Editions numérique d'Art et Essai/e
Enveloppe
Lien Facebook

La sélection générale

Bande-annonce

Bonus

New look Jerkbook ! Les nouveaux livres de JeF Pissard. Les polars de Loiret. De très bons livres. Visitez le site. Pour la nouvelle collection 'Essai/e pour voir', dirigée par David Pascaud, envoyez vos propositions...

La collection Essai/e-pour-voir de David Pascaud

Bande-annonce

Bande-annonce

Les polars de J-Luc Loiret

J'AIME DE PLUS EN PLUS LIRE SUR LISEUSE !

couverture du livre J'AIME DE PLUS EN PLUS LIRE SUR LISEUSE !



L’idée a cheminé, je me rends compte qu’une telle idée a besoin de cheminer. Comme pour tout objet nouveau, j’ai commencé à utiliser une liseuse, en marge de mes lectures de livres papier. En marge. Et puis petit à petit, mes lectures sur liseuse ont grignoté sur mes lectures de livres papier ; pour finalement les mettre à la marge.
Pourquoi ?
Je me suis demandé pourquoi ?
J’y ai réfléchi ; et j’ai trouvé ces raisons et motivations...

↪ Le confort de lecture, en premier lieu, m’a sauté aux yeux.
Avant, quand j’allais me choisir un livre à la bibliothèque je m’arrêtais sur le titre, l’auteur, le résumé, j’ouvrais le livre et j’en lisais un peu. Si les lettres étaient d’une police mal adaptée à mon confort de lecture, si elles étaient trop petites, si le livre était mis en page de façon peu aérée, avec de gros pavés de textes..., alors j’abandonnais ! En liseuse, on passe outre ces problèmes. Il m’est possible de choisir entre plusieurs polices de caractères, et possible de régler la taille de la police. Pour les pavés de textes dans lesquels il est difficile de rentrer, cela n’existe pas en liseuses, puisque je fais défiler le texte sur mon écran, qui est de taille moyenne et qui ne peut accueillir que peu de texte à la fois. De plus, le fait de lire page à page, d’avoir une vue globale de la page à lire, est plus digeste que d’avoir sous les yeux deux pages d’un livre ouvert, avec une vue panoramique sur les pavés de textes des deux pages.

↪ La confortable ergonomie de la liseuse comparée au livre papier.
C’est une personne de ma connaissance qui m’a amené à cette constatation. Elle lisait un gros bouquin, à couvertures semi-cartonnées en plus, vous savez du style : "De Gaulle, mon père", par Philippe De Gaulle. Alors que je lui demandais si c’était bien ? Elle me répondit que c’était lourd ! Le style du livre ? lui demandais-je. Non, le poids du livre, me répondit-elle ! Alors, c’est vrai que tous les livres ne sont pas lourds, qu’il y a des livres de poche, mais quand même !?... Avez-vous remarqué les efforts qu’il faut faire pour tenir un livre. Le tenir à deux mains, ou d’une main, en le bloquant ouvert avec une gymnastique des doigts qui, à force, est crispante. Mal aux doigts, à la main, et au poignet. Avez-vous observé, de plus, la gymnastique que font ceux qui lisent des livres, allongés sur la plage !? Pas vraiment détendus des muscles du haut du corps, et finalement de ceux du bas non plus.
Avec la liseuse, c’est plus simple. D’abord, elle n’est jamais lourde, au plus 200 g (la mienne fait moins). Ensuite, elle se tient vraiment d’une main, naturellement, sans efforts crispants. Pour lire en extérieur, les dernières générations de liseuses sont équipées d’un filtre spécial permettant de lire confortablement au soleil. Et cela fonctionne ; vraiment ! Si je lis dans l’obscurité et que la luminosité me pète les yeux, alors j’en réduis l’intensité.

↪ Je perds des plaisirs à lire sur liseuse...
Oui c’est vrai : je perds le plaisir de fourrer mon nez dans les pages entrouvertes, d’inspirer profondément et de humer la bonne odeur d’encre fraîche, qui me ramène à mes plaisirs et découvertes de lectures de l’enfance quand je rêvais dans mon lit aux aventures merveilleuses de mes héros.
Oui c’est vrai : je perds le plaisir du toucher de mes doigts sur ces pages si fines et fragiles qu’il faut tourner délicatement si l’on ne veut pas abîmer les mots qu’elles portent. Je perds le plaisir de caresser la couverture du livre que certains éditeurs choisissent particulièrement soyeuse ; c’est de l’ordre de caresser la peau d’une femme, celle du dos de la main d’un enfant.
Oui c’est vrai : je perds le plaisir de prendre mon lire, une fois terminé de lire et d’aller lui trouver sa place parmi ses congénères dans la bibliothèque. Ensuite, je n’y toucherai plus, ou alors si !, mais j’y vois de l’esthétisme et je sais qu’il est là, et cela me plaît, me sécurise... Oui c’est vrai : je perds le plaisir de montrer, démontrer, faire savoir que je suis quelqu’un/e qui aime les livres (lettré/e, donc), mais attention pas n’importe quels livres : les vrais, ceux qui sont en forme ‘d’œuvre d’art’, en carton et en papier, avec de la belle décoration sur la couverture, parce que les mots qui sont dedans méritent bien cette valorisation artistique, n’est-ce pas !?...
Oui c’est vrai : avec la liseuse, objet technologique nouveau je perds les plaisir de ces habitudes, si plaisantes et sécurisantes.

↪ Je perds des plaisirs à lire sur liseuse... et j’en gagne d’autres...
J’en ai évoqué quelques-uns plus haut.
Et il y a aussi, ces nouveaux plaisirs, comme celui... de télécharger des livres partout et tout le temps (dans mon lit, à la plage, à midi, à minuit). De télécharger des ebooks à petits prix, voire gratuits. De bénéficier de promos permanentes sur les sites de téléchargements. D’avoir accès à des livres introuvables ailleurs, ebooks d’auteurs pros et aussi d’amateurs. De pouvoir lire les présentations de livres et d’extraits, histoire de voir si ça me plaît. De me faire une idée en lisant les commentaires de lecteurs. De pouvoir sélectionner sur le livre un passage super et de me l’envoyer par email, de ma liseuse sur mon ordinateur (il y a une fonction) et ensuite en faire ce que bon m’en semble...

Oui, il y a des avantages et des avancées liées à la lecture sur liseuse...
Comme pour tout, il faut un peu de temps pour se laisser séduire par la liseuse...
Perso, le temps a fait son effet sur moi, je me suis laissé séduire...
Mais comme je suis un amoureux fidèle, j’aime toujours et je lis toujours des livres papier.

Jean-François Pissard

Retrouvez-moi sur Facebook. Devenons amis JFP Facebook

ContactMentions légalesAdministration