent. Ceux qui se disent : « Moi, travailleur manuel, dans le métier que j’exerce, par choix ou par défaut, c’est bien ! ou je n’ai pas à en rougir ! ; l’intelligence de la main passe par l’intelligence de l’esprit ; et à y réfléchir, je décerne un bonnet d’âne aux idiots imbus d’en face qui n’auraient pas l’intelligence d’en avoir conscience ! ». Et il y a ceux qui se laissent entrainer dans les canalisations troubles du tout à l’égo, quitte à se perdre dans la tromperie et l’imposture. Ceux qui veulent briller absolument et artificiellement. Qu’en est-il de vous, et à quel degré d’inintelligence ?

Inclineriez-vous à un ?
– 50/JOB/MANUEL | CHANGEMENT DE COMPORTEMENT D’AVOIR RÉUSSI
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Le travers de s’abêtir du fait de sa réussite professionnelle et financière
À force d’efforts dans l’exercice de leurs métiers, de leur côté entreprenant, d’à-propos dans la gestion économique, des personnes exerçant des métiers manuels connaissent des réussites professionnelles et financières. Pour caractériser leur conduite, on dira qu’elles se sont efforcées d’avoir un… développement professionnel. Or il arrive que le… développement personnel, qui devrait l’accompagner en parallèle, ne suive pas dans la même mesure. Il apparait que la personne qui se fait seule, y parvient fréquemment parce qu’elle a du caractère. Mais qu’est-ce au juste qu’avoir du caractère ? Sur un forum Internet, un contributeur écrit : « J’ai souvent entendu cette expression : 'j’ai / on a du caractère / un fort caractère'. Or cette expression en général me semble utilisée pour traduire, en l’excusant, un comportement autoritaire, abusif et capricieux ». Effectivement. Cela se passe de la sorte : on travaille seul dans son coin, avec son efficacité et sa tête de cochon, personne n’en pâtit vraiment, hormis les proches et c’est déjà trop. Puis on grandit professionnellement, on agrandit ses réseaux, on est amené à diriger des gens, à fréquenter du monde, et on se comporte humainement mal avec beaucoup ; tout du moins avec ceux qui ne servent pas directement ses intérêts et/ou 'qui ne sont plus comme vous' ! Venant d’en bas et ayant monté haut, de fait on est devenu quelqu’un d’en haut, qui prend les autres de la hauteur où l’on pense être, oubliant pour l’avoir appris à l’école ou reçu de la sagesse populaire que « si haut que l’on soit placé, on n’est jamais assis que sur son cul ! » (Montaigne). Le processus de développement personnel : réflexion sur soi, rapport au monde et aux autres dans la brève vie qu’est la nôtre, ne s’est pas ou s’est insuffisamment mis en action. Où vous situez-vous à ce propos ? Si haut vous soyez parvenu/e ou que vouliez parvenir, savez-vous demeurer dans le respect de l’autre, de son statut, de sa façon et de son désir d’être ? Ou plus ou moins ? Ou peu ? Ou pas ? Dit autrement : faites-vous dans le registre : « Les autres et moi » (ce qui est bien) ? « Moi et les autres » (ce qui n’est pas si mal) ? Ou « Moi moi moi » et 'fier comme un bar tabac', selon l’expression édifiante de Coluche ! ?

TABLEAU DE RÉPONSES

1] CARACTÉRISTIQUES PSYCHOLOGIQUES
1. Tendance à ne pas être objectif ? • Note sur 10 = __
2. Tendance à être de mauvaise foi et manipulateur ? • Note sur 10 = __
3. Tendance à ne pas être à l’écoute des autres ? • Note sur 10 = __
4. Tendance à diffuser des idées fausses ou approximatives ? • Note sur 10 = __
5. Tendance à ignorer l’avis des personnes compétentes ? • Note sur 10 = __

2] ÉVOLUTION COMPORTEMENTALE
6. Tendance à se refuser aux progrès technologiques ? • Note sur 10 = __
7. Celle à résister aux nouvelles méthodes de travail et de management ? • Note sur 10 = __
8. Tendance au manque d’ouverture aux nouveaux modes de vie ? • Note sur 10 = __
9. Tendance au refus de considérer le phénomène de la libération des mœurs ? • Note sur 10 = __
10. À repousser à l’excès les personnes étrangères et leurs cultures ? • Note sur 10 = __
11. Tendance à faire des actes d’incivisme ? • Note sur 10 = __
12. À faire dans l’excès en matière de croyance ou d’incroyance ? • Note sur /10 = __

3] COMPORTEMENTS SYMPTOMATOLOGIQUES
13. Tendance à faire la tête et à bouder ? • Note sur 10 = __
14. Tendance à monopoliser la parole ? • Note sur 10 = __
15. À l’emploi de phrases péremptoires et insatisfaisantes pour couper court ? • Note sur 10 = __
16. Tendance à frimer ? • Note sur 10 = __
17. Tendance aux manifestations corporelles grossières ? • Note sur 10 = __
18. Tendance aux expressions et mots masquants ou insinuants ? • Note sur 10 = __
19. Tendance à s’emporter ? • Note sur 10 = __
20. Tendance à lancer des insultes ? • Note sur 10 = __

