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La sélection générale

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New look Jerkbook ! Les nouveaux livres de JeF Pissard. Les polars de Loiret. De très bons livres. Visitez le site. Pour la nouvelle collection 'Essai/e pour voir', dirigée par David Pascaud, envoyez vos propositions...

La collection Essai/e-pour-voir de David Pascaud

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Les polars de J-Luc Loiret

TOUT UN LIVRE SANS E

couverture du livre TOUT UN LIVRE SANS E


Lisez les 40 premières lignes du roman de Georges Perec : "La Disparition".
Remarquable. Tout un livre sans "e".


Anton Voyl n’arrivait pas à dormir. Il alluma. Son Jaz marquait minuit vingt. Il poussa un profond soupir, s’assit dans son lit, s’appuyant sur son polochon. Il prit un roman, il l’ouvrit, il lut ; mais il n’y saisissait qu’un imbroglio confus, il butait à tout instant sur un mot dont il ignorait la signification.Il abandonna son roman sur son lit. Il alla à son lavabo, il mouilla un gant qu’il passa sur son front, sur son cou. Son pouls battait trop fort. Il avait chaud. Il ouvrit son vasistas, scruta la nuit. Il faisait doux. Un bruit indistinct montait du faubourg. Un carillon, plus lourd qu’un glas, plus sourd qu’un tocsin, plus profond qu’un bourdon, non loin, sonna trois coups. Du canal Saint-Martin, un clapotis plaintif signalait un chaland qui passait. Sur l’abattant du vasistas, un animal au thorax indigo, à l’aiguillon safran, ni un cafard, ni un charançon, mais plutôt un artison, s’avançait, traînant un brin d’alfa. Il s’approcha, voulant l’aplatir d’un coup vif, mais l’animal prit son vol, disparaissant dans la nuit avant qu’il ait pu l’assaillir. Il tapota d’un doigt un air martial sur l’oblong châssis du vasistas. Il ouvrit son frigo mural, il prit du lait froid, il but un grand bol. Il s’apaisait. Il s’assit sur son cosy, il prit un journal qu’il parcourut d’un air distrait. Il alluma un cigarillo qu’il fuma jusqu’au bout quoiqu’il trouvât son parfum irritant. Il toussa. Il mit la radio : un air afro-cubain fut suivi d’un boston, puis un tango, puis un fox-trot, puis un cotillon mis au goût du jour. Dutronc chanta du Lanzman, Barbara un madrigal d’Aragon, Stich-Randall un air d’Aïda. Il dut s’assoupir un instant, car il sursauta soudain. La radio annonçait : « Voici nos Informations »...

Ouvrage de Georges Perec (avec 4 "e" dans son nom, c'est à noter). Editions Denoël-Gallimard, 1969. Un roman de 312 pages... Sans un seul "e". Bravo l'Artist(.) !

MONA LISA HORS LES HEURES DE BUREAU

couverture du livre MONA LISA HORS LES HEURES DE BUREAU


Au musée du Louvre
La nuit, un gardien se réveille en sursaut,
Il a entendu un bruit.
Mais il murmure en souriant :
"Ce n'est rien, le fou rire de la Joconde,
Ça la prend de temps en temps."
Et il se rendort tout content.

Jacques Prévert

JÉSUS EN HÔPITAL PSYCHIATRIQUE

couverture du livre JÉSUS EN HÔPITAL PSYCHIATRIQUE


C’est ici que je l’ai rencontré.
Il affirme avec force qu’il est le fils de Dieu. Une révélation ! Non, pas seulement, mais des signes, des preuves même, une évidence, et depuis toujours : le prénom de sa mère, Marie ; cette tache sur son flanc gauche, les gens qui se retournent sur son passage et murmurent, la couleur de ces murs, mon regard posé sur lui, mes questions, son internement aussi, tout converge et vient alimenter cette certitude qu’il porte et l’anime. Grand et maigre, le visage anguleux, il proclame a capella sa vérité au monde dans un océan d’indifférence. Sa voix le porte, le transporte, lui permet de marcher et prophétiser comme les rois de la Bible. Dieu lui a parlé, confié un message, une destinée qui éclatera bientôt aux yeux de tous. Derrière ces murs, il a le devoir de soigner les malades, si nombreux ici, les faire marcher, leur imposer les mains.
Est-ce l’extravagance du personnage, la certitude absolue de son propos, la misère de ces lieux où j’avance mes premiers pas ? Un instant, je me suis pris à penser : et si c’était vrai ? C’était il y a bien longtemps.