4] LES PHÉNOMÈNES FÉMININS ET MASCULINS
Si vous êtes un homme, répondre aux questionnements 21/MR à 26/MR
Si vous êtes une femme, répondre aux questionnements 21/MME à 26/MME

Pour l’évaluation d’un homme uniquement :
21/MR. Tendance à être excessivement macho ? • Note sur 10 = __
22/MR. Tendance à dénigrer systématiquement les femmes ? • Note/10 = __
23/MR. À dénigrer les femmes en utilisant des expressions non fondées ? •Note sur 10 = __
24/MR. À critiquer les femmes selon des idées reçues ? • Note sur 10 = __
25/MR. À contester l’accès des femmes à des métiers anciennement masculins ? • Note sur 10 __
26/MR. Tendance à qualifier les femmes de façon humiliante • Note sur 10 = __

Pour l’évaluation d’une femme uniquement :
21/MME. Tendance à être femme sexe fort ? • Note sur 10 = __
22/MME. Tendance à dénigrer systématiquement les hommes ? • Note sur 10 = __
23/MME. À dénigrer les hommes en utilisant des expressions non fondées ? • Note sur 10 = __
24/MME. À critiquer les hommes selon des idées reçues ? • Note sur 10 = __
25/MME. À contester l’accès des hommes à des métiers anciennement féminins ? • Note sur 10 = __
26/MME. À qualifier les hommes de façon humiliante ? • Note sur 10 = __


5] LES COMPORTEMENTS LIÉS À L’ÂGE
Si vous êtes un très jeune adulte, répondre aux questionnements 27/AGE18/30 à 32/AGE/18/30
Si vous êtes un jeune adulte, répondre aux questionnements 27/AGE/30/TAINE à 32/AGE/30/TAINE
Si vous êtes un adulte d’âge moyen, répondre aux questions 27/AGE/40/60 à 32/AGE/40/60
Si vous êtes un adulte du troisième âge, répondre aux questions 27/AGE/60/TAINE à 32/AGE/60/TAINE

Pour l’évaluation d’un/e pseudo-adulte (de 18 à 30 ans) :
27/AGE18/30. Tendance à se revendiquer déraisonnablement indépendant ? • Note sur 10 = __
28/AGE18/30. Tendance à se croire invincible et à être dans l’action irréfléchie ? • Note/10 =
29/AGE18/30. Incapacité à dépasser sa frustration ? • Note sur 10 = __
30/AGE18/30. Tendance à être sans nuances et à refuser les compromis ? • Note sur 10 = __
31/AGE18/30. Tendance à défier l’autorité et les convenances ? • Note sur 10 = __
32/AGE18/30. Tendance à rejeter les règles morales de la génération précédente ? • Note sur 10 = __


Pour l’évaluation d’un/e jeune adulte (environ 30 ans) :
27AGE/30/TAINE. Tendance à vouloir en mettre plein la vue ? • Note sur 10 = __
28AGE/30/TAINE. Tendance à se surestimer ? • Note sur 10 = __
29AGE/30/TAINE. À cultiver une ambition aveugle, irrespectueuse d’autrui ? • Note sur 10 = __
30AGE/30/TAINE. Tendance à être donneur de leçons ? • Note sur 10 = __
31AGE/30/TAINE. Tendance à ne pas vouloir tenir compte des conseils ? • Note sur 10 = __
32AGE/30/TAINE. Tendance à avoir des idées arrêtées et non partagées sur le couple ? • Note/10 = __

Pour l’évaluation d’un/e adulte d’âge moyen (40 à 60 ans) :
27/AGE/40/60. Tendance à oublier qu’il a été jeune et à être moralisateur ? • Note sur 10 = __
28/AGE/40/60. Abuser de ses pouvoirs, son expérience d’âge, se croire indispensable ? • Note/10 = __
29/AGE/40/60. Tendance à refuser son âge ? • Note sur 10 = __
30/AGE/40/60. Tendance à refuser de vieillir et à moquer le vieillissement d’autrui ? • Note/10 = __
31/AGE/40/60. Tendance à ignorer volontairement les effets physiques du vieillissement jusqu’à se mettre en difficulté ? • Note sur 10 = __
32/AGE/40/60. Tendance à faire dans le jusqu’au-boutisme chronique ? • Note sur 10 = __

Pour l’évaluation d’un adulte du troisième âge :
27/60/TAINE. Tendance à abuser de la notion du respect auquel il pense avoir droit du fait de son âge ? • Note sur 10 = __
28/60/TAINE. Tendance à penser que tout lui est dû ? • Note sur 10 = __
29/60/TAINE. Tendance à croire qu’il a toujours raison ? • Note/10 = __
30/60/TAINE. Tendance à ignorer et nier les autres ? • Note sur 10 = __
31/60/TAINE. Tendance à surévaluer et mal utiliser ses expériences de vie ? • Note sur 10 = __
32/60/TAINE. Tendance à l’intolérance, au sans-gêne et à la malpolitesse ? • Note sur 10 = __