J’aime ce texte, il porte à réfléchir... Il est extrait de "Pour une psychiatrie de la rencontre - Les passagers des longs couloirs" du médecin psychiatre Alain Rault.

L'AFFAIRE RÉSOLUE DU VIN QUE BUVAIT JÉSUS [EXLUSIF]

couverture du livre L'AFFAIRE RÉSOLUE DU VIN QUE BUVAIT JÉSUS  [EXLUSIF]


Quel goût avait-il ?

UN CELLIER À VIN VIEUX DE 4 000 ANS DÉCOUVERT EN ISRAËL

Une équipe d'archéologues israéliens et américains effectuant des fouilles sur les vestiges d'un palais cananéen dans le nord d'Israël a découvert la plus ancienne cave à vin au monde, vieille de près de 4 000 ans. "Il s’agit d’une découverte de première importance", a déclaré le directeur des fouilles de Tel Kabri, dans un communiqué publié par l’université Washington où il enseigne comme président du département des langues et des civilisations classiques au Proche-orient. "Cette cave à vin n’a pas d’équivalent en terme d’ancienneté et de taille", a-t-il poursuivi. Près de la salle du banquet où les dirigeants et leurs invités avaient l’habitude de festoyer, les archéologues ont dévoilé un espace de stockage où étaient entreposées 40 grandes jarres à vin en céramique. Elles sont certes brisées depuis longtemps et le liquide qu’elles contenaient a disparu, mais pas sans laisser de trace.

L’analyse des résidus laissés aux pieds de trois jarres a permis de détecter des traces d’acides organiques – une composante commune à tous les vins et un ingrédient particulièrement populaire dans la fabrication du vin à l’Antiquité. Le vin contenait notamment du miel, de la menthe, de la cannelle, et des résines utilisées comme conservateur. Cette recette est la même que celle utilisée il y a 2000 ans en Egypte et a probablement quelque chose à voir avec les vins résineux grecs encore vendus aujourd'hui. (...)

L'intégralité de l'article sur : http://www.i24news.tv/fr/actu/israel/societe/131123-un-cellier-a-vin-vieux-de-pres-de-4000-ans-decouvert-en-israel

TA GUEULE JE T'AIME©

couverture du livre TA GUEULE JE T'AIME©


T'arrêtes un peu de me critiquer, de me crier dessus, de m’inonder de ta
mauvaise humeur ; et s’il te plaît arrêtes de tirer tout le temps la gueule.
Là avec toi, ça fait maintenant un moment que j’accommode les restes.
J'en ai marre, je supporte plus ; ras le bol de tes exigences, de tes Moi Je.
Tire-toi, je le dis calmement, j’ajouterai pas un mot, on a épuisé le thème.

Le fin mot de l’histoire en lisant de haut en bas le dernier mot de chaque ligne.

©JFPissard. Citer l’auteur dans les reproductions

BESOIN DE SCOTCH©

couverture du livre BESOIN DE SCOTCH©


Donnez-moi un petit bout de scotch
Pour recoller les morceaux de mon cœur
Donnez-moi un grand coup de scotch
Pour anesthésier le tourment de mon cœur
Ô doux leurre de l’amour, son désamour me scotche
Qu'on me donne du scotch !

©JFPissard. Citer l’auteur dans les reproductions

LA SIESTE©

couverture du livre LA SIESTE©









Deux heures de l’après-midi
Il est temps de se reposer
Ça tape en plein soleil
Les grillons cassent les oreilles
Tout est fermé dehors
L’épicier a mis les stores
Sur la place du village
Un chat cherche ombrage
Sur sa croix dans l’église
Le Christ agonise
La turbulence de la digestion
Empêche de retourner faire le con
Sur le canapé je m’affaisse
Je sombre dans la sieste
...
Pas mort
Je dors
...
Ron ron, Résurrection
Trop fort le sieston !