6] LES PHÉNOMÈNES DE GROUPES ET DE BANDES
En tant que supporter:
33. Tendance à ne pas pouvoir juger objectivement la prestation réelle d’une équipe, la valeur d’un homme ? • Note sur 10 = __
34. Tendance à se faire supporter excessif de bandes ? • Note sur 10 = __

En tant que fan :
35. Tendance à sublimer ou décrier l’œuvre, sans nuances ni objectivité ? • Note sur 10 = __
36. Tendance à ne pas savoir faire de distinction entre l’artiste de valeur et l’homme discutable qu’il peut être ? • Note sur 10 = __

En tant que militant ou partisan :
37. Tendance à se conformer aux directives, sans réserve ? • Note sur 10 = __
38. Tendance à ne pas juger objectivement le leader, le parti soutenu ? • Note sur 10 = __
39. Tendance à avoir des opinions politiques et à les exprimer à tout va ? • Note sur 10 = __
40. Tendance à siffler ou décrier l’adversaire à toute apparition publique, physique ou télévisuelle ? • Note sur 10 = __

En tant que croyant, non croyant :
41. Tendance à vouloir persuader les autres qu’il détient la vérité ? • Note sur 10 = __
42. Tendance à ne pas tenir compte des découvertes historiques, scientifiques, expliquant des faits jusque-là inexplicables, à s’en tenir à des fables ? • Note sur 10 = __
43. Tendance au cléricalisme, ou à l’anticléricalisme ? • Note sur 10 = __

Au rang des rituels :
44. Tendance à continuer de chanter les paroles de la Marseillaise, après avoir pris conscience du message sanglant qu’elle véhicule à notre époque ? • Note sur 10 = __

7] LES SUPERSTITIONS
45. Tendance à faire dans la déraison en matière de superstition ? • Note sur 10 = __

8] L’INTELLIGENCE ET LA CULTURE
Pour votre profession dite intellectuelle, répondre aux questions 46/JOB/INTEL à 50/JOB/INTEL
Pour votre profession de bureau, répondre aux questions 46/JOB/BURO à 50/JOB/BURO
Pour votre profession manuelle, répondre aux questions 46/JOB/MANUEL à 50/JOB/MANUEL
Pour votre évaluation de personne exerçant un métier intellectuel :
Les métiers faisant profession de leur intellect : enseignement, professions libérales, médias, magistrature…
46/JOB/INTEL. Tendance à profiter de son statut pour exercer son pouvoir, et à se sentir supérieur • Note sur 10 = __
47/JOB/INTEL. Tendance à ne pas reconnaitre les compétences de l’autre dans un domaine différent du sien ? • Note sur 10 = __
48/JOB/INTEL. À être donneur de leçon, et à ignorer ses propres lacunes ? • Note sur 10 = __
49/JOB/INTEL. Tendance à se comporter au quotidien uniquement selon les règles de formation et de fonctionnement de sa profession ? • Note sur 10 = __
50/JOB/INTEL. Tendance à l’infériorisation des métiers manuels • Note/10 = __

Pour votre évaluation de personne exerçant un métier du tertiaire :
Les métiers de bureau
46/JOB/BURO. Tendance à mettre en pratique mécaniquement les règles de sa profession sans jamais y réfléchir ? • Note sur 10 = __
47/JOB/BURO. À se substituer à son employeur et à prendre le critique pour soi ? • Note sur 10 = __
48/JOB/BURO. Tendance à ne considérer la clientèle que comme des numéros ? • Note sur 10 = __
49/JOB/BURO. Tendance à utiliser sa profession et le pouvoir qui s’y rattache pour assouvir son besoin de pouvoir personnel ? • Note sur 10 = __
50/JOB/BURO. Tendance à s’hyperfonctionnariser ? • Note sur 10 = __

Pour votre évaluation de personne exerçant un métier manuel :
46/JOB/MANUEL. Tendance à critiquer gratuitement les autres métiers, en se refusant à toute réflexion ? • Note sur 10 = __
47/JOB/MANUEl. À refuser tout effort de réflexion sous de mauvais prétextes ? • Note sur 10 = __
48/JOB/MANUEL Tendance à envier et critiquer les personnes ayant un meilleur métier, sans jamais chercher à s’améliorer ? • Note sur 10 = __
49/JOB/MANUELTendance à enjoliver sa fonction et à se faire valoir ? • Note sur 10 = __
50/JOB/MANUEL À changer de comportement suite à sa réussite professionnelle ? • Note sur 10 = __

LE CALCUL
Nous voici arrivés au calcul d’évaluation du degré de bêtise ou de connerie de la personne à évaluer.
En fin, l’addition des notes octroyées aux 50 questions posées ci-dessous, produira une note N sur un total de 500, que vous diviserez par 5 pour obtenir une note sur 100.
Cette note représente le pourcentage de bêtise ou de connerie attribué, à ce moment donné, à la personne notée. CQFD !

Exemple :
Somme des points attribués = 210
210 points divisés par 5 = 42
La personne notée a donc un pourcentage de bêtise ou de connerie de 42/100, soit 42 %

RÉSULTAT DU TEST POUR LA PERSONNE CONCERNÉE :
NOMBRE DE POINTS TOTAL = ______
LE PRÉCÉDENT CHIFFRE DIVISÉ PAR 5 = ______
POURCENTAGE DE BÊTISE OU DE CONNERIE
DE (prénom)……………………. (nom)……………… : ____ %
  à la date du _ _ / _ _ / 20_ _

ÉPILOGUE
, pensé et écrit d’un ton léger

Alors qui l’est vraiment ?

On se laisse à dire parfois de son prochain que c’en est un ! Ça n’est certes pas charitable, mais souvent ça défoule, et puis ça fait du bien parce que ça implique qu’il l’est plus que vous. L’adjectif con est global et définitif : Untel est estampillé 'con'. Dans la réalité, ce livre le montre, la connerie peut se mesurer avec une échelle précisément graduée.
Une fois le test effectué, via notre livre-méthode qui détermine le score et le pourcentage, que faire de ces chiffres ?
À partir de quel score l’est-on vraiment !?
Difficile de déterminer des tendances significatives s’appuyant sur des statistiques larges, car ce livre étant une première, de tels calculs n’ont jamais été faits.
Cela dit, nous les auteurs, accompagnés des personnes ayant gravité autour de la réalisation du livre, avons commis un sondage.
Il en ressort l’établissement de ces seuils de graduation : Inférieur à 25. De 25 à 50. Supérieur à 50.
Ce qui détermine trois catégories avec leurs labels : con léger, con épais, con profond.

Pour qui veut affiner, l’analyse ne s’arrêtera pas là.
On le voit dans ce livre, il y a de nombreuses façons d’obtenir un pourcentage donné. Ainsi, un individu ayant 45 % de connerie, obtient un score de 225 sur 500. Il y a de multiples façons d’obtenir 225 avec 50 notes de 1 à 10. C’est autant de profils différents ayant un même pourcentage. Concomitamment, le taux de connerie, comme le profil, évoluent dans le temps, et pas forcément positivement. Ainsi, un individu ayant un faible taux de connerie est mieux armé cérébralement pour s’améliorer au fil du temps, et il est logique que ce taux descende encore avec l’âge et l’expérience. Là où la connerie est cruelle, c’est qu’un con épais a nettement moins de capacité d’émerger de sa connerie, et risque bien de s’y envaser salement au fil des ans. Cette conclusion était déjà pressentie par le regretté Jean Gabin dans un de ses films : « Quand on est con, c’est pas pour un jour ! ». □

L'AUTEUR /E

Photo de l'auteur



JeF Pissard, Geneviève Ballereau, des humains d’expérience et d’expériences. Ils se sont toujours le plus souvent évertués à réfléchir dans leur travail et dans leur vie.
Geneviève Ballereau a effectué toute sa carrière professionnelle dans le milieu du handicap mental et physique. Formation adéquate, enrichissements, grande expérience, des centaines d’évaluations professionnelles des résidents en charge, des discussions, des débats, des décisions.
JeF Pissard a fait profession dans la banque, le social, le journalisme, l’édition… Habitué à réfléchir sur les nombreux sujets d’articles et de livres qu’il a été amené à écrire. Une longue psychothérapie ('thérapie du bon sens', dixit le praticien) lui a ouvert d’autres horizons.
JeF Pissard et Geneviève Ballereau ont mis 10 ans à imaginer, élaborer, rédiger ce livre-méthode novateur. Il a été plusieurs fois remanié, des professionnels ont participé et ont bonifié… Résultat : un livre tous publics à lire rapidement, et à re-lire, re-lire, re-lire… Il faut deux ans pour changer un comportement.

CE QU'ON DIT DE CE LIVRE



« Lu le livre. Gros et intéressant travail ! ». Bertrand Dalin.

« Je considère ce livre comme un 'Essai', très axé sur la psychologie de réflexions, plus qu’un thème relevant de l'analyse psychiatrique ». Patrick Juan, Les Voix du Panda.

« Je viens de télécharger votre livre que je trouve très pertinent et plein d’humour. » Albedo.

« J' ai ressenti les bienfaits de cette lecture toute la semaine et ai même appuyé ma candidature à un nouveau poste avec. » Céline Vay.

« Ça fait des années que j'essaie d' être moins con. C'est dur. Mais je suis content, y en a qui essaient jamais. » Rocla.

Remarqué sur le mur Facebook de Gérard B... Gérard dit qu’il vient de lire l’ouvrage. Il suscite ce commentaire ; et y répond : 'Zaia Lartiste' : « Comment tu te sens après la lecture de cet instructif ouvrage ? » 'Gérard Bourguignat' : « Malheureusement plus c.. que je ne croyais, mdr ! À à lire absolument si on n'a pas peur de soi. »

« 0 % DE CONNERIE dans ce livre intelligent. » « Si vous vous êtes parfois demandé si l'un de vos proches (ou vous-même) ne serait pas un peu con, ayez-en le cœur net. Un outil implacable pour précisément mesurer le degré de connerie d'un individu. Un grand pas pour soi, un grand pas aussi pour l'humanité. Bravo ! » Vanves.