©JFPissard. Citer l’auteur dans les reproductions

L'AFFAIRE RÉSOLUE DU LIÈVRE ET LA TORTUE [EXCLUSIF]

couverture du livre L'AFFAIRE RÉSOLUE DU LIÈVRE ET LA TORTUE [EXCLUSIF]


Les chiffres enfin calculés et révélés !

Levons le voile sur un aspect non élucidé de cette fable de Jean de La Fontaine. Combien de temps le lièvre s’est-il reposé pour que la tortue le batte à la course ? Voici nos éléments d’enquête et la réponse. Sur 100 m, qui est une distance de référence pour la course pédestre, la tortue, dont la vitesse de course est de 0,37 km/h, doit franchir la ligne d’arrivée en 16’21’’. Le lièvre dont la vitesse de course est de 70 km/h, accomplit 100 m en 5’’14. Ce qui révèle que le lièvre s’est reposé 16’18’’ (1/4 d'heure) pour terminer son 100 m en plus de 16’21’’, temps réalisé par la tortue.

"Rien ne sert (donc) de courir, il faut..."

Extrait des « Scores records des animaux », Jean-François Pissard (alias Dominique Léonie), Editions Hors-Collection Les Presses de la cité, 1996.

L'AFFAIRE RÉSOLUE DU CORBEAU ET LE RENARD [EXLUSIF]

couverture du livre L'AFFAIRE RÉSOLUE DU CORBEAU ET LE RENARD [EXLUSIF]


C'était quoi comme fromage ?

L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, éditée de 1751 à 1772 sous la direction de Diderot et D’Alembert décrit longuement les fromages de l’époque. Olivier de Serres raconte qu’au début du XVIIe siècle, les premiers fromages venaient d’Auvergne « connus dans tous les lieux de France, d’une mer jusqu’à l’autre », puis les Bries. Lafontaine est natif de Château-Thierry, ville qui appartint, historiquement au comté de Champagne et de Brie, et géographiquement à la Brie.

Jerkbook JF Pissard en conclut qu’un Saint-Nectaire dans le bec du corbeau ce n’est pas pratique, et qu’un Brie est plus adapté, d’autant que c’est un fromage du pays de Jean. Moralité, Maître Corbeau tenait dans son bec : un Brie !

PUTAINS DE DÉPARTEMENTS !©

couverture du livre PUTAINS DE DÉPARTEMENTS !©


"Celui qui n'a rien fait n'est personne" a dit SARTHE.
Alors j'ai fait. → Lisez mon sex-road aventure avec les départements d'en France. Putains de départements... qui m'ont fait croquer la  !


"J'étais assis au bar en train de boire un CALVADOS, tandis que je regardais un clochard faire la MANCHE, une femme vint s'asseoir près de moi. Elle portait un manteau en LOIRE, c’est ainsi que je sus que le LOIR-ET-CHER. Nous engageâmes la conversation et ce qui me charma chez elle furent SAVOIE, ses yeux DOUBS, sa chevelure qui ORNE son visage. Un beau petit LOT. Elle s’appelait AUDE. Après un moment, elle me demanda de monter. Je fis AIN, comment ? Elle voulait que je VIENNE. Je consentis sans crier GARD. Elle ne perdit pas le NORD. Nous entrâmes dans la chambre et elle se déshabilla. Ses seins étaient beaux, elle les AVEYRON. En fait cette fille était GIRONDE, et on s'amusa jusqu'a l'AUBE : HAUT-RHIN, BAS-RHIN, CHARENTE, ça sort, etc... Jet de sève une fois, puis DEUX-SÈVRES. Oui mais à force, ça CREUSE. Au matin, je lui proposai un petit café, des œufs, du jambon, du CANTAL, du BELFORT. Je me suis dit elle va caler,mais non il n’y eut PAS-DE-CALAIS. Elle fut si heureuse de ces agapes qu'elle m'appela son HÉRAULT. Repue, fatiguée, elle demanda l'EURE... et c'est là que l'histoire se CORSE. Je compris qu’elle VENDÉE ses charmes, et elle me demanda la SOMME que je refusais de payer trouvant que c'était CHER. Je pensais en moi-même : je GERS. Et aussi : il me TARN que ça cesse. Sauf que s’en suivit une sacrée SEINE. Je vis dans ses yeux de la AISNE. Elle me traita de tapette et dit : ILE-ET-VILAINE ce mec. M’ISÈRE. Je lui dis : stop ALPES-là. Peine perdue, j'aurais bien eu besoin d'un ALLIER car elle me colla une mandale. J’en ai vu de toutes couleurs et pour ce qui est de la pendule-coucou qui a jailli dans ma tête, je me suis dit : ESSONNE. J’ai PARIS. Tout s'arrangea finalement, mais des histoires pareilles je JURA qu'on ne m'y reprendrait plus. J’ai cherché du réconfort auprès d’un de mes grands frères. Il s’est foutu de ma gueule. Il faut dire que c’est un de mes PYRÉNÉES !" !