« ENFIN, ON VA LE SAVOIR ! »  « Si vous en avez réellement envie, je vous recommande vivement de lire cet ouvrage. À travers un certain nombre de thèmes, ou tests, portant sur l’intolérance, les préjugés, les idées reçues, le dénigrement et autres comportements plus ou moins raisonnables, vous pourrez mesurer votre niveau ou celui de personnes de votre entourage. Une échelle allant de 0 à 10 du même genre que celles qu’utilise le corps médical pour estimer la douleur ou le niveau d’angoisse d’un patient vous y aidera. Cette unité de mesure m’a fait penser à une expression dont ma maman usait souvent en parlant de personnes qu’elle soupçonnait être atteintes de connerie chronique : 'Si la bêtise faisait mal, il ou elle hurlerait de douleur !'. Heureusement, nous n’en sommes pas là. Cependant, apprendre, grâce au livre de JeF Pissard, que par moments, on traverse une crise de connerie aigüe, peut aider à remettre les pendules à l’heure. Je me suis beaucoup amusée à lire cet ouvrage et j’admire le sens de l’humour de l’auteur. À lire sans hésitation ! » Josie Hack.

« UN LIVRE D’UTILITÉ PUBLIQUE » « Il fallait oser écrire ce livre et JeF Pissard a osé. Le degré de connerie, quel vaste univers que celui-là ! Que ce soit le sujet, la façon de le traiter ou le style, rien n'est banal dans ce livre qu'on pourrait presque appeler un livre expérimental. Aucun thème n'est évité, racisme, religion, incivilités, sexisme (dans les deux sens !) complexe de supériorité etc... Chaque lecteur a la possibilité, sur chaque thème, d'évaluer ses opinions au regard de ce qui est décrit, et de se noter s'il ou elle le désire. Autant dire que cela peut être dangereux car on peut apprendre sur soi-même et se surprendre dans un sens ou dans l'autre. C'est décidément une sorte d'OVNI littéraire que l'on suit avec plaisir et parfois anticipation jusqu'au questionnaire final. Laissez-vous tenter pour en apprendre un peu plus sur vous-même ! » Robert Dorazi.

« UN OUVRAGE DE RÉFLEXION » « La connerie ordinaire se dilue dans le quotidien, et il est parfois bien difficile de l’apercevoir. JeF Pissard et Geneviève Ballereau décortiquent pour nous ces petits travers qui dénotent un manque de recul sur les agissements et les pensées de tout un chacun. Chacun de ces textes est une piste de réflexion sur nos comportements et ceux des autres dans diverses situations de la vie en société. Pour moi, plus qu’une méthode de calcul, cet ouvrage est avant tout une analyse fine des tendances de tout individu, selon son âge, sa culture et son éducation, à calquer son mode de fonctionnement sur le plus grand nombre ou à réfléchir à ses actes. Et rien que pour cela, il mérite d’être lu. » Paul Éric Allegraud.

« INTÉRESSANTE RÉFLEXION ! » « La couverture m'avait laissé croire qu'il s'agirait d'un livre très humoristique mais si l'humour est bien présent, il n'est pas du tout dominant. Il s'agit là d'un réflexion personnelle aux auteurs sur ce qu'ils appellent 'connerie'. Les items proposés offrent une observation intéressante. Que l'on soit d'accord ou non avec ce qu'ils proposent, cela nous invite à remettre en cause certains comportements. J'aurais apprécié que le mot 'connerie' bénéficie d'une présentation étymologique, il est toujours intéressant de comprendre à quoi renvoient les termes que nous utilisons. Pour celui-ci, on en oublie souvent la dimension sexiste et c'est dommage car passionnant à développer. JeF Pissard et sa co-autrice proposent une vision souvent nuancée et avec une bonne dose de bienveillance. » J-S.

« UN MANUEL DE SAVOIR ÊTRE ET DE SAVOIR VIVRE ; LE SAVOIR ÊTRE : DONNÉE DE MANAGEMENT PAR EXCELLENCE » « Voilà un petit manuel que j'emporte au boulot, interrompant parfois ma collègue de travail, lui en lisant certains passages. On appelle cela de la prévention des risques psycho-sociaux, risques qui font partie du document unique de prévention mis à la charge des entreprises et des administrations. Savoir mieux être pour mieux affronter les situations. Un petit manuel que je brandis sous le nez de mon mari et de mon adolescent en crise, et que j'emporterai au confessionnal pour voter pour l' homme ou la femme politique ayant réussi tous les tests. Enfin un petit manuel que j'emporte à la salle de bain pour voir mes rides avec la certitude de la beauté de ma maturité. » Céline Vay.

« INTELLIGENT » « Ce degré de connerie là demandait une bonne dose d'intelligence, d'humour et de dérision pour être écrit sans faille. Il nous est proposé une méthode pour évaluer son degré de connerie selon des sujets bien précis, mais au delà, une réflexion sur nos travers face à nombre de problématiques, et donc quelque part les clés pour les combattre. Car comprendre en quoi l'on fait fausse route est déjà un pas vers la guérison. Je suis con mais je me soigne pourrait être la maxime résumant ce livre. N'ayez pas peur de vous frotter aux tests et de découvrir que vous êtes totalement con, tout cela est écrit avec bienveillance, et sans leçon de morale. On pourrait considérer l'ouvrage comme un guide permettant de se diriger vers un peu moins de connerie. » Cetro.

« POUR BIEN CONDUIRE SA RAISON » « Le gros mot contenu dans le titre m'a un peu rebutée mais c'était un effet d'accroche car le reste de l'ouvrage utilise des termes plus corrects comme bêtise, inintelligence ou irréflexion. Premier soulagement. L'ouvrage n'est pas vraiment un QCM comme on pourrait le croire mais une réflexion ouverte sur tous les domaines de la vie politique, sociale, professionnelle, sportive etc. Une sorte de nouveau discours de la méthode (d'où mon titre) qui nous apprend à réfléchir même dans les domaines les plus partisans (religion, sport, politique). [...] Un manuel de sagesse avec des citations qui font méditer. Voici, entre autres, celles que j'ai aimées :'L'ignorant affirme, le sage doute, le sage réfléchit' (Aristote). 'L'homme souffre si profondément qu'il a dû inventer le rire' (Nietzsche). Et j'ai même retrouvé la citation de La Bruyère sur laquelle je m'étais arraché les cheveux lors de ma première dissertation en classe de seconde : 'La moquerie est souvent indigence d'esprit'. Elle résume bien l'esprit de cet ouvrage, qui est une leçon de tolérance et d'humanité. » Catherine Choupin.

« RÉVÉLATEUR DE CONNERIE ! » « Ce commentaire fait référence à cette édition : 'Le degré de connerie'. Bon, ce livre m’est tombé entre les mains à un moment où (ce que c’est que le hasard tout de même) j’entendais de plus en plus souvent, de ta bouche : « Mais t’es conne ou quoi ? ». Hé bien non. Justement pas ! Figures-toi que les auteurs viennent de me dire l’exact contraire : mon degré de connerie ne frôle même pas la moyenne nationale que toi, qui me répètes cette phrase à longueur de journée, tu dépasses allègrement d’une bonne longueur, puisque j’ai fait le test pour toi (pour savoir qui de nous deux était le plus con… Et devines quoi ?) Non seulement cet ouvrage m’a rassurée sur ma propension à ne pas être conne, mais a réussi également à me faire comprendre la tendance qu’ont certains êtres, à l’être sans qu’ils en soient conscients, et c’est là que vous, lecteurs, pouvez intervenir. Inutile d’entrer dans d’interminables débats avec des cons pour tenter de leur ouvrir les yeux sur ce qu’ils sont, il suffit juste de leur offrir ce livre. Voilà, mon amour, je l’ai téléchargé et laissé bien en évidence sur ta liseuse avec un petit mot pour toi : « Oui je suis conne, et toi ? ». Muriel Roland Darcourt.

« LIVRE TRÈS PLAISANT À PARCOURIR CHAPITRE APRÈS CHAPITRE » « J'ai été surprise au début... les auteurs nous expliquent en préambule comment mesurer le degré de connerie de quelqu'un que l'on connaît... voire soi-même. Cela m'a déroutée. Je me suis demandée quel était l'intérêt. Puis, chaque item pour mesurer ce fameux degré de connerie est détaillé en un chapitre. Et c'est à ce moment là que j'ai commencé à me laisser prendre dans l'histoire. Les auteurs nous donnent leurs regards sur notre société actuelle, avec beaucoup de réalisme et d'humour. (À prendre au moins au troisième degré selon moi). Résultat, la lecture est vraiment agréable et très divertissante. »Anonyme.

UN LECTEUR NOUS MENACE ¡ « Votre livre est installé sur ma tablette, et j'ai lu l'intro et la conclusion, je garde le reste pour les vacances. Je redoute un peu le score que je vais faire... Si il est trop mauvais, j'envisagerai certainement un suicide... Vous aurez ma mort sur la con science et moi ma vengeance posthume. » Pascal Perrot.

« MANUEL INTELLO RIGOLO ! » « Le suis-je ? À quel degré ? Sûr qu’avec mon petit commentaire, ma mère, je vais avoir l’air d’en être un. Et un bon. Tant a déjà été dit sur ce livre-méthode cogité et co-écrit par G. Ballereau et JeF Pissard. Un menu de 50 questions avec auto-évaluation de 0 à 10 pour calculer son degré d’imbécillité (tiens ça s’écrit avec deux L, première preuve qu’on devient moins sot à la lecture du présent ouvrage). Ou, plus crûment, savoir si on est connement classable comme 'léger', 'épais' ou 'profond'. C’est ouvert à tous – et toutes, il n’y a pas de raison –, qu’on soit caduque ou débutant. Et impossible de se défiler, on est seul avec sa conscience, redoutant d’entendre un requiem à nos illusions d’intelligence. On peut par contre tricher un peu - ce qui serait un peu stupide - quand on évalue quelqu’un d’autre. Car oui, c’est possible aussi. Plus que la notation, subjective et d’autant plus sujette à caution si on en est (car en effet : si je suis con, puis-je m’auto-évaluer judicieusement, même si je suis persuadé, en bon con que je suis, que j’ai répondu avec la plus grande honnêteté intellectuelle possible ?), je me suis surtout penché sur les textes qui complètent les questions-tests. Ces commentaires bienveillants ne donnent pas bêtement la leçon, ils éclairent de thème en thème chaque lecteur sur sa vision de lui-même et sur les rapports qu’il entretient avec les autres (sexisme, religion, etc.). Amical plus que professoral dans son ton, ce bouquin pas bougon a le mérite de nous bousculer un peu. Il nous invite à plus de pondération et de tolérance. D’une certaine façon à cultiver un peu mieux notre jardin plutôt que d’asséner des vérités au monde entier. Ou bien alors, la vérité est tout autre, et toutes les lignes précédentes ne sont qu’un tissu de [cf titre]. Déguisés en psychologues-statisticiens, les auteurs n’auraient-ils pas simplement trouvé le moyen futé de tous nous traiter de gros/ses c… Ah non, quand même pas (!?). » David Pascaud

On lit ‘LE DEGRÉ DE C.’ à l’île de la Réunion, et on le commente !
« COMMENT CALCULER UN QDC (Coefficient de connerie) ? » « J’ai lu 'Le degré de connerie' de JeF Pissard et je dois dire que ça m’a beaucoup plu. L’auteur manie la dérision avec brio. Il nous entraîne dans un monde pittoresque, caustique, drôle, que nous connaissons bien, pour l’avoir clairement identifié chez autrui : 'la connerie' . Comment peut-on la définir ? Ânerie, bêtise, imbécillité, idiotie, absurdité, ineptie... Toujours est-il que cette manière arbitraire, subjective, simpliste, d’interpréter la réalité, est sans frontières ; elle touche toutes les classes sociales. Un beauf dans la famille, comme dans « Le dîner de cons » ? L’auteur propose de noter en 50 questions, le degré de « connerie » (le vôtre ? Le leur ?) sur une échelle de 0 à 10, comme celle que l’on utilise pour la douleur. Tordant ! Une analyse comportementale selon une méthodologie quasi scientifique. La 'connerie' cristallise un ensemble de préjugés, de stéréotypes (sur les femmes, notamment), d’à priori, d’idées reçues... qui confine souvent au malaise, voire au mal-être. Quand on ne comprend pas, on dit que c’est con. 'La connerie' serait-elle liée à l'obscurantisme, à ses propres peurs que l'on projette sur les autres... ? On pourrait calculer un QDC (coefficient de connerie) comme on calcule un QI, à un instant T. Ce qui signifie qu’on peut toujours l’améliorer ; ce qui est aussi fort encourageant. L’étude très sérieuse, devrait déboucher sur des stats, afin de pousser le raisonnement jusqu’à l’absurde. À lire absolument pour ne pas mourir « con-ne » et pouvoir se situer dans l’échelle. Je vous le recommande. » Marie-Claude Barbin, La Réunion.

« DRÔLE ET SÉRIEUX ! » « Alors forcément, derrière ce concept, on peut suspecter une grosse farce. Et évidemment, c'est souvent très drôle et caustique. Mais le degré de connerie, c'est bien plus que ça. C'est une réflexion sur ce qui fait un con. Tout le monde est un peu con, mais il y a des degrés. Étude très intéressante puisqu'elle nous permet de nous remettre en question et de prendre de la hauteur sur certains phénomènes de société, sur ce qui nous entourent et sur ceux qui nous entourent. C'est facile de se dire que le con, c'est l'autre, et là, on peut enfin se poser la question pour soi-même. Plusieurs chapitres ont vraiment retenu mon attention, comme par exemple 'sa tendance à l'infériorisation des métiers manuels'. » Luca Tahtiehazym.

« SI SEULEMENT NOUS POUVIONS TOUS EN PRENDRE DE LA GRAINE ! » « Cet auteur sort vraiment des sentiers battus et des thèmes rabattus. Il propose des choses originales qui requièrent des recherches pointues. Il n’hésite pas à s’associer à des experts, des professionnels qui participent à l’écriture et apportent crédibilité et caution au thème abordé. À priori, on a tous plutôt tendance à sous-estimer notre degré de connerie. Quand le doute s’immisce dans notre conscience, on trouve toujours plus con que soi et ça rassure… mais qu’en est-il exactement ? À partir de 50 situations, JeF Pissard et Geneviève Ballereau, nous proposent de nous tester. Je tardais à le lire car il ne s’agit pas d’un roman mais d’un livre-méthode, un peu comme un test de personnalité mais qui présente des situations claires, expliquées et placées dans leurs contextes. Je me suis amusée, j'ai beaucoup appris et je sais maintenant où se situe mon degré de connerie ! Je pourrais refaire le test dans quelques années pour voir si je me suis améliorée... car dans ce domaine, on peut toujours s'améliorer ! Chaque cas rappelle des situations vécues : dans certaines d’entre elles on se reconnaît et dans d’autres on reconnaît des voisins, des proches, des amis, des connaissances ou simplement des personnes croisées dans la vie de tous les jours. Plusieurs domaines sont traités : notre psychologie, notre rapport au progrès, les rapports homme/femme, les croyances, le milieu professionnel… Tout est mis en relation, tout est pesé : les attitudes et les comportements sont décortiqués pour distinguer ce qui est du domaine de la pathologie, d’une attitude involontaire et ponctuelle ou d’un comportement conscient et calculé, ce qui doit être pris en considération ou pas en fonction du thème abordé. À la fin de chaque situation, il devient ainsi difficile (et c’est tant mieux) de poser une note sur la personne à évaluer, soi-même ou quelqu’un d’autre. En effet, il n’est pas si facile de s’autocritiquer : on est soit trop conciliant, soit trop sévère envers soi-même ! Je pense plus juste et aussi plus drôle (car il faut aborder ce test avec humour et recul) de se faire évaluer par les autres, une personne qui nous connaît bien ou des collègues, des amis ou de la famille. Les résultats peuvent être différents en fonction de ce que les autres perçoivent de nous-mêmes, de nos liens et de leur propre sensibilité. De même, connaît-on suffisamment les autres pour les noter ? La difficulté est de rester objectif dans la note à attribuer. Il ne s’agit pas de jugement mais d'une évaluation, il ne s’agit pas d’une théorie scientifiquement prouvée mais d’un exercice qui nous place en observateur de nos propres attitudes, de nos actes, de nos paroles, nous permet de prendre du recul en laissant se reposer notre ego parfois surestimé. Il ne s’agit pas de se faire du mal mais de prendre conscience que notre comportement n’est pas toujours approprié et qu’il peut avoir des conséquences insoupçonnées quand on y réfléchit un peu… et c’est bien là que le bas blesse. Si seulement, nous pouvions tous en prendre de la graine ! À réfléchir, nous pourrions éviter bien des fois que les situations ne dégénèrent. » Isabelle Barrier.

« RÉFLEXION QUI CONFINE À LA RAISON ! » « Ce livre est un condensé de réflexions qui sont à la fois drôles et savoureusement pertinentes... quoique parfois on puisse en rire jaune. Un très grand nombre de thèmes y sont visités, dans les domaines de la politique, la sociologie, le travail, les loisirs... Cet ouvrage peut s'assimiler à une méthode ou un guide de bonne conduite. Bref, un essai qui, tout en vous divertissant, pourra vous ouvrir les yeux sur certains travers ou dérives qui nous menacent (ou sont l'apanage ), nous les êtres humains contemporains, vivant dans une société qui, trop souvent, nous dépasse. À lire pour se détendre, évaluer le comportement des autres et, pour les plus enclins à la remise en question, s'évaluer soi-même. » Lionel Touzellier.

SUIS-JE AUSSI CON QUE ÇA ? » « Voici un livre dont le contenu à plusieurs niveaux possibles de lecture. Cela peut être une lecture ludique où vous prendrez plaisir en vous auto-évaluant. Le côté ludique pourrait d'ailleurs se poursuivre entre gens de bonne famille attablés à une terrasse et s'amusant à définir le niveau de connerie de la première personne entrant dans le café. Pour autant, la véritable fonction de ce livre est d’avoir une méthode pour analyser votre comportement et celui du monde qui vous entoure. Avec de l’expérience, lors d’une première rencontre avec un nouveau collègue ou une nouvelle relation, vous dressez de manière avouée ou inavouée son portrait comportemental. Vous le faites, nous le faisons de manière intuitive et empirique avec un résultat qui peut être proche ou loin de la réalité. En vous donnant la peine de lire et de vous approprier cette méthode, vous aurez un redoutable regard sur votre entourage et vous tomberez parfois de très haut. Le style des auteurs rend l’appropriation de la méthode très facile. Naturellement vous commencerez comme moi à la tester sur vous et peut-être vous direz-vous à la fin de la lecture : Suis-je aussi con que ça ? » Blog Bernieshoots.

« MAIS LA CONNERIE, C'EST QUOI ? » « Un livre dont le titre ne m'aurait jamais attirée si je n'avais connu l'auteur. Mais ayant énormément apprécié plusieurs de ses écrits dont son sublime 'Je t'aime Dieu non plus', j'ai placé sa connerie dans ma PAL. Livre intéressant par une réflexion drôle tout en restant sérieuse. En effet, l'humour est au rendez-vous sans dominer. Des questions auxquelles le lecteur peut répondre pour noter le degré de connerie de tout un chacun. On peut rester dubitatif sur l'utilité d'une telle démarche, il n'en reste pas moins que les réflexions offertes sont à creuser sans modération. Une petite réserve, toutefois. Une définition plus élaborée de la connerie aurait été à sa place, peut-être l'étymologie du mot de même que la méthodologie employée pour les exemple aurait pu être expliquée plus longuement. Exception faite de ces détails 'véniels', l'ouvrage mérite un bon gros cinq étoiles de ma part pour l'immense travail fourni et une écriture des plus correctes plaisante à lire. » Murielle Lucie Clément, docteur es lettres.