©JFPissard d'après un texte anonyme. Citer l’auteur dans les reproductions

LE MORT, LES TEMPS DE DÉCOMPOSITION

couverture du livre LE MORT, LES TEMPS DE DÉCOMPOSITION


"De 2 à 8 minutes après l'arrêt du cœur, le tissu nerveux, et en particulier l'encéphale, dégénère rapidement. Les muscles se relâchent ainsi que les sphincters, provoquant l'excrétion spontanée de l'urine et des matières fécales. Le corps encore tiède et mou est d'une pâleur cireuse. Au bout de 5 à 6 heures, le cadavre devient rigide. 24 heures après la mort, apparaissent des taches rouges, sombres ou violacées. Puis c'est la fin de la rigidité cadavérique. Le corps commence à se putréfier et à sentir mauvais. Peu après, de larges taches vertes de putréfaction surviennent, principalement sur l'abdomen, taches qui gagnent ensuite progressivement l'ensemble de l'organisme. Plus tard, le corps se déshydrate, la peau se dessèche et devient semblable à du parchemin qui serait tendu sur les os. Les cheveux, les poils, les ongles qui ont continué à pousser quelque temps, finissent par tomber. Persistent juste, par endroits, des touffes de poils parsemées. A l'intérieur du corps, certains organes conservent encore leur forme anatomique avant de se réduire en une bouillie qui remplit, provisoirement, le crâne, le thorax, l'abdomen. Le foie disparaît vers la 3e semaine, le cœur et l'utérus entre le 5e et le 6e mois. D'un point de vue chimique, l'eau du corps disparaît dans le sol entraînant avec elle des sels dissous et des bactéries. Les glucides sont décomposés en alcools et autres acides organiques, qui partent aussi dans la terre. Certains se dégradent jusqu'au stade de gaz carbonique et se diffusent dans l'atmosphère, le cadavre d'un adulte de poids moyen produisant, par exemple, 5 000 litres de gaz. Les graisses, relativement stables, se rassemblent en stalactites qui pendent, longs et mous, sur les bords du cercueil. Au bout de 1 an environ, le cadavre n'est plus qu'un squelette décharné auquel tiennent encore, çà et là, quelques bribes de ligaments, de tendons, de restes de gros vaisseaux. La désunion des os demande, elle, 4 à 5 ans."

Extrait du livre Les Scores Records du Corps, par Jean-François Pissard et docteur Régis Bertet.

L'UNIVERS ET NOUS, PETITS HUMAINS

couverture du livre L'UNIVERS ET NOUS, PETITS HUMAINS


Pour mémoire...

"Il y a :

→ Quinze milliards d’années : création de l’Univers.
→ Cinq milliards d’années : création de la Terre.
→ Trois milliards d’années : apparition de la vie sur Terre.
→ Cinq cents millions d’années : apparition des premiers systèmes nerveux.
→ Trois million d’années : apparition de l’homme.
→ Deux millions d’années : son cerveau conçoit l’outil qui démultiplie son efficacité.
→ Cent trente mille ans : les hommes commencent à peindre sur les murs des évènements qui n’existent pas réellement mais qu’ils s’imaginent lorsqu’ils ferment les yeux.
→ Cinquante ans : le cerveau humain met en place les premiers programmes d’intelligence artificielles.
→ Cinq ans : les ordinateurs arrivent à raisonner seuls et se présentent comme des successeurs possibles de l’humanité au cas où celle-ci disparaîtrait."

A suivre...

Bernard Werber, L’Ultime secret. Éditions Albin Michel. 2001

